Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Sixième point :
J’ai acquis une science que tu n’as pas acquise à propos de cette affaire. Il y a là une réfutation à l’encontre de ceux qui prétendent que les prophètes connaissent l’inconnaissable (al-ghayb). Al-Farrâ’ rapporte la lecture : « aḥuṭṭu », où la lettre tâ’ est assimilée dans le ṭâ’. Il rapporte également la forme : « aḥuttu », où le ṭâ’ est remplacé par un tâ’ puis assimilé.

Septième point – Parole d’Allah :
« Et je viens à toi, de Sabaʾ, avec une nouvelle certaine. »
Le huppe informa Sulaymân de ce qu’il ignorait et se dégagea ainsi de la menace de châtiment et d’égorgement. La majorité des lecteurs récitent « Sabaʾin » avec tanwîn (déclinable). Ibn Kathîr et Abû ʿAmr le lisent « Sabaʾa » – avec ouverture du hamza et sans tanwîn. La première lecture considère qu’il s’agit du nom d’un homme auquel fut rattaché son peuple, comme l’indique ce vers :
« Les Wârids et les Taym sur les cimes de Sabaʾ…
les peaux des buffles ont mordu leurs nuques. »
Az-Zajjâj rejeta l’idée qu’il s’agisse d’un homme et affirma : « Sabaʾ » est le nom d’une cité connue sous l’appellation Maʾrib, au Yémen, distante de trois jours de marche de Ṣanʿâ’. Il cita ces vers d’al-Nâbigha al-Jaʿdî :
« De Sabaʾ, habitants de Maʾrib, lorsque…
ils édifiaient, avant la venue du torrent dévastateur. »
Ainsi, celui qui ne décline pas le mot le considère comme un nom de ville ; celui qui le décline – ce qui est l’avis le plus courant – estime qu’il s’agit du nom d’un pays, masculin, auquel on a donné le nom d’un masculin. Il a aussi été dit que c’est le nom d’une femme d’après laquelle la ville aurait été nommée.

L’avis authentique est qu’il s’agit du nom d’un homme ; tel est, en effet, le sens rapporté dans le Sunan de at-Tirmidhî, d’après le ḥadîth de Farwa b. Musayk al-Murâdî, du Prophète – que les prières et la paix d’Allah soient sur lui –, et cela sera exposé, si Allah le veut.

Ibn ʿAṭiyya dit : « Ce ḥadîth échappa à az-Zajjâj, si bien qu’il tâtonna à l’aveuglette. »
Al-Farrâ’ prétendit que ar-Ruʾâsî interrogea Abû ʿAmr b. al-ʿAlâ’ au sujet de Sabaʾ et que celui-ci répondit : « Je ne sais pas ce qu’il est. »
An-Naḥḥâs dit : « Al-Farrâ’ interpréta les propos d’Abû ʿAmr comme s’il avait refusé de décliner le mot parce qu’il lui était inconnu, estimant que ce qui n’est pas identifié ne se décline pas. » Puis il ajouta : « Abû ʿAmr est bien au-dessus de pareille assertion ; le récit d’ar-Ruʾâsî ne prouve nullement qu’il ait voulu empêcher la déclinaison par ignorance. Il s’est seulement exprimé ainsi : “Je ne le connais pas.” Que l’on interroge un grammairien sur un nom et qu’il réponde : “Je ne le connais pas” n’implique nullement qu’il refuse sa déclinaison. Au contraire, la règle veut que, lorsqu’un nom est méconnu, on le décline, car l’origine des noms est d’être déclinables ; on ne les rend indéclinables qu’en présence d’un motif intrinsèque. Le principe est établi avec certitude ; il n’est pas levé par une ignorance accidentelle. » Il poursuivit par de longs développements.

