Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Quatrièmement – La parole du Très-Haut :

« Je le châtierai certes d’un châtiment sévère, ou bien je l’égorgerai. »

Cette parole prouve que la peine légale est proportionnelle à la faute et non à la corpulence du condamné, tout en soulignant qu’il convient de ménager le condamné quant au moment et à la manière de l’exécution. D’après Ibn ‘Abbâs, Mujâhid et Ibn Jurayj, le châtiment infligé à l’oiseau consistait à lui arracher les plumes. Ibn Jurayj précisa : « toutes ses plumes », tandis que Yazîd ibn Rumân déclara : « ses deux ailes ». Sulaymân agit ainsi avec la huppe pour sévir contre les désobéissants et sanctionner la négligence de l’oiseau dans sa tournée et dans la fonction qui lui incombait. Il apparaît qu’Allâh le lui permit, tout comme Il a permis l’abattage des animaux et des oiseaux pour la nourriture ou d’autres utilités. – Et Allâh est Plus Savant.

Dans « Nawâdir al-Uṣûl », il est rapporté : Sulaymân ibn Ḥumayd Abû ar-Rabî‘ al-Iyâdî nous a conté, en disant : ‘Awn ibn ‘Umârah nous a rapporté, d’après al-Ḥusayn al-Ju‘fî, d’après az-Zubayr ibn al-Khurrît, d’après ‘Ikrimah, que si Allâh détourna la colère de Sulaymân de la huppe, c’est parce qu’elle était pieuse envers ses père et mère. – Nous y reviendrons.

Il a aussi été dit que son châtiment consista à la placer parmi ses contraires. D’aucuns ont affirmé : « La pire des prisons est la compagnie des opposés. » Il fut également dit : « Je la contraindrai au service de ses pareilles » ; ou encore : la mettre en cage ; ou bien : l’exposer au soleil après lui avoir arraché les plumes ; ou enfin : l’éloigner de mon service. Les rois corrigent en effet par le bannissement corporel, en séparant l’être de ceux auxquels il est attaché.

Le verbe est ici souligné par la nûn de l’appui (an-nûn ath-thaqîlah), laquelle est obligatoire, qu’il s’agisse de la lourde ou de la légère. Abû Ḥâtim a dit : « Si l’on lisait : “Je le châtierai d’un châtiment sévère ou bien je l’égorgerai”, cela serait permis. »

« Ou bien qu’il me vienne avec une preuve évidente » : c’est-à-dire avec un argument clair. Le lâm dans « qu’il me vienne » n’est pas le lâm du serment, car Sulaymân ne jure pas sur l’acte de la huppe ; toutefois, comme cette expression suit sa parole : « Je le châtierai », tournure qui peut comporter le serment, il l’a employée dans le même registre. Ibn Kathîr, à lui seul, a lu : « qu’il me viendra assurément » avec deux nûn.

Cinquièmement – La parole du Très-Haut :

« Il demeura [absent] peu de temps. »

C’est-à-dire : la huppe. La majorité des lecteurs prononce le kāf avec ḍammah, tandis que ‘Âṣim, seul, le prononce avec fatḥah. Dans les deux lectures le sens est : il demeura. Sîbawayh a dit : « Makatha – yamkuthu – mukûthan, comme ils disent : qa‘ada – yaq‘udu – qu‘ûdan. » Il ajouta : « Makatha est de la même famille que ẓarafa. » D’autres ont estimé que la voyelle fatḥah est préférable, du fait de la parole du Très-Haut : « mâkithîn », puisque cela dérive de makatha. On dit : makatha – yamkuthu : il est mâkith ; makutha – yamkuthu, à l’image de ʿazuma – yaʿẓumu : il est makîth, semblable à ʿaẓîm ; et makutha – yamkuthu : il est mâkith, à l’image de ḥamuda – yaḥmudu : il est ḥâmiḍ.

Le pronom dans « makatha » peut se rapporter à Sulaymân ; le sens serait alors : Sulaymân demeura, après avoir inspecté et menacé, un temps non long, c’est-à-dire une durée brève. Il se peut aussi qu’il se rapporte à la huppe, et c’est l’avis le plus répandu ; vient alors : « puis [elle] dit : “J’ai embrassé ce que tu n’as pas embrassé” », et tel est le sens recherché.

