Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Les propos des deux éminents savants à ce sujet sont parfaitement clairs : la femme n’est pas apte à paraître devant l’assemblée, ni à se mêler aux hommes, ni à débattre avec eux d’égal à égal. En effet, si elle est jeune, il est interdit de la regarder ou de l’entendre converser ; et si elle est une « barza », c’est-à-dire une femme d’âge mûr qui ne s’isole plus comme les jeunes filles tout en demeurant vertueuse et sensée, il n’est pas permis qu’elle partage avec les hommes un même lieu où l’on se presse, ni qu’elle soit leur interlocutrice dans la controverse. Jamais ne réussira quiconque imagine pareille situation ou y croit.

Onzièmement : – Parole du Très-Haut : « Et il lui a été accordé de toute chose ». L’expression marque l’exagération : il s’agit de tout ce dont un royaume a besoin. D’autres disent : le sens est qu’il lui a été donné, de chaque chose propre à son époque, une part ; le complément d’objet a été omis, car le contexte le fait comprendre.

« Et elle possède un trône immense » : c’est-à-dire un siège royal, qualifié de « grandiose » aussi bien par sa taille que par le rang souverain qu’il représente. On a dit qu’il était en or et qu’elle s’y asseyait ; d’autres ont considéré que le trône signifie ici la royauté, mais la première opinion est la plus correcte, conformément à la parole divine : « Qui donc parmi vous m’apportera son trône ? ».

Az-Zamakhcharî dit : « Si tu demandes comment le huppe a pu mettre sur le même pied le trône de Balqîs et le Trône d’Allah en les décrivant tous deux comme “immenses”, je réponds qu’il existe entre les deux qualificatifs un écart considérable : la grandeur attribuée à son trône est relative à ceux des souverains de son espèce, tandis que la grandeur du Trône d’Allah est relative à tout ce qu’Il a créé des cieux et de la terre. »

Ibn ‘Abbâs rapporte : « La longueur de son trône était de quatre-vingts coudées, sa largeur de quarante coudées et sa hauteur dans les airs de trente coudées ; il était serti de perles, de rubis rouges et d’émeraudes vertes. »

Qatâdah ajoute : « Ses pieds étaient en perles et en pierreries, et il était drapé de brocart et de soie, fermé par sept serrures. »

Muqâtil dit : « Il mesurait quatre-vingts coudées sur quatre-vingts coudées, et s’élevait au-dessus du sol de quatre-vingts coudées, tout orné de joyaux. »

Selon Ibn Isḥâq, des femmes le servaient, au nombre de six cent esclaves.

Ibn ‘Aṭiyyah précise : « Ce que l’on retient nécessairement du verset est qu’il s’agissait d’une femme à qui l’on avait confié la royauté sur les cités du Yémen ; elle possédait un vaste royaume, un trône imposant, et elle était mécréante, issue d’un peuple mécréant. »

Douzièmement : – Parole du Très-Haut : « Je l’ai trouvée, elle et son peuple, se prosternant devant le soleil au lieu d’Allah. » Il fut dit : cette nation comptait parmi les adorateurs du soleil, car, d’après ce qui est rapporté, ils étaient des zindiqs. D’autres dirent : ils étaient des mages qui adoraient les lumières. Il est rapporté de Nāfi‘ que la pause dans la récitation se fait sur « trône ». – Fin de la citation de al-Mahdawî.

