Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Paroles du Très-Haut :

« Quant à ceux qui ont cru » – c’est-à-dire qui ont adhéré avec certitude – « et accompli les œuvres pies, Nous effacerons assurément leurs mauvaises actions », autrement dit : Nous les couvrirons par Notre pardon. « Et Nous les rétribuerons selon le meilleur de ce qu’ils faisaient », c’est-à-dire conformément à leurs œuvres les plus méritoires, à savoir les actes d’obéissance.

Il a ensuite été dit : il se peut que tous les péchés qu’ils ont commis durant la période de polythéisme soient expiés et qu’ils soient récompensés pour toute bonne action accomplie après leur entrée en Islam ; il se peut également que leurs fautes, tant avant qu’après la foi, leur soient pardonnées, et qu’ils soient gratifiés pour leurs bonnes œuvres réalisées avant comme après l’Islam.

[Sourate al-ʿAnkabût (29), versets 8-9]

« Et Nous avons enjoint à l’homme de bien traiter ses père et mère ; mais s’ils te contraignent à M’associer ce dont tu n’as aucune science, alors ne leur obéis point. Vers Moi sera votre retour, et Je vous informerai de ce que vous faisiez. Et ceux qui ont cru et accompli les œuvres pies, Nous les ferons certes entrer parmi les vertueux. »

Paroles du Très-Haut :

« Et Nous avons enjoint à l’homme de (bien traiter) ses père et mère avec bienfaisance. »

Ce verset fut révélé au sujet de Saʿd ibn Abî Waqqâṣ, selon le récit rapporté par at-Tirmidhî : « Quatre versets furent révélés à mon propos », puis il rapporta l’événement suivant : la mère de Saʿd dit : « Allâh n’a-t-Il pas ordonné l’obéissance filiale ? Par Allâh, je ne mangerai ni ne boirai jusqu’à ma mort, ou jusqu’à ce que tu apostasies. » (Lorsqu’on voulut la nourrir, on ouvrit sa bouche à l’aide d’un morceau de bois.) C’est alors que fut révélé ce verset : « Nous avons enjoint à l’homme de bien traiter ses père et mère… » Abû ʿĪsâ déclare : « Ce hadith est bon et authentique. »

Il est également rapporté de Saʿd : « J’étais dévoué à ma mère. Lorsque j’embrassai l’Islam, elle me dit : “Abandonne ta religion, sinon je ne mangerai ni ne boirai jusqu’à ce que je meure ; ainsi on te montrera du doigt en disant : ô meurtrier de sa mère !” Elle persista un jour, puis un autre. Je lui dis alors : “Ô ma mère ! Quand bien même tu disposerais de cent âmes qui quitteraient ton corps l’une après l’autre, je n’abandonnerais pas ma foi. Mange donc si tu le souhaites, ou abstiens-toi.” Lorsqu’elle constata ma résolution, elle se mit à manger, et descendit alors la Parole : « Et s’ils te contraignent à M’associer… »

Ibn ʿAbbâs rapporte que ce verset fut également révélé au sujet de ʿAyyâsh ibn Abî Rabîʿah, frère d’Abû Jahl, à cause d’une attitude semblable de sa mère.

Il dit encore : ce passage concerne l’ensemble de la communauté, car nul ne supporte l’épreuve divine si ce n’est un véridique.

Le mot « ḥusnan » est, selon les grammairiens de Baṣrah, mis à l’accusatif par redoublement : « Nous lui avons enjoint la bienfaisance ». D’autres y voient une coupure, le sens étant : « Nous lui avons prescrit la bienfaisance », comme dans l’expression : « Je lui ai recommandé le bien. »

قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَالَّذِينَ آمَنُوا) أَيْ صَدَّقُوا (وَعَمِلُوا الصَّالِحاتِ لَنُكَفِّرَنَّ عَنْهُمْ سَيِّئاتِهِمْ) أَيْ لَنُغَطِّيَنَّهَا عَنْهُمْ بِالْمَغْفِرَةِ لَهُمْ. (وَلَنَجْزِيَنَّهُمْ أَحْسَنَ الَّذِي كانُوا يَعْمَلُونَ) أَيْ بِأَحْسَنِ أَعْمَالِهِمْ وَهُوَ الطَّاعَاتُ. ثُمَّ قِيلَ: يَحْتَمِلُ أَنْ تُكَفَّرَ عَنْهُمْ كُلُّ مَعْصِيَةٍ عَمِلُوهَا فِي الشِّرْكِ وَيُثَابُوا عَلَى مَا عَمِلُوا مِنْ حَسَنَةٍ فِي الْإِسْلَامِ. وَيَحْتَمِلُ أَنْ تُكَفَّرَ عَنْهُمْ سَيِّئَاتُهُمْ فِي الْكُفْرِ وَالْإِسْلَامِ. وَيُثَابُوا عَلَى حَسَنَاتِهِمْ في الكفر والإسلام. [سورة العنكبوت (٢٩) : الآيات ٨ الى ٩] وَوَصَّيْنَا الْإِنْسانَ بِوالِدَيْهِ حُسْناً وَإِنْ جاهَداكَ لِتُشْرِكَ بِي مَا لَيْسَ لَكَ بِهِ عِلْمٌ فَلا تُطِعْهُما إِلَيَّ مَرْجِعُكُمْ فَأُنَبِّئُكُمْ بِما كُنْتُمْ تَعْمَلُونَ (٨) وَالَّذِينَ آمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحاتِ لَنُدْخِلَنَّهُمْ فِي الصَّالِحِينَ (٩) قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَوَصَّيْنَا الْإِنْسانَ بِوالِدَيْهِ حُسْناً) نَزَلَتْ فِي سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ فِيمَا رَوَى التِّرْمِذِيُّ قَالَ: أُنْزِلَتْ فِيَّ أَرْبَعُ آيَاتٍ فَذَكَرَ قِصَّةً، فَقَالَتْ أُمُّ سَعْدٍ: أَلَيْسَ قَدْ أَمَرَ اللَّهُ بِالْبِرِّ! وَاللَّهِ لَا أَطْعَمُ طَعَامًا، وَلَا أَشْرَبُ شَرَابًا حَتَّى أَمُوتَ أَوْ تَكْفُرَ، قَالَ: فَكَانُوا إِذَا أَرَادُوا أَنْ يُطْعِمُوهَا شَجَرُوا «١» فَاهَا فَنَزَلَتْ هَذِهِ الْآيَةُ: " وَوَصَّيْنَا الْإِنْسانَ بِوالِدَيْهِ حُسْناً" الْآيَةَ قَالَ أَبُو عِيسَى: هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ. وَرُوِيَ عَنْ سَعْدٍ أَنَّهُ قَالَ: كُنْتُ بَارًّا بِأُمِّي فَأَسْلَمْتُ، فَقَالَتْ: لَتَدَعَنَّ دِينَكَ أَوْ لَا آكُلُ وَلَا أَشْرَبُ حَتَّى أَمُوتَ فَتُعَيَّرُ بِي، وَيُقَالُ يَا قَاتِلَ أُمِّهِ، وَبَقِيَتْ يَوْمًا وَيَوْمًا فَقُلْتُ: يَا أُمَّاهُ! لَوْ كَانَتْ لَكِ مِائَةُ نَفْسٍ، فَخَرَجَتْ نَفْسًا نَفْسًا مَا تَرَكْتُ دِينِي هَذَا فَإِنْ شِئْتِ فَكُلِي، وَإِنْ شِئْتِ فَلَا تَأْكُلِي، فَلَمَّا رَأَتْ ذَلِكَ أَكَلَتْ وَنَزَلَتْ: (وَإِنْ جاهَداكَ لِتُشْرِكَ بِي) الْآيَةَ. وَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ: نَزَلَتْ فِي عَيَّاشِ بْنِ أَبِي رَبِيعَةَ أَخِي أَبِي جَهْلٍ لِأُمِّهِ وَقَدْ فَعَلَتْ أُمُّهُ مِثْلَ ذَلِكَ. وَعَنْهُ أَيْضًا: نَزَلَتْ فِي جَمِيعِ الْأُمَّةِ إِذْ لَا يَصْبِرُ عَلَى بَلَاءِ اللَّهِ إِلَّا صِدِّيقٌ. وَ " حُسْناً" نُصِبَ عِنْدَ الْبَصْرِيِّينَ عَلَى التَّكْرِيرِ أَيْ وَوَصَّيْنَاهُ حُسْنًا. وَقِيلَ: هُوَ عَلَى الْقَطْعِ تَقْدِيرُهُ وَوَصَّيْنَاهُ بِالْحُسْنِ كَمَا تَقُولُ وصيته خيرا أي
(١). شجروا فاها: أي أدخلوا في شجرة عودا حتى يفتحوه به. [ ..... ]

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