السَّادِسَةُ- أَيْ عَلِمْتُ مَا لَمْ تَعْلَمْهُ مِنَ الْأَمْرِ فَكَانَ فِي هَذَا رَدٌّ عَلَى مَنْ قَالَ: إِنَّ الْأَنْبِيَاءَ تَعْلَمُ الْغَيْبَ. وَحَكَى الْفَرَّاءُ " أَحَطُّ" يُدْغِمُ التَّاءَ فِي الطَّاءِ. وَحَكَى " أَحَتُّ" بِقَلْبِ الطَّاءِ تَاءً وَتُدْغَمُ. السَّابِعَةُ- قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَجِئْتُكَ مِنْ سَبَإٍ بِنَبَإٍ يَقِينٍ) أَعْلَمَ سُلَيْمَانَ مَا لَمْ يَكُنْ يَعْلَمُهُ، وَدَفَعَ عَنْ نَفْسِهِ مَا تَوَعَّدَهُ مِنَ الْعَذَابِ وَالذَّبْحِ. وَقَرَأَ الْجُمْهُورُ " سَبَإٍ" بِالصَّرْفِ. وَابْنُ كَثِيرٍ وَأَبُو عَمْرٍو " سَبَأَ" بِفَتْحِ الْهَمْزَةِ وَتَرْكِ الصَّرْفِ، فَالْأَوَّلُ عَلَى أَنَّهُ اسْمُ رَجُلٍ نُسِبَ إِلَيْهِ قَوْمٌ، وَعَلَيْهِ قَوْلُ الشَّاعِرِ: الْوَارِدُونَ وَتَيْمُ فِي ذُرَى سَبَإٍ ... قَدْ عَضَّ أَعْنَاقَهُمْ جِلْدُ الْجَوَامِيسِ وَأَنْكَرَ الزَّجَّاجُ أَنْ يَكُونَ اسْمَ رَجُلٍ، وَقَالَ: " سَبَإٍ" اسْمُ مَدِينَةٍ تُعْرَفُ بِمَأْرِبَ بِالْيَمَنِ بَيْنَهَا وَبَيْنَ صَنْعَاءَ مَسِيرَةُ ثلاثة أيام. وَأَنْشَدَ لِلنَّابِغَةِ الْجَعْدِيِّ: مِنْ سَبَأَ الْحَاضِرِينَ مَأْرِبَ إِذْ ... يَبْنُونَ مِنْ دُونِ سَيْلِهِ الْعَرِمَا قَالَ: فَمَنْ لَمْ يَصْرِفْ قَالَ إِنَّهُ اسْمُ مَدِينَةٍ، وَمَنْ صَرَفَ وَهُوَ الْأَكْثَرُ فَلِأَنَّهُ اسْمُ الْبَلَدِ فَيَكُونُ مُذَكَّرًا سُمِّيَ بِهِ مُذَكَّرٌ. وَقِيلَ: اسْمُ امْرَأَةٍ سُمِّيَتْ بِهَا الْمَدِينَةُ. وَالصَّحِيحُ أَنَّهُ اسْمُ رَجُلٍ، كَذَلِكَ فِي كِتَابِ التِّرْمِذِيِّ مِنْ حَدِيثِ فَرْوَةَ بْنِ مُسَيْكٍ الْمُرَادِيِّ عَنِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. وَسَيَأْتِي إِنْ شَاءَ اللَّهُ تَعَالَى. قَالَ ابْنُ عَطِيَّةَ: وَخَفِيَ هَذَا الْحَدِيثُ عَلَى الزَّجَّاجِ فَخَبَطَ عَشْوَاءَ. وَزَعَمَ الْفَرَّاءُ أَنَّ الرُّؤَاسِيَّ سَأَلَ أَبَا عَمْرِو بْنَ الْعَلَاءِ عَنْ سَبَإٍ فَقَالَ: مَا أَدْرِي مَا هُوَ. قَالَ النَّحَّاسُ: وَتَأَوَّلَ الْفَرَّاءُ عَلَى أَبِي عَمْرٍو أَنَّهُ مَنَعَهُ مِنَ الصَّرْفِ لِأَنَّهُ مَجْهُولٌ، وَأَنَّهُ إِذَا لَمْ يُعْرَفِ الشَّيْءُ لَمْ يَنْصَرِفْ. وَقَالَ النَّحَّاسُ: وَأَبُو عَمْرٍو أَجَلُّ مِنْ أَنْ يَقُولَ مِثْلَ هَذَا، وَلَيْسَ فِي حِكَايَةِ الرُّؤَاسِيِّ عَنْهُ دَلِيلٌ أَنَّهُ إِنَّمَا مَنَعَهُ مِنَ الصَّرْفِ لِأَنَّهُ لَمْ يَعْرِفْهُ، وَإِنَّمَا قَالَ لَا أَعْرِفُهُ، وَلَوْ سُئِلَ نَحْوِيٌّ عَنِ اسْمٍ فَقَالَ لَا أَعْرِفُهُ لَمْ يَكُنْ فِي هَذَا دَلِيلٌ عَلَى أَنَّهُ يَمْنَعُهُ مِنَ الصَّرْفِ، بَلِ الْحَقُّ عَلَى غَيْرِ هَذَا، وَالْوَاجِبُ إِذَا لَمْ يَعْرِفْهُ أَنْ يَصْرِفَهُ، لِأَنَّ أَصْلَ الْأَسْمَاءِ الصَّرْفُ، وَإِنَّمَا يُمْنَعُ الشَّيْءُ مِنَ الصَّرْفِ لِعِلَّةٍ دَاخِلَةٍ عَلَيْهِ، فَالْأَصْلُ ثَابِتٌ بِيَقِينٍ فَلَا يَزُولُ بِمَا لَا يُعْرَفُ. وَذَكَرَ كَلَامًا كثيرا

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies