Le Très-Haut dit :
« Le jour où Il les appellera et dira : “Où sont Mes associés que vous prétendiez ?” »
Le pronom est repris ici parce que les situations diffèrent : ils seront interpellés une première fois ; on leur dira : « Où sont Mes associés que vous prétendiez ? » Ils invoqueront alors leurs idoles, mais celles-ci ne leur répondront pas et leur désarroi apparaîtra. Puis ils seront de nouveau appelés et cette fois ils resteront muets ; c’est un blâme supplémentaire et un surcroît d’ignominie. Cet appel, ici, ne provient pas directement d’Allah — exalté soit-Il — car Il ne parlera pas aux mécréants, conformément à Sa parole : « Allah ne leur parlera pas au Jour de la Résurrection ». Il ordonne plutôt à qui Il veut de les réprimander et d’établir la preuve contre eux au moment du compte. D’autres ont toutefois estimé que l’interpellation pourrait émaner d’Allah Lui-même, tandis que Sa parole : « Allah ne leur parlera pas » se réaliserait lorsqu’il leur sera dit : « Rentrez-y, honnis, et ne Me parlez plus ». Il emploie l’expression « Mes associés » parce qu’ils leur avaient attribué une part de leurs biens.
Le Très-Haut dit encore :
« Nous extraîtrons de chaque communauté un témoin » ;
c’est-à-dire son prophète, selon Mujâhid. D’autres disent : les justes de l’Au-delà qui témoigneront des œuvres des serviteurs dans ce bas monde ; toutefois, le premier avis est plus manifeste, compte tenu de la parole divine : « Comment sera-ce lorsqu’on fera venir de chaque communauté un témoin, et qu’on te fera venir, toi, comme témoin contre eux ? ». Le témoin de chaque communauté est donc son messager, présent pour attester contre elle ; c’est pourquoi « témoin » désigne ici celui que Nous rendons présent, à savoir leur envoyé.
« Nous dirons : “Apportez votre preuve.” » Autrement dit : votre argument. Alors ils reconnaîtront que la Vérité appartient à Allah ; ils comprendront la véracité de ce qu’ont apporté les prophètes. « Et ce qu’ils inventaient s’éloignera d’eux » : tout ce qu’ils avaient forgé comme mensonge au sujet d’Allah — à savoir l’existence, à Ses côtés, de divinités qu’ils adoraient — disparaîtra et sera anéanti.
Le Très-Haut dit encore :
« Certes, Qârûn était du peuple de Mûsâ, mais il se montra arrogant envers eux. Nous lui avions accordé des trésors dont les clés auraient pesé lourd à une troupe d’hommes puissants. Son peuple lui dit : “Ne t’exalte point ; Allah n’aime pas ceux qui exultent. Recherche, par ce qu’Allah t’a donné, la demeure dernière ; n’oublie pas ta part en ce monde ; fais le bien comme Allah t’a fait du bien ; et ne recherche pas la corruption sur la terre : Allah n’aime pas les corrupteurs.” »