La Parole du Très-Haut :
« Et Lôt, quand il dit à son peuple », c’est-à-dire : « Nous avons envoyé Lôt », ou bien : « Rappelle (l’histoire de) Lôt ».
« lorsqu’il dit à son peuple », c’étaient les habitants de Sodome.
Il leur dit :
« Allez-vous commettre l’infamie », c’est-à-dire cet acte honteux et odieux,
« alors que vous le voyez » clairement comme une turpitude ; cela rend votre péché encore plus grave.
On a également dit : l’un de vous se livre à l’autre sous vos yeux ; ils ne se cachaient pas, par arrogance et rébellion.
« Allez-vous vraiment assouvir votre désir avec les hommes plutôt qu’avec les femmes ? »
Le rappel est répété tant la chose est répugnante et ignoble.
« Mais vous êtes un peuple qui ignore », soit l’interdiction divine, soit la sanction encourue.
Al-Khalîl et Sîbawayh préfèrent l’allègement de la seconde hamza dans « a-inna-kum » ; quant à l’écriture, il convient de le noter avec deux alif dans tous les cas, car il s’agit d’une hamza initiale précédée de l’alif de l’interrogation.
La Parole du Très-Haut :
« Et la réponse de son peuple ne fut autre que : “Expulsez la famille de Lôt de votre cité, car ce sont des gens qui se purifient.” »
C’est-à-dire qu’ils se gardent des parties postérieures des hommes ; ils disaient cela par moquerie, selon Mujâhid.
Qatâda a dit : Ils les ont blâmés, par Allâh, d’un défaut qui n’en est pas un : celui de se purifier des mauvaises actions.
« Nous le sauvâmes, lui et les siens, à l’exception de sa femme ; Nous l’avions destinée à demeurer parmi les retardataires. »
‘Âṣim a lu : « qadarnâ » (avec simplification), et le sens est identique ; on dit : « qadartu » ou « qaddartu » telle chose.
« Et Nous fîmes pleuvoir sur eux une pluie ; quelle détestable pluie pour ceux qui avaient été avertis ! »
C’est-à-dire pour celui qui fut averti mais n’accepta pas l’avertissement. L’explication de cela a déjà été mentionnée dans al-A‘râf et Hûd.