Dans la seconde rakʿa, on récite : « Dis : Il est Allah, l’Unique ».
Quelques maîtres ont, quant à eux, préféré que l’on récite, dans la première rakʿa, le verset : « Ton Seigneur crée ce qu’Il veut et Il choisit ; il ne leur appartient pas d’avoir un choix » (Qurʾân 28 : 68), et, dans la seconde rakʿa, le verset : « Il n’appartient ni à un croyant ni à une croyante, lorsque Allah et Son Messager ont décidé d’une chose, d’avoir encore le choix dans leur affaire » (Qurʾân 33 : 36). Les deux options sont bonnes.
Après le salut final, on prononce l’invocation suivante, rapportée par l’Imâm al-Bukhârî dans son Ṣaḥîḥ d’après Jâbir ibn ʿAbdillâh :
« Le Prophète ﷺ nous enseignait la prière d’istikhârah pour toutes nos affaires, comme il nous enseignait une sourate du Coran. Il disait :
“Lorsque l’un de vous envisage une affaire, qu’il accomplisse deux rakʿas en dehors de la prière obligatoire puis qu’il dise :
Ô Allah, je Te consulte par Ta science et je Te demande de me donner pouvoir par Ta puissance ; je Te sollicite de Ta grâce immense, car Tu détiens le pouvoir et je ne le détiens pas, Tu sais et je ne sais pas, et Tu es le Connaisseur de l’invisible. Ô Allah, si Tu sais que cette affaire est un bien pour moi dans ma religion, ma vie présente et la finalité de mon affaire — ou il dit : dans les affaires immédiates et futures — alors décrète-la pour moi, facilite-la-moi et bénis-la-moi. Ô Allah, et si Tu sais que cette affaire est un mal pour moi dans ma religion, ma vie d’ici-bas, ma subsistance et la conséquence de mon affaire — ou il dit : dans les affaires immédiates et futures — alors détourne-la de moi et détourne-moi d’elle ; puis décrète-moi le bien là où il se trouve et fais-moi en être satisfait.” »
Puis il précise : « Et qu’il nomme son affaire. »
ʿÂʾisha a rapporté d’Abû Bakr — qu’Allah soit satisfait d’eux deux — que le Prophète ﷺ, lorsqu’il voulait entreprendre une chose, disait : « Ô Allah, choisis pour moi et opte pour moi. »
Anas rapporte que le Prophète ﷺ lui dit : « Ô Anas, lorsque tu projettes une affaire, consulte ton Seigneur à son sujet sept fois ; ensuite observe ce qui prévaut dans ton cœur, c’est là qu’est le bien. »
Les savants ont dit : Il convient à la personne de vider son cœur de toutes les pensées afin qu’il ne penche vers aucune option ; ce qui s’imposera alors à son cœur, qu’elle l’accomplisse, car le bien s’y trouve, si Allah le veut. S’il se dispose à voyager, qu’il choisisse de partir un jeudi ou un lundi, suivant en cela l’exemple du Messager d’Allah ﷺ.
Ensuite, Il — exalté soit-Il — Se glorifie Lui-même en disant la vérité : « Subḥân-Allah », c’est-à-dire : Pureté à Allah ;
« et Très-Haut (taʿâlâ) », c’est-à-dire : Il est sanctifié et magnifié,
« au-dessus de ce qu’ils associent ».
Et ton Seigneur sait ce que dissimulent leurs poitrines et ce qu’ils révèlent.
Ibn Muḥayṣin et Ḥumayd ont lu « tukin-nu » avec l’ouverture du tâʾ et la dhamma du kâf ; cette lecture a déjà été mentionnée dans la sourate « Les Fourmis ».
Il Se loue, glorifié soit-Il, de ce qu’Il est le Connaisseur de l’invisible et du visible, rien ne Lui échappe.
« Il est Allah : point de divinité en dehors de Lui ; à Lui la louange ici-bas et dans l’Au-delà ; à Lui le commandement, et vers Lui vous serez ramenés. »
Le sens de cette parole a déjà été exposé : Il est l’Unique sans associé ; tous les motifs de louange Lui appartiennent exclusivement ; il n’est d’arrêt de jugement que provenant de Lui, et vers Lui est le retour final.