d’autre divinité que moi ! Allume-moi donc, ô Hâmân, un feu sur l’argile et bâtis-moi un immense édifice ; peut-être accéderai-je ainsi au Dieu de Moïse. Quant à moi, je le tiens certes pour un menteur. (38)
Lui et ses troupes s’enflèrent d’orgueil sur terre, sans droit, et ils s’imaginèrent qu’ils ne seraient pas ramenés vers Nous. (39)
Nous le saisîmes donc, lui et ses soldats, puis Nous les jetâmes dans la mer. Regarde donc quelle fut la fin des injustes ! (40)
Nous fîmes d’eux des chefs qui appellent (les gens) au Feu ; et, le Jour de la Résurrection, ils ne seront point secourus. (41)
Nous les poursuivîmes, dans cette vie d’ici-bas, d’une malédiction, et, le Jour de la Résurrection, ils seront parmi les honnis. (42)
Parole du Très-Haut :
« Lorsque Moïse leur vint avec Nos signes clairs et évidents, ils dirent : “Ce n’est là qu’une magie inventée, forgée de toutes pièces ; jamais nous n’avons entendu pareille chose chez nos premiers ancêtres.” » On a dit que ces signes et les preuves par lesquelles Moïse établissait l’Unicité procèdent d’arguments rationnels ; d’autres ont dit qu’il s’agit de ses miracles mêmes.
Parole du Très-Haut :
« Et Moïse dit… » — la récitation de la majorité comporte la conjonction “wa”, tandis que Mujâhid, Ibn Kathîr et Ibn Muhaysin lisent « qâla » sans conjonction, ainsi qu’il figure dans le muṣḥaf des gens de La Mecque — « Mon Seigneur sait mieux qui a apporté la guidée, la droiture, de Sa part, et qui aura la bonne issue de la Demeure. » Les lecteurs de Koufa, à l’exception de ‘Âṣim, lisent « yakûnu » (à la troisième personne) ; les autres lisent « takûnu » (à la deuxième personne), comme cela a été vu précédemment. — « la conséquence de la Demeure » : la demeure de la rétribution. — « En vérité, les injustes ne réussiront pas. »
Parole du Très-Haut :
« Et Pharaon dit : “Ô notables ! Je ne connais pour vous aucune divinité autre que moi.” » Ibn ‘Abbâs rapporte qu’il y eut quarante années entre cette parole et celle où il déclara : « Je suis votre seigneur le Très-Haut. » L’ennemi d’Allâh mentit ; il savait fort bien qu’il existait là un Seigneur qui l’avait créé, lui et son peuple — « Si tu leur demandes qui les a créés, ils diront certes : ‘Allâh’. »
Puis il dit :
« Allume-moi, ô Hâmân, un feu sur l’argile », c’est-à-dire : cuis-moi des briques, selon Ibn ‘Abbâs — qu’Allâh l’agrée. Qatâda a dit : il fut le premier à fabriquer la brique et à bâtir avec. Lorsque Pharaon ordonna à son vizir Hâmân de construire la tour, celui-ci rassembla les ouvriers — on dit : cinquante mille maçons, sans compter les manœuvres et les journaliers — et il ordonna de cuire les briques et le plâtre et de débiter le bois