Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Al-Aṣmaʿī rapporte : « nakazahu », c’est-à-dire : il le frappa et le repoussa.

Al-Kisāʾī dit : « nahazahu » a le même sens que « nakazahu » et « wakazahu » ; autrement dit : il le frappa et le repoussa. « Lahadahou lahdan » signifie également : il le repoussa en raison de son humiliation ; on dira alors « malhūd ». On emploie aussi « lahadahu ».

Ṭarfa, blâmant un homme, a dit :
« Lent à répondre à l’appel,
prompt à l’inconduite ;
soumis aux hommes tout entier,
sans cesse repoussé. »
Autrement dit : « repoussé ». Le redoublement sert ici à marquer l’abondance.

ʿĀʾicha – qu’Allāh l’agrée – a rapporté : « Il m’a “lahadanī” – c’est-à-dire le Prophète ﷺ – d’un “lahda” qui m’a fait mal », hadith authentifié par Muslim.

Mūsā عليه السلام fit ainsi sans vouloir le tuer ; il voulait seulement le repousser, mais l’homme en mourut. Tel est le sens de : « fa-qaḍā ʿalayhi » (il en finit avec lui). Toute chose que tu achèves, on dit que tu as « qaḍayta ʿalayhā » ; le poète a dit :
« Il l’a mordu ; alors le serpent intrépide en a terminé avec lui. »

« Il dit : “Ceci est l’œuvre de Satan” » ; c’est-à-dire le fruit de son égarement. Al-Ḥasan a déclaré : Il n’était pas permis, dans cette situation, de tuer le mécréant, car c’était un temps de suspension du combat.

« Il est certes un ennemi qui égare manifestement. » – deux affirmations consécutives.

« Il dit : “Seigneur, certes j’ai fait du tort à moi-même, pardonne-moi” ; Il lui pardonna. » Mūsā عليه السلام regretta ce coup qui causa la mort de l’homme ; son regret le poussa à s’humilier devant son Seigneur et à implorer le pardon pour sa faute. Qatāda a dit : Par Allāh ! il trouva la voie du salut et demanda pardon. Par la suite, il ne cessa – صلى الله عليه وسلم – de rappeler ce fait à son propre sujet, tout en sachant qu’il avait été absous, au point que, le Jour de la Résurrection, il dira : « J’ai tué une personne sans en avoir reçu l’ordre. »

Il considéra donc cet acte comme un péché et dit : « J’ai fait du tort à moi-même, pardonne-moi », car il ne convient pas à un Prophète de tuer sans ordre explicite. De plus, les Prophètes redoutent des choses dont les autres ne se soucient pas.

An-Naqqāsh a commenté : Il ne l’a pas tué volontairement en voulant le tuer ; il ne fit que lui porter un coup pour repousser son injustice.

On a également affirmé que cela eut lieu avant la mission prophétique.

Kaʿb a rapporté qu’il avait alors douze ans ; l’homicide fut involontaire, car un simple « wakza » ou « lakza » ne tue généralement pas.

Muslim rapporte, d’après Sālim ibn ʿAbd Allāh, qu’il déclara : « Ô gens d’Irak ! Que de questions vous posez au sujet des petites fautes, alors que vous commettez les grandes ! J’ai entendu mon père, ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, dire : J’ai entendu… »

