l’Enfer.
(Et, le Jour de la Résurrection, ils ne seront point secourus.)
(Et Nous les avons fait suivre, en cette vie d’ici-bas, d’une malédiction) : c’est-à-dire que Nous avons ordonné aux serviteurs de les maudire ; quiconque les évoque les maudit.
Et l’on a dit : c’est-à-dire que Nous leur avons imposé la malédiction, c’est-à-dire l’éloignement de tout bien.
(Et, le Jour de la Résurrection, ils seront parmi les réprouvés) : autrement dit, parmi les anéantis et les honnis, selon Ibn Kaysân et Abû ʿUbayda.
Ibn ʿAbbâs a dit : [ils seront] défigurés, leurs visages noircis et leurs yeux bleuis ; et l’on a dit : [ils seront] parmi les bannis.
On dit : « Qu’Allah l’enlaidisse », c’est-à-dire qu’Il l’écarte de tout bien. « Qabbaḥahu » ou « qabbaḥtu » signifient : je l’ai rendu laid. Abû ʿAmr a dit : « qabahtu wajhahu » (avec allègement) a le même sens que « qabbaḥtu ».
Le poète a dit :
« Qu’Allah enladisse tous les Barâjim,
et qu’Il enladisse Yarbuʿ et enladisse Dârim. »
Le mot « yawm-an » est à l’accusatif parce qu’il dépend de la position occupée par l’expression : « en cette vie d’ici-bas » ; on s’est ainsi passé de la conjonction dans : « parmi les réprouvés », comme on s’en passe dans : « Ils diront : trois, leur quatrième est leur chien. »
Il est permis que le régissant de « yawm-a » soit sous-entendu et indiqué par Sa parole : « ils seront parmi les réprouvés », à l’instar de : « Le Jour où ils verront les anges, point de bonne nouvelle, ce jour-là, pour les criminels. »
Il est également permis que le régissant de « yawm-a » soit l’expression « ils seront parmi les réprouvés », bien que le complément circonstanciel le précède ; il est encore permis que « yawm-a » soit un objet à titre d’extension, comme s’Il avait dit : « Et Nous les avons fait suivre, en cette vie d’ici-bas, d’une malédiction, et d’une malédiction le Jour de la Résurrection. »
[Coran, s. al-Qasas (28), v. 43]
(Et Nous avons, certes, donné à Mûsâ le Livre) : c’est-à-dire la Thora, a dit Qatâda.
Yahyâ ibn Sallâm a déclaré : c’est le premier Livre — la Thora — dans lequel furent révélées les prescriptions obligatoires, les peines légales et les judicatures.
Et l’on a dit : le « Livre » désigne ici six des Sept versets répétés (as-Sabʿu al-Mathânî) qu’Allah a fait descendre sur Son Messager Muhammad — que la prière et la paix d’Allah soient sur lui —, propos rapportés d’Ibn ʿAbbâs et transmis sous forme marfûʿ.
(après que Nous eûmes fait périr les premières générations).
Abû Saʿîd al-Khudrî rapporte que le Prophète — paix et salut sur lui — a dit :
« Depuis qu’Allah a fait descendre la Thora sur Mûsâ, Il n’a exterminé par un châtiment venu du ciel ou de la terre aucun peuple, ni génération, ni communauté, ni habitants d’une cité, si ce n’est la cité dont les habitants furent métamorphosés en singes. Ne vois-tu pas cette parole du Très-Haut : “Et Nous avons, certes, donné à Mûsâ le Livre, après que Nous eûmes fait périr les premières générations.” »