Parole d’Allah, – qu’Il soit exalté :
« Et l’on dira » – c’est-à-dire aux mécréants – : « Appelez donc vos associés ! » Autrement dit : implorez le secours des divinités que vous adoriez dans ce monde afin qu’elles vous secourent et qu’elles détournent [le châtiment] de vous.
« Ils les invoqueront donc », c’est-à-dire qu’ils recourront à leur aide, mais « ceux-ci ne leur répondront pas » : ils ne leur adresseront aucune réponse et ils n’en tireront aucun profit.
« Et ils verront le châtiment. – Si seulement ils avaient été bien guidés ! » Az-Zajjâj dit : la partie apodotique du « si » est omise ; le sens est : « S’ils avaient suivi la guidée, celle-ci les aurait sauvés et ils ne seraient pas parvenus au châtiment. » On a également dit : « S’ils avaient été bien guidés, ils ne les auraient pas invoqués. » D’autres encore expliquent : lorsqu’ils verront le châtiment au Jour de la Résurrection, ils souhaiteront alors avoir été des bien-guidés dans la vie d’ici-bas.
« Qu’avez-vous répondu aux Messagers ? » c’est-à-dire : Allah leur dira : « Quelle réponse fîtes-vous à ceux des Prophètes qui furent envoyés vers vous lorsque, de Ma part, ils vous transmettaient Mes messages ? »
« Alors, ce jour-là, les informations leur seront voilées » : les arguments leur deviendront obscurs – dit Mujâhid – parce qu’Allah leur avait déjà présenté toutes les excuses dans ce monde ; ils n’auront donc ni excuse ni preuve le Jour de la Résurrection. Le terme « anbâ’ » signifie « informations » ; Il a nommé leurs arguments ainsi parce qu’ils sont des propos qu’ils rapportaient.
« Et ils ne se questionneront pas mutuellement » : aucun d’eux ne demandera à l’autre quelque preuve, car Allah – exalté soit-Il – aura anéanti leurs arguments, a dit Ad-Dahhâk. Ibn ‘Abbâs dit : « Ils ne se questionneront pas », c’est-à-dire qu’ils seront incapables d’articuler la moindre preuve.
D’autres ont dit : ils ne se questionneront pas à cet instant, stupéfaits par l’effroi de l’heure ; plus tard ils répondront, comme Allah l’a rapporté de leurs propos : « Par Allah, notre Seigneur, nous n’étions pas associateurs. » Mujâhid explique encore : ils ne s’interrogeront pas au sujet des liens de parenté. D’autres ont dit : aucun ne demandera à un autre de prendre une part de ses péchés – rapporté par Ibn ‘Îsâ.
Parole d’Allah, – qu’Il soit exalté :
« Quant à celui qui se repent » – de l’association – « qui croit » – c’est-à-dire qui atteste la vérité – « et qui accomplit une œuvre vertueuse » – s’acquitte des obligations et multiplie les actes surérogatoires – « il se peut qu’il fasse partie des bienheureux » : des gagnants promis à la félicité. Le terme « ‘asâ » (il se peut) quand il est employé par Allah implique la certitude.
Sourate Al-Qasas (28) – versets 68 à 70
Ton Seigneur crée ce qu’Il veut et Il choisit ; il n’appartient pas [aux hommes] d’avoir un quelconque choix. Gloire à Allah ! Il est très-haut au-dessus de ce qu’ils Lui associent. (68)
Ton Seigneur sait parfaitement ce que recèlent leurs poitrines et ce qu’ils divulguent. (69)
Et c’est Lui, Allah : point de divinité digne d’adoration en dehors de Lui ; à Lui la louange dans la première [vie] comme dans la dernière. À Lui appartient le Jugement et c’est vers Lui que vous serez ramenés. (70)