الرَّابِعَةُ- قَوْلُهُ تَعَالَى: (لَأُعَذِّبَنَّهُ عَذاباً شَدِيداً أَوْ لَأَذْبَحَنَّهُ) دَلِيلٌ عَلَى أَنَّ الْحَدَّ عَلَى قَدْرِ الذَّنْبِ لَا عَلَى قَدْرِ الْجَسَدِ، أَمَا إِنَّهُ يُرْفَقُ بِالْمَحْدُودِ فِي الزَّمَانِ وَالصِّفَةِ. رُوِيَ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ وَمُجَاهِدٍ وَابْنِ جُرَيْجٍ أَنَّ تَعْذِيبَهُ لِلطَّيْرِ كَانَ بِأَنْ يُنْتَفُ رِيشُهُ. قَالَ ابْنُ جُرَيْجٍ: رِيشُهُ أَجْمَعُ. وَقَالَ يَزِيدُ بْنُ رُومَانَ: جَنَاحَاهُ. فَعَلَ سُلَيْمَانُ هَذَا بِالْهُدْهُدِ إِغْلَاظًا عَلَى الْعَاصِينَ، وَعِقَابًا عَلَى إِخْلَالِهِ بِنَوْبَتِهِ وَرُتْبَتِهِ، وَكَأَنَّ اللَّهَ أَبَاحَ لَهُ ذَلِكَ، كَمَا أَبَاحَ ذَبْحَ الْبَهَائِمِ وَالطَّيْرِ لِلْأَكْلِ وَغَيْرِهِ مِنَ الْمَنَافِعِ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ. وَفِي " نَوَادِرِ الْأُصُولِ" قَالَ: حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حُمَيْدٍ أَبُو الرَّبِيعِ الْإِيَادِيُّ، قَالَ حَدَّثَنَا عَوْنُ بْنُ عُمَارَةَ، عَنِ الْحُسَيْنِ الْجَعْفِيِّ، عَنِ الزُّبَيْرِ بْنِ الْخِرِّيتِ، عَنْ عِكْرِمَةَ، قَالَ: إِنَّمَا صَرَفَ اللَّهُ شَرَّ سُلَيْمَانَ عَنِ الْهُدْهُدِ لِأَنَّهُ كَانَ بَارًّا بِوَالِدَيْهِ. وَسَيَأْتِي. وَقِيلَ: تَعْذِيبُهُ أَنْ يُجْعَلَ مَعَ أَضْدَادِهِ. وَعَنْ بَعْضِهِمْ: أَضْيَقُ السُّجُونِ مُعَاشَرَةُ الْأَضْدَادِ وَقِيلَ: لَأُلْزِمَنَّهُ خِدْمَةَ أَقْرَانِهِ. وَقِيلَ: إِيدَاعُهُ الْقَفَصَ. وَقِيلَ: بِأَنْ يَجْعَلَهُ لِلشَّمْسِ بَعْدَ نَتْفِهِ. وَقِيلَ: بِتَبْعِيدِهِ عَنْ خِدْمَتِي، وَالْمُلُوكُ يُؤَدِّبُونَ بِالْهِجْرَانِ الْجَسَدَ بِتَفْرِيقِ إِلْفِهِ. وَهُوَ مُؤَكَّدٌ بِالنُّونِ الثَّقِيلَةِ، وَهِيَ لَازِمَةٌ هِيَ أَوِ الْخَفِيفَةُ. قَالَ أَبُو حَاتِمٍ: وَلَوْ قُرِئَتْ " لَأَعَذِّبَنَّهُ عَذَابًا شَدِيدًا أَوْ لَأَذْبَحَنَّهُ" جَازَ. (أَوْ لَيَأْتِيَنِّي بِسُلْطَانٍ مُبِينٍ) أَيْ بِحُجَّةٍ بَيِّنَةٍ. وَلَيْسَتِ اللَّامُ فِي " لَيَأْتِيَنِّي" لَامَ الْقَسَمِ لِأَنَّهُ لَا يُقْسِمُ سُلَيْمَانُ عَلَى فِعْلِ الْهُدْهُدِ، وَلَكِنْ لَمَّا جَاءَ فِي أَثَرِ قَوْلِهِ: " لَأُعَذِّبَنَّهُ" وَهُوَ مِمَّا جَازَ بِهِ الْقَسَمُ أَجْرَاهُ مَجْرَاهُ. وَقَرَأَ ابْنُ كَثِيرٍ وَحْدَهُ: " لَيَأْتِيَنَّنِي" بِنُونَيْنِ. الْخَامِسَةُ- قَوْلُهُ تَعَالَى: (فَمَكَثَ غَيْرَ بَعِيدٍ) أَيِ الْهُدْهُدُ. وَالْجُمْهُورُ مِنَ الْقُرَّاءِ عَلَى ضَمِّ الْكَافِ، وَقَرَأَ عَاصِمٌ وَحْدَهُ بِفَتْحِهَا. وَمَعْنَاهُ فِي الْقِرَاءَتَيْنِ أَقَامَ. قَالَ سِيبَوَيْهِ: مَكَثَ يَمْكُثُ مُكُوثًا كَمَا قَالُوا قَعَدَ يَقْعُدُ قُعُودًا. قَالَ: وَمَكَثَ مِثْلُ ظَرَفَ. قَالَ غَيْرُهُ: وَالْفَتْحُ أَحْسَنُ لِقَوْلِهِ تَعَالَى: " ماكِثِينَ" إِذْ هُوَ مِنْ مَكَثَ، يُقَالُ: مَكَثَ يَمْكُثُ فَهُوَ مَاكِثٌ، وَمَكُثَ يَمْكُثُ مِثْلُ عَظُمَ يَعْظُمُ فَهُوَ مَكِيثٌ، مِثْلُ عَظِيمٍ. وَمَكُثَ يَمْكُثُ فَهُوَ مَاكِثٌ، مِثْلُ حَمُضَ يَحْمُضُ فَهُوَ حَامِضٌ. وَالضَّمِيرُ فِي " مَكَثَ" يَحْتَمِلُ أَنْ يَكُونَ لِسُلَيْمَانَ، وَالْمَعْنَى: بَقِيَ سُلَيْمَانُ بَعْدَ التَّفَقُّدِ وَالْوَعِيدِ غَيْرَ طَوِيلٍ أَيْ غَيْرَ وَقْتٍ طَوِيلٍ. وَيُحْتَمَلُ أَنْ يَكُونَ لِلْهُدْهُدِ وَهُوَ الْأَكْثَرُ. فَجَاءَ: " فَقالَ أَحَطْتُ بِما لَمْ تُحِطْ بِهِ" وَهِيَ:

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