Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Sauf lorsqu’il marche à ses côtés pour le seconder, car il se rend alors coupable de la défense formulée par Allah – glorifié soit-Il – dans Sa parole : « Et ne vous entraidez pas dans le péché et l’agression. »

Parole du Très-Haut :
(« Il se trouva, au matin, dans la cité, craintif »)
Il a déjà été expliqué, dans la sourate Tâ-Hâ et ailleurs, que les prophètes – bénédictions d’Allah sur eux – éprouvent la crainte, réfutation à l’adresse de ceux qui prétendent le contraire, et que la crainte ne contredit ni la connaissance d’Allah ni la confiance que l’on place en Lui. On a dit : il devint craintif d’être arrêté pour la vie qu’il avait ôtée. D’autres ont dit : il craignait que les siens ne le livrent. D’autres encore : il craignait Allah, le Très-Haut.

(« yatarqabu » / il guettait)
Saʿîd ibn Jubayr a dit : il se retournait par peur. D’aucuns ont dit : il attendait qu’on le recherche et guettait ce que les gens colportaient. Qatâda a commenté : « il guettait », c’est-à-dire qu’il s’attendait à être poursuivi. Certains ont dit : il était sorti pour s’enquérir de la nouvelle, car nul, hormis l’Israélite, n’avait eu connaissance du meurtre du Copte.

Le verbe « fa-aSbaḥa » peut signifier « il devint » : après avoir tué (l’homme), il devint craintif ; ou bien « il entra dans le matin », c’est-à-dire le matin du jour suivant. Le mot « khâʾifan » (craintif) est à l’accusatif en tant que prédicat de « aSbaḥa » ; si l’on préfère, on l’analyse comme circonstanciel, le complément de temps occupant alors la fonction de prédicat.

(« Et voilà que celui qui, la veille, avait sollicité son secours, en appelle de nouveau à lui »)
C’est-à-dire : son compagnon israélite, que Moïse avait délivré la veille, se querellait avec un autre Copte qui voulait l’asservir. Le terme « istisrâkh » signifie demander secours ; il vient de « ṣurâkh » (cri), car celui qui implore l’aide pousse un cri pour appeler au secours. Le poète dit :
« Quand un affolé venait à nous en poussant un cri,
les cris résonnaient pour lui comme le martèlement des tibias desséchés. »

On a rapporté que cet Israélite demandeur de secours était le Sâmirî ; le cuisinier de Pharaon l’avait réquisitionné pour transporter du bois de chauffage jusqu’à la cuisine – rapporté par al-Qushayrî.

Le pronom relatif « alladhî » est au nominatif comme sujet, et « yastasrikhuhu » tient lieu d’attribut ; il est également permis de l’analyser comme complément circonstanciel. Le mot « ams » (hier) désigne le jour précédant le tien ; il est bâti sur la kasra en raison de la rencontre de deux consonnes muettes. Lorsqu’il reçoit l’article défini ou l’annexion, il redevient pleinement déclinable et se conjugue alors au nominatif et au fatha selon la plupart des grammairiens, bien que certains continuent de le considérer indéclinable même avec l’article. Sibawayh et d’autres ont rapporté que