وَقَالَ الْأَصْمَعِيُّ: نَكَزَهُ، أَيْ ضَرَبَهُ وَدَفَعَهُ. الْكِسَائِيُّ: نَهَزَهُ مِثْلُ نَكَزَهُ وَوَكَزَهُ، أَيْ ضَرَبَهُ وَدَفَعَهُ. وَلَهَدَهُ لَهْدًا أَيْ دَفَعَهُ لِذُلِّهِ فَهُوَ مَلْهُودٌ، وكذلك لهده، قال طرفة يذم رجلا: بطي عَنِ الدَّاعِي «١» سَرِيعٌ إِلَى الْخَنَا ... ذَلُولٌ بِأَجْمَاعِ الرِّجَالِ مُلَهَّدِ أَيْ مُدَفَّعٌ وَإِنَّمَا شُدِّدَ لِلْكَثْرَةِ وَقَالَتْ عَائِشَةُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا: فَلَهَدَنِي- تَعْنِي النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ- لَهْدَةً أَوْجَعَنِي، خَرَّجَهُ مُسْلِمٌ. فَفَعَلَ مُوسَى عَلَيْهِ السَّلَامُ ذَلِكَ وَهُوَ لَا يُرِيدُ قَتْلَهُ، إِنَّمَا قَصَدَ دَفْعَهُ فَكَانَتْ فِيهِ نَفْسُهُ، وَهُوَ مَعْنَى: " فَقَضى عَلَيْهِ" . وكل شي أَتَيْتَ عَلَيْهِ وَفَرَغْتَ مِنْهُ فَقَدْ قَضَيْتَ عَلَيْهِ قَالَ «٢» : قَدْ عَضَّهُ فَقَضَى عَلَيْهِ الْأَشْجَعُ (قالَ هَذَا مِنْ عَمَلِ الشَّيْطانِ) أَيْ مِنْ إِغْوَائِهِ قَالَ الْحَسَنُ: لَمْ يَكُنْ يَحِلُّ قَتْلُ الْكَافِرِ يَوْمَئِذٍ فِي تِلْكَ الْحَالِ، لِأَنَّهَا كَانَتْ حَالَ كَفٍّ عَنِ الْقِتَالِ. " إِنَّهُ عَدُوٌّ مُضِلٌّ مُبِينٌ" خَبَرٌ بَعْدَ خَبَرٍ. (قالَ رَبِّ إِنِّي ظَلَمْتُ نَفْسِي فَاغْفِرْ لِي فَغَفَرَ لَهُ) نَدِمَ مُوسَى عَلَيْهِ السَّلَامُ عَلَى ذَلِكَ الْوَكْزِ الَّذِي كَانَ فِيهِ ذَهَابُ النَّفْسِ، فَحَمَلَهُ نَدَمُهُ عَلَى الْخُضُوعِ لِرَبِّهِ وَالِاسْتِغْفَارِ مِنْ ذَنْبِهِ قَالَ قَتَادَةُ: عَرَفَ وَاللَّهِ الْمَخْرَجَ فَاسْتَغْفَرَ، ثُمَّ لَمْ يَزَلْ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُعَدِّدُ ذَلِكَ عَلَى نَفْسِهِ، مَعَ عِلْمِهِ بِأَنَّهُ قَدْ غُفِرَ لَهُ، حَتَّى إِنَّهُ فِي الْقِيَامَةِ يَقُولُ: إِنِّي قَتَلْتُ نَفْسًا لَمْ أُومَرْ بِقَتْلِهَا. وَإِنَّمَا عَدَّدَهُ عَلَى نَفْسِهِ ذَنْبًا وَقَالَ: " ظَلَمْتُ نَفْسِي فَاغْفِرْ لِي" مِنْ أَجْلِ أَنَّهُ لَا يَنْبَغِي لِنَبِيٍّ أَنْ يَقْتُلَ حَتَّى يُؤْمَرَ، وَأَيْضًا فَإِنَّ الْأَنْبِيَاءَ يُشْفِقُونَ مِمَّا لَا يُشْفِقُ مِنْهُ غَيْرُهُمْ. قَالَ النَّقَّاشُ: لَمْ يَقْتُلْهُ عَنْ عَمْدٍ مُرِيدًا لِلْقَتْلِ، وَإِنَّمَا وَكَزَهُ وَكْزَةً يُرِيدُ بِهَا دَفْعَ ظُلْمِهِ. قَالَ وَقَدْ قِيلَ: إِنَّ هَذَا كَانَ قَبْلَ النُّبُوَّةِ. وَقَالَ كَعْبٌ: كَانَ إِذْ ذَاكَ ابْنَ اثْنَتَيْ عَشْرَةَ سَنَةً، وَكَانَ قَتْلُهُ مَعَ ذَلِكَ خَطَأً فَإِنَّ الْوَكْزَةَ وَاللَّكْزَةَ فِي الْغَالِبِ لَا تَقْتُلُ. وَرَوَى مُسْلِمٌ عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ أَنَّهُ قَالَ: يَا أَهْلَ الْعِرَاقِ مَا أَسْأَلَكُمْ عَنِ الصَّغِيرَةِ، وَأَرْكَبَكُمْ لِلْكَبِيرَةِ! سَمِعْتُ أَبِي عَبْدَ اللَّهِ بن عمر يقول سمعت
(١). ويروى:" عن الجلى". والذلول ضد الصعب. ويروى:" ذليل". وأجماع جمع (جمع) وهو ظهر الكف إذا جمعت أصابعك وضممتها. [ ..... ] (٢). هو جرير. والأشجع يريد به الشجاع من الحيات. وصدر البيت: أيفايشون وقد رأوا حفاءهم

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