كَلَامُ الشَّيْخَيْنِ فِي هَذِهِ الْمَسْأَلَةِ بِشَيْءٍ، فَإِنَّ الْمَرْأَةَ لَا يَتَأَتَّى مِنْهَا أَنْ تَبْرُزَ إِلَى الْمَجْلِسِ، وَلَا تُخَالِطَ الرِّجَالَ، وَلَا تُفَاوِضَهُمْ مُفَاوَضَةَ النَّظِيرِ لِلنَّظِيرِ لِأَنَّهَا إِنْ كَانَتْ فَتَاةً حَرُمَ النَّظَرُ إِلَيْهَا وَكَلَامُهَا، وَإِنْ كَانَتْ بَرْزَةً «١» لَمْ يَجْمَعْهَا وَالرِّجَالَ مَجْلِسٌ وَاحِدٌ تَزْدَحِمُ فِيهِ مَعَهُمْ، وَتَكُونُ مُنَاظِرَةً لَهُمْ، وَلَنْ يُفْلِحَ قَطُّ مَنْ تَصَوَّرَ هَذَا وَلَا مَنِ اعْتَقَدَهُ. الْحَادِيَةَ عَشْرَةَ- قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَأُوتِيَتْ مِنْ كُلِّ شَيْءٍ) مُبَالَغَةٌ، أَيْ مِمَّا تَحْتَاجُهُ الْمَمْلَكَةُ. وَقِيلَ: الْمَعْنَى أُوتِيَتْ من كل شي فِي زَمَانِهَا شَيْئًا فَحُذِفَ الْمَفْعُولُ، لِأَنَّ الْكَلَامَ دَلَّ عَلَيْهِ. (وَلَها عَرْشٌ عَظِيمٌ) أَيْ سَرِيرٌ، وَوَصَفَهُ بِالْعِظَمِ فِي الْهَيْئَةِ وَرُتْبَةِ السُّلْطَانِ. قِيلَ: كَانَ مِنْ ذَهَبٍ تَجْلِسُ عَلَيْهِ. وَقِيلَ: الْعَرْشُ هُنَا الْمُلْكُ، وَالْأَوَّلُ أَصَحُّ، لِقَوْلِهِ تَعَالَى: " أَيُّكُمْ يَأْتِينِي بِعَرْشِها" . الزَّمَخْشَرِيُّ: فَإِنْ قُلْتَ كَيْفَ سَوَّى الْهُدْهُدُ بَيْنَ عَرْشِ بِلْقِيسَ وَعَرْشِ اللَّهِ فِي الْوَصْفِ بِالْعَظِيمِ؟ قُلْتُ: بَيْنَ الْوَصْفَيْنِ بَوْنٌ عَظِيمٌ، لِأَنَّ وَصْفَ عَرْشِهَا بِالْعَظِيمِ تَعْظِيمٌ لَهُ بِالْإِضَافَةِ إلى عرش أَبْنَاءِ جِنْسِهَا مِنَ الْمُلُوكِ، وَوَصْفُ عَرْشِ اللَّهِ بِالْعَظِيمِ تَعْظِيمٌ لَهُ بِالنِّسْبَةِ إِلَى مَا خَلَقَ مِنَ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ: كَانَ طُولُ عَرْشِهَا ثَمَانِينَ ذِرَاعًا، وَعَرْضُهُ أَرْبَعِينَ ذِرَاعًا، وَارْتِفَاعُهُ فِي السَّمَاءِ ثَلَاثِينَ ذِرَاعًا، مُكَلَّلٌ بِالدُّرِّ وَالْيَاقُوتِ الْأَحْمَرِ، وَالزَّبَرْجَدِ الْأَخْضَرِ. قَتَادَةُ: وَقَوَائِمُهُ لُؤْلُؤٌ وَجَوْهَرٌ، وَكَانَ مُسَتَّرًا بِالدِّيبَاجِ وَالْحَرِيرِ، عَلَيْهِ سَبْعَةُ مَغَالِيقَ. مُقَاتِلٌ: كَانَ ثَمَانِينَ ذِرَاعًا [فِي ثَمَانِينَ ذِرَاعًا] «٢» وَارْتِفَاعُهُ مِنَ الْأَرْضِ ثَمَانُونَ ذِرَاعًا، وَهُوَ مُكَلَّلٌ بِالْجَوَاهِرِ. ابْنُ إِسْحَاقَ: وَكَانَ يَخْدُمُهَا النِّسَاءُ، وكان لِخِدْمَتِهَا سِتُّمِائَةُ امْرَأَةٍ. قَالَ ابْنُ عَطِيَّةَ: وَاللَّازِمُ مِنَ الْآيَةِ أَنَّهَا امْرَأَةٌ مُلِّكَتْ عَلَى مَدَائِنِ الْيَمَنِ، ذَاتُ مُلْكٍ عَظِيمٍ، وَسَرِيرٍ عَظِيمٍ، وَكَانَتْ كَافِرَةً مِنْ قَوْمٍ كُفَّارٍ. الثَّانِيَةَ عَشْرَةَ- قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَجَدْتُها وَقَوْمَها يَسْجُدُونَ لِلشَّمْسِ مِنْ دُونِ اللَّهِ) قِيلَ: كَانَتْ هَذِهِ الْأُمَّةُ مِمَّنْ يَعْبُدُ الشَّمْسَ، لِأَنَّهُمْ كَانُوا زَنَادِقَةً فِيمَا يُرْوَى. وَقِيلَ: كَانُوا مَجُوسًا يَعْبُدُونَ الْأَنْوَارَ. وَرُوِيَ عَنْ نَافِعٍ أن الوقف على " عَرْشٌ" . قال المهدوي:
(١). البرزة هنا: الكهلة التي لا تحتجب احتجاب الشواب، وهى مع ذلك عفيفة عاقلة تجلس للناس وتحدثهم. (٢). من ب وك.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies