Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

et la tyrannie motivée par le bienfait – telle est l’explication donnée par az-Zajjāj.

«maʿîchatahâ» : c’est-à-dire «quant à sa subsistance». Lorsque la préposition «fî» est omise, le verbe devient transitif ; remarque d’al-Mâzinî.

Az-Zajjāj le rapproche de la parole divine : «Moïse choisit parmi son peuple soixante-dix hommes.»

Al-Farrâ’ : le mot est à l’accusatif à titre d’explicatif (tafsîr).
Il dit : on dirait de même : «abṭarta mâlaka wa baṭartahu – tu t’es enorgueilli de ta fortune et tu l’as méprisée». Il relève un parallèle dans la Parole : «sauf celui qui s’est montré insensé envers son âme» et encore : «Si, de bon gré, elles vous abandonnent quelque chose de cette dot, alors…»

Pour les grammairiens basriens, placer un nom défini à l’accusatif comme explicatif est impossible, car la fonction de tafsîr / tamyîz exige un nom indéfini indiquant l’espèce.

On a aussi dit que l’accusatif est régi par le verbe «baṭirat» ; baṭirat signifie : «elle a méconnu», c’est-à-dire : elle a ignoré le devoir de gratitude pour sa subsistance.

«Telles sont leurs demeures ; elles ne furent habitées après eux qu’en très petit nombre.»
Autrement dit : après la destruction de leurs habitants, seules quelques maisons furent encore occupées, la plupart demeurant en ruine. L’exception se rapporte aux demeures – c’est-à-dire qu’une partie d’entre elles demeure habitée –, selon az-Zajjāj. On lui a objecté : si l’exception visait les demeures, on aurait dû dire «illâ qalîlun» (nom au nominatif), car on dit : «Le peuple n’a été frappé qu’en petit nombre.» En l’accusant, «qalîlan» devient l’épithète du verbe : «Tu ne les as frappés qu’un peu.»
Le sens est donc : «Voilà leurs demeures ; seuls les voyageurs et les passants d’un jour ou d’une partie de jour s’y arrêtent ; elles ne sont habitées après eux qu’une habitation passagère.»
Ibn ʿAbbâs a dit de même : «N’y demeure que le voyageur ou le passant d’un jour ou d’une heure.»

«Et Nous sommes, Nous, les héritiers» : c’est-à-dire de ce qu’ils ont laissé après leur disparition.

[Sourate al-Qaṣaṣ (28), versets 59 à 61]
«Ton Seigneur n’est point tel à anéantir les cités avant d’avoir dépêché dans leur métropole un Messager leur récitant Nos signes ; Nous ne détruisons les cités que lorsque leurs habitants sont injustes. (59)
Tout ce qui vous a été octroyé n’est que jouissance et parure de la vie d’ici-bas, tandis que ce qui est auprès d’Allāh est meilleur et plus durable ; n’usez-vous donc pas de raison ? (60)
Celui à qui Nous avons promis une belle promesse qu’il atteindra, est-il pareil à celui que Nous avons gratifié d’un jouir éphémère de la vie d’ici-bas, puis qui, au Jour de la Résurrection, sera parmi les convoqués (au châtiment) ? (61)»

Parole du Très-Haut :
«Ton Seigneur n’est point tel à détruire les cités» – c’est-à-dire les cités mécréantes –
«jusqu’à ce qu’Il dépêche dans leur métropole» – on a lu le hamza avec ḍamma et aussi avec kasra par assimilation au régime – c’est-à-dire La Mecque –
«un Messager», à savoir Muḥammad – que la bénédiction et la paix d’Allāh soient sur lui.

