Dans le Ṣaḥīḥ, d’après Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée –, il est rapporté que le Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui – a dit :
« Un ‘ifrît parmi les djinns a voulu, la nuit dernière, se ruer sur moi pour interrompre ma prière. Or Allah m’a donné pouvoir sur lui, si bien que je l’ai saisi… », puis il mentionna le reste du ḥadîth.
Dans le recueil d’al-Bukhârî, on lit : « Un ‘ifrît s’est brusquement jeté sur moi la nuit dernière », à la place de « a voulu se ruer sur moi ».
Dans le Muwaṭṭa’, d’après Yaḥyâ ibn Sa‘îd, il est rapporté : « Le Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui – fut emmené lors du Voyage Nocturne et vit un ‘ifrît parmi les djinns qui le poursuivait avec une torche de feu ; chaque fois que le Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui – se retournait, il l’apercevait. Jibrîl dit alors : “Ne veux-tu pas que je t’enseigne des paroles ? Si tu les prononces, sa flamme s’éteindra et il tombera face contre terre.” – “Oui”, répondit le Messager d’Allah. Jibrîl lui apprit alors :
« Je me mets sous la protection d’Allah, le Généreux, et des paroles parfaites d’Allah que nul pieux ni pervers ne saurait dépasser, contre le mal de ce qui descend du ciel, contre le mal de ce qui y monte, [contre le mal de ce qu’Il a créé sur la terre et du mal de ce qui en sort], contre les épreuves de la nuit et du jour et contre les visiteurs soudains de la nuit et du jour, hormis le visiteur qui vient avec un bien, ô Très-Miséricordieux. »
Parole d’Allah – Très-haut :
« Je te l’apporterai avant que tu ne te lèves de ta place. »
C’est-à-dire de l’assemblée où il rendait ses jugements.
« Et, à son sujet, je suis certes fort et digne de confiance. »
Autrement dit : capable de le porter et digne de confiance quant à ce qu’il contient.
Ibn ‘Abbâs a dit : « Digne de confiance quant à la chasteté de la femme », rapporté par al-Mahdawî.
Sulaymân déclara : « Je désire quelque chose de plus rapide que cela. »
Alors :
« Celui qui possédait une science tirée du Livre dit : “Je te l’apporterai avant que ton regard ne revienne vers toi.” »
La plupart des exégètes affirment que ce savant était Âṣif ibn Barkhiyâ, issu des Enfants d’Israël, un véridique qui connaissait le Nom suprême d’Allah : lorsqu’on L’implore par Lui, Il accorde, et lorsque l’on invoque par Lui, Il exauce.
‘Â’isha – qu’Allah l’agrée – rapporte que le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – a dit :
« Le Nom suprême d’Allah par lequel Âṣif ibn Barkhiyâ invoqua est : “Yâ Ḥayy, Yâ Qayyûm.” »
Il fut dit qu’en leur langue cela se prononçait : Ahyâ Sharâhyâ.
Az-Zuhrî a précisé que son invocation fut :
« Ô notre Dieu et Dieu de toute chose, Dieu unique, point de divinité en dehors de Toi ; apporte-moi son trône », et il se matérialisa aussitôt devant lui.
Mujâhid rapporte qu’il invoqua en ces termes :
« Ô notre Dieu et Dieu de toute chose, ô Détenteur de Majesté et de Munificence. »
As-Suhaylî conclut : « Celui qui possédait une science tirée du Livre n’est autre qu’Âṣif ibn Barkhiyâ, cousin maternel de Sulaymân, détenteur du Nom suprême parmi les Noms d’Allah, exalté soit-Il. »