- … pour les mécréants. – Que nul ne te détourne donc des signes d’Allah après qu’ils t’ont été révélés ; appelle (les gens) à ton Seigneur et ne sois point du nombre des polythéistes.
- Et n’invoque, avec Allah, aucune autre divinité : il n’est de divinité que Lui. Toute chose est destinée à périr, hormis Sa Face. À Lui appartient le jugement, et vers Lui vous serez ramenés.
Parole du Très-Haut :
« En vérité, Celui qui t’a imposé le Coran te ramènera certes vers un lieu de retour. »
Il clôt la sourate en annonçant à Son Prophète Muḥammad – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui – qu’Il le fera revenir à La Mecque, victorieux de ses ennemis.
On a aussi dit qu’il s’agit d’une annonce du Paradis, mais la première interprétation est la plus répandue ; c’est l’avis de Jâbir b. ʿAbd-Allâh, d’Ibn ʿAbbâs, de Mujâhid et d’autres.
Al-Qutaybî a dit : « Le maʿâd (lieu de retour) d’un homme est sa patrie, parce qu’il s’en éloigne puis y revient. »
Muqâtil rapporte : « Le Prophète – qu’Allah le couvre d’éloges et de salut – sortit de la grotte de nuit pour émigrer vers Médine, empruntant un chemin inhabituel par crainte d’être poursuivi. Lorsqu’il rejoignit la route et fit halte à al-Juhfa, il reconnut la voie menant à La Mecque et en ressentit la nostalgie. Gabriel lui dit alors : “Allah dit : ‘Celui qui t’a imposé le Coran te ramènera assurément vers un lieu de retour’, c’est-à-dire à La Mecque, où tu triompheras.” »
Ibn ʿAbbâs a dit : « Ce verset a été révélé à al-Juhfa ; il n’est ni mecquois ni médinois. »
Saʿîd b. Jubayr rapporte d’Ibn ʿAbbâs que « vers un lieu de retour » signifie : « vers la mort. »
Mujâhid, ʿIkrima, az-Zuhrî et al-Ḥasan ont dit : le sens est : « Il te ramènera jusqu’au Jour de la Résurrection », et c’est le choix d’az-Zajjâj ; on dit en effet : « Entre toi et moi, le maʿâd », c’est-à-dire le Jour de la Résurrection, car les gens y reviennent à la vie.
« Farada » (imposa) signifie ici : « Il a révélé. »
Mujâhid, Abû Mâlik et Abû Ṣâliḥ ont également dit que « vers un lieu de retour » veut dire : « vers le Paradis ». C’est aussi l’avis d’Abû Saʿîd al-Khudrî et d’Ibn ʿAbbâs, puisque (le Prophète) y entra la nuit de l’Isrâ’. D’autres ont avancé : « Parce que son père Adam en est sorti. »
« Dis : “Mon Seigneur sait mieux que quiconque qui a apporté la guidée et qui se trouve dans un égarement évident : est-ce moi ou bien vous ?” » – telle est la réponse à adresser aux mécréants de La Mecque lorsqu’ils disent : « Tu es certes dans un égarement manifeste. »
Parole du Très-Haut :
« Et tu n’espérais pas qu’on te transmettrait le Livre, sinon par miséricorde de la part de ton Seigneur. »
Autrement dit : tu ne savais pas que Nous t’enverrions vers les gens et ferions descendre sur toi le Coran.
« Mais (ce fut) par miséricorde de ton Seigneur. » Al-Kisâ’î explique qu’il s’agit d’une exception disjointe ayant le sens de « mais ».
« Ne sois donc jamais un soutien pour les mécréants », c’est-à-dire ne leur apporte ni appui ni aide. Cette mise en garde a déjà été mentionnée plus haut dans la présente sourate.