وَالطُّغْيَانُ بِالنِّعْمَةِ، قَالَهُ الزَّجَّاجُ " مَعِيشَتَها" أَيْ فِي مَعِيشَتِهَا فَلَمَّا حُذِفَ (فِي) تَعَدَّى الْفِعْلُ، قَالَهُ الْمَازِنِيُّ. الزَّجَّاجُ كَقَوْلِهِ: " وَاخْتارَ مُوسى قَوْمَهُ سَبْعِينَ رَجُلًا" . الْفَرَّاءُ: هُوَ مَنْصُوبٌ عَلَى التَّفْسِيرِ. قَالَ كَمَا تَقُولُ: أَبَطَرْتَ مَالَكَ وَبَطِرْتَهُ. وَنَظِيرُهُ عِنْدَهُ " إِلَّا مَنْ سَفِهَ نَفْسَهُ" وَكَذَا عِنْدَهُ " فَإِنْ طِبْنَ لَكُمْ عَنْ شَيْءٍ مِنْهُ نَفْساً" وَنَصْبُ الْمَعَارِفِ عَلَى التَّفْسِيرِ مُحَالٌ عِنْدَ الْبَصْرِيِّينَ، لِأَنَّ مَعْنَى التَّفْسِيرِ وَالتَّمْيِيزِ أَنْ يَكُونَ وَاحِدًا نَكِرَةً يَدُلُّ عَلَى الْجِنْسِ. وَقِيلَ: انْتَصَبَ بِ " بَطِرَتْ" وَمَعْنَى " بَطِرَتْ" جَهِلَتْ، فَالْمَعْنَى: جَهِلَتْ شُكْرَ مَعِيشَتَهَا. (فَتِلْكَ مَساكِنُهُمْ لَمْ تُسْكَنْ مِنْ بَعْدِهِمْ إِلَّا قَلِيلًا) أَيْ لَمْ تُسْكَنْ بَعْدَ إِهْلَاكِ أَهْلِهَا إِلَّا قَلِيلًا مِنَ الْمَسَاكِنِ وَأَكْثَرُهَا خَرَابٌ. وَالِاسْتِثْنَاءُ يرجع الْمَسَاكِنِ أَيْ بَعْضُهَا يُسْكَنُ، قَالَهُ الزَّجَّاجُ. وَاعْتُرِضَ عَلَيْهِ، فَقِيلَ: لَوْ كَانَ الِاسْتِثْنَاءُ يَرْجِعُ إِلَى الْمَسَاكِنِ لَقَالَ إِلَّا قَلِيلٌ، لِأَنَّكَ تَقُولُ: الْقَوْمُ لَمْ تَضْرِبْ إِلَّا قَلِيلٌ، تَرْفَعُ إِذَا كَانَ الْمَضْرُوبُ قَلِيلًا، وَإِذَا نَصَبْتَ كَانَ الْقَلِيلُ صِفَةً لِلضَّرْبِ، أَيْ لَمْ تَضْرِبْ إِلَّا ضَرْبًا قَلِيلًا، فَالْمَعْنَى إِذًا: فَتِلْكَ مَسَاكِنُهُمْ لَمْ يَسْكُنْهَا إِلَّا الْمُسَافِرُونَ وَمَنْ مَرَّ بِالطَّرِيقِ يَوْمًا أَوْ بَعْضَ يَوْمٍ، أَيْ لَمْ تُسْكَنْ مِنْ بَعْدِهِمْ إِلَّا سُكُونًا قَلِيلًا. وَكَذَا قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ: لَمْ يَسْكُنْهَا إِلَّا الْمُسَافِرُ أَوْ مَارُّ الطَّرِيقِ يَوْمًا أَوْ سَاعَةً. (وَكُنَّا نَحْنُ الْوارِثِينَ) أَيْ لِمَا خلفوا بعد هلاكهم. [سورة القصص (٢٨) : الآيات ٥٩ الى ٦١] وَما كانَ رَبُّكَ مُهْلِكَ الْقُرى حَتَّى يَبْعَثَ فِي أُمِّها رَسُولاً يَتْلُوا عَلَيْهِمْ آياتِنا وَما كُنَّا مُهْلِكِي الْقُرى إِلاَّ وَأَهْلُها ظالِمُونَ (٥٩) وَما أُوتِيتُمْ مِنْ شَيْءٍ فَمَتاعُ الْحَياةِ الدُّنْيا وَزِينَتُها وَما عِنْدَ اللَّهِ خَيْرٌ وَأَبْقى أَفَلا تَعْقِلُونَ (٦٠) أَفَمَنْ وَعَدْناهُ وَعْداً حَسَناً فَهُوَ لاقِيهِ كَمَنْ مَتَّعْناهُ مَتاعَ الْحَياةِ الدُّنْيا ثُمَّ هُوَ يَوْمَ الْقِيامَةِ مِنَ الْمُحْضَرِينَ (٦١) قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَما كانَ رَبُّكَ مُهْلِكَ الْقُرى) أَيِ القرى الكافرة. (حَتَّى يَبْعَثَ فِي أُمِّها) قُرِئَ بِضَمِّ الْهَمْزَةِ وَكَسْرِهَا لِإِتْبَاعِ الْجَرِّ يَعْنِي مَكَّةَ وَ (رَسُولًا) يَعْنِي مُحَمَّدًا صَلَّى اللَّهُ

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