إلا إذا مشي معه ليعينه، لأنه ارْتَكَبَ نَهْيَ اللَّهِ تَعَالَى فِي قَوْلِهِ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى: " وَلا تَعاوَنُوا عَلَى الْإِثْمِ وَالْعُدْوانِ" . قَوْلُهُ تَعَالَى: (فَأَصْبَحَ فِي الْمَدِينَةِ خائِفاً) قَدْ تَقَدَّمَ فِي " طه" «١» وَغَيْرِهَا أَنَّ الْأَنْبِيَاءَ صَلَوَاتُ اللَّهِ عَلَيْهِمْ يَخَافُونَ، رَدًّا عَلَى مَنْ قَالَ غَيْرَ ذَلِكَ، وَأَنَّ الْخَوْفَ لَا يُنَافِي الْمَعْرِفَةَ بِاللَّهِ وَلَا التَّوَكُّلَ عَلَيْهِ فَقِيلَ: أَصْبَحَ خَائِفًا مِنْ قَتْلِ النَّفْسِ أَنْ يُؤْخَذَ بِهَا. وَقِيلَ: خَائِفًا مِنْ قَوْمِهِ أَنْ يُسَلِّمُوهُ. وَقِيلَ: خَائِفًا مِنَ اللَّهِ تَعَالَى. (يَتَرَقَّبُ) قَالَ سَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ: يَتَلَفَّتُ مِنَ الْخَوْفِ وَقِيلَ: يَنْتَظِرُ الطَّلَبَ. وَيَنْتَظِرُ مَا يَتَحَدَّثُ بِهِ النَّاسُ. وَقَالَ قَتَادَةُ: " يَتَرَقَّبُ" أَيْ يَتَرَقَّبُ الطَّلَبَ. وَقِيلَ: خَرَجَ يَسْتَخْبِرُ الْخَبَرَ وَلَمْ يَكُنْ أَحَدٌ عَلِمَ بِقَتْلِ الْقِبْطِيِّ غَيْرَ الْإِسْرَائِيلِيِّ. وَ " أَصْبَحَ" يَحْتَمِلُ أَنْ يَكُونَ بِمَعْنَى صَارَ، أَيْ لَمَّا قَتَلَ صَارَ خَائِفًا. وَيَحْتَمِلُ أَنْ يَكُونَ دَخَلَ فِي الصَّبَاحِ، أَيْ فِي صَبَاحِ الْيَوْمِ الَّذِي يَلِي يَوْمَهُ. وَ " خائِفاً" مَنْصُوبٌ عَلَى أَنَّهُ خَبَرُ أَصْبَحَ، وَإِنْ شِئْتَ عَلَى الْحَالِ، وَيَكُونُ الظَّرْفُ فِي مَوْضِعِ الْخَبَرِ. (فَإِذَا الَّذِي اسْتَنْصَرَهُ بِالْأَمْسِ يَسْتَصْرِخُهُ) أَيْ فَإِذَا صَاحِبُهُ الْإِسْرَائِيلِيُّ الَّذِي خَلَّصَهُ بِالْأَمْسِ يُقَاتِلُ قِبْطِيًّا آخر أرد أَنْ يُسَخِّرَهُ. وَالِاسْتِصْرَاخُ الِاسْتِغَاثَةُ. وَهُوَ مِنَ الصُّرَاخِ، وَذَلِكَ لِأَنَّ الْمُسْتَغِيثَ يَصْرُخُ وَيُصَوِّتُ فِي طَلَبِ الْغَوْثِ. قَالَ «٢» : كُنَّا إِذَا مَا أَتَانَا صَارِخٌ فَزِعٌ ... كَانَ الصُّرَاخُ لَهُ قَرْعَ الظَّنَابِيبِ قِيلَ: كَانَ هَذَا الْإِسْرَائِيلِيُّ الْمُسْتَنْصِرُ السَّامِرِيَّ اسْتَسْخَرَهُ طَبَّاخُ فِرْعَوْنَ فِي حَمْلِ الْحَطَبِ إِلَى الْمَطْبَخِ، ذَكَرَهُ القشيري و " الَّذِي" رفع بالابتداءو- " يَسْتَصْرِخُهُ" فِي مَوْضِعِ الْخَبَرِ. وَيَجُوزُ أَنْ يَكُونَ فِي مَوْضِعِ نَصْبٍ عَلَى الحال. وأمس لِلْيَوْمِ الَّذِي قَبْلَ يَوْمِكَ، وَهُوَ مَبْنِيٌّ عَلَى الْكَسْرِ لِالْتِقَاءِ السَّاكِنَيْنِ فَإِذَا دَخَلَهُ الْأَلِفُ وَاللَّامُ أَوِ الْإِضَافَةُ تَمَكَّنَ فَأُعْرِبَ بِالرَّفْعِ وَالْفَتْحِ عِنْدَ أكثر النحويين. منهم مَنْ يَبْنِيهِ وَفِيهِ الْأَلِفُ وَاللَّامُ. وَحَكَى سِيبَوَيْهِ وغيره أن
(١). راجع ج ١١ ص ٢٠٢ طبعه أولى أو ثانية. (٢). هو سلامة بن جندل. والطنابيب (جمع ظنبوب): وهو حرف العظم اليابس من الساق. والمراد سرعة الإجابة.

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