ainsi que ‘Atâ’[1], Ibn Zayd et d’autres.
Mujâhid a dit : « Il s’agit de deux clameurs ; la première fait périr toute chose, par la permission d’Allah, et la seconde fait revivre toute chose, par la permission d’Allah. »
‘Atâ’ a dit : « La “Râjifah” désigne la Résurrection (al-Qiyâmah), et la “Râdifah” la Recréation (al-Ba‘th). »
Ibn Zayd a dit : « La “Râjifah” correspond à la mort, et la “Râdifah” à l’Heure ultime. » – Et Allah est plus Savant.
« Sauf ceux qu’Allah voudra [préserver] »
Les exégètes ont divergé quant à l’identité de ceux qui sont ainsi exceptés.
– D’après le ḥadith d’Abû Hurayrah, il s’agit des martyrs qui, auprès de leur Seigneur, reçoivent leur subsistance ; la frayeur n’atteint que les vivants.
– C’est également l’avis de Sa‘îd b. Jubayr : ce sont les martyrs, portant leurs épées en bandoulière, autour du Trône.
– Al-Qushayrî ajoute : les prophètes entrent dans cette catégorie, car ils possèdent à la fois la prophétie et le statut de martyrs.
– Il a également été dit qu’il s’agit des anges.
– Al-Ḥasan affirme : certains groupes d’anges sont exceptés ; ils mourront entre les deux souffles.
– Muqâtil précise : il s’agit de Jibrîl, Mîkâ’îl, Isrâfîl et de l’Ange de la Mort.
– D’autres ont avancé qu’il s’agit des houris (al-ḥûr al-‘în).
– D’autres encore : ce sont les croyants, car Allah — Très-Haut — dit aussitôt après : « Quiconque viendra avec une bonne action recevra meilleure qu’elle, et ils seront, ce jour-là, à l’abri de toute frayeur. »
Certains de nos savants ont déclaré : « Aucun texte authentique ne permet de les désigner avec certitude ; toutes ces opinions demeurent donc possibles. »
Je dis : le ḥadith d’Abû Hurayrah lui a échappé, or le Qâḍî Abû Bakr Ibn al-‘Arabî l’a authentifié ; c’est donc sur ce texte, explicite quant à l’identification, qu’il convient de se reposer, les autres avis relevant de l’ijtihâd. – Allah est plus Savant.
D’autres explications seront rapportées dans la sûrah « az-Zumar ».
Quant à Sa parole : « Alors seront saisis d’effroi ceux qui sont dans les cieux… » : le verbe « furent saisis » est au passé, tandis que « on soufflera » est au futur ; comment l’accompli peut-il être coordonné à l’inaccompli ? Al-Farrâ’ répond que l’on s’appuie ici sur le sens : « lorsqu’on soufflera dans la Trompe, alors seront saisis d’effroi… »
L’expression « sauf ceux qu’Allah voudra » est au cas de l’exception.
« Et tous viendront à Lui, humiliés »
Abû ‘Amr, ‘Âṣim, al-Kisâ’î, Nāfi‘, Ibn ‘Āmir et Ibn Kathîr ont lu : « â̄tūhu » (ils viendront), au futur.
Al-A‘mach, Yaḥyâ, Ḥamzah et Ḥafṣ, d’après ‘Âṣim, ont lu : « atawhu » (ils sont venus), au passé ; c’est également la lecture d’Ibn Mas‘ûd.
D’après Qatâdah : « …atahu dâkhirîn ».
An-Naḥḥâs rapporte : dans mon exemplaire transmis d’Abû Isḥâq concernant les lectures, quiconque lit « wa-kullun atawhu » le met au singulier, se fondant sur la forme externe de « kullun » ; et celui qui lit « atūhu » le met au pluriel, se fondant sur son sens. Il ajoute que cette remarque est une grave erreur, car dire « wa-kullun atawhu » n’est pas une forme singulière mais bien une forme plurielle…
[1] ‘Atâ’ : il s’agit d’‘Atâ’ b. Abî Rabâḥ, le grand tâbi‘î.