Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

parmi les autres oiseaux ?
Il répondit : « Il avait besoin d’eau, sans connaître sa profondeur – ou, d’après une autre version, la distance à laquelle elle se trouvait – or, la huppe connaissait cela mieux que tout autre oiseau ; c’est pour cette raison qu’il la rechercha. »

Dans le livre d’an-Naqqâch, on lit : « La huppe était un véritable ingénieur. »

Il est rapporté que Nâfiʿ b. al-Azraq entendit Ibn ʿAbbâs évoquer le rôle de la huppe et lui dit : « Arrête-toi, Ô toi qui multiplies les explications ! Comment la huppe pourrait-elle voir ce qui se trouve à l’intérieur de la terre alors qu’elle ne voit pas le piège lorsqu’elle y tombe ? » Ibn ʿAbbâs lui répondit : « Lorsque le décret divin survient, la vue s’obscurcit. »

Mujâhid rapporte : On demanda à Ibn ʿAbbâs : « Comment Sulaymân a-t-il pu remarquer l’absence de la huppe parmi tous les oiseaux ? » Il répondit : « Il avait fait halte dans un endroit sans savoir à quelle distance se trouvait l’eau, tandis que la huppe la repérait avec sûreté ; il voulut donc l’interroger. » Mujâhid ajoute : « Je lui dis : “Comment pourrait-elle se diriger ainsi alors qu’un enfant peut tendre un filet et la capturer ?” Il répliqua : “Lorsque le décret divin survient, la vue s’obscurcit.” »

Ibn al-ʿArabî déclare : « Seul un savant du Coran est capable de donner une telle réponse. »

Je dis : Cette même réponse, la huppe l’adressa déjà à Sulaymân, comme on l’a vu précédemment.

Ils ont récité ces vers :
Lorsque Dieu veut qu’un destin touche un homme,
quand bien même il serait doué de raison, de jugement et de clairvoyance,
quand bien même il userait de mille stratagèmes pour repousser
ce qu’apportent les causes déplaisantes du décret ;
Il voile alors son ouïe et son intelligence,
lui ôtant de son esprit ce qu’on ôte d’un cheveu.
Et lorsque Son arrêt s’accomplit sur l’homme,
Il lui rend sa raison afin qu’il médite.

Al-Kalbî affirme : « Durant ce voyage, Sulaymân n’avait qu’une seule huppe. » Dieu est plus savant.

Deuxième point : Cette noble āya constitue une preuve de l’obligation pour l’Imâm de contrôler l’état de ses sujets et de veiller sur eux. Vois comment, malgré la petitesse de la huppe, son cas n’échappa pas à Sulaymân ; que dire alors des affaires immenses du royaume ? Qu’Allah fasse miséricorde à ʿUmar, qui suivait cette même voie ; il disait : « Si un chevreau venait à être saisi par le loup sur la rive de l’Euphrate, ʿUmar en serait tenu pour responsable. » Que penser dès lors d’un gouverneur sous la main duquel des pays se perdent, où les sujets et leurs bergers se trouvent négligés ?

Dans le Ṣaḥîḥ, d’après ʿAbd Allâh b. ʿAbbâs, on rapporte que le calife ʿUmar b. al-Khaṭṭâb partit pour le Šhâm ; lorsqu’il arriva à Sargh,
les commandants des armées – Abû ʿUbayda et ses compagnons – vinrent à sa rencontre et l’informèrent que la peste s’était déclarée en Šhâm. (Le hadith se poursuit.)

Nos savants ont dit : Cette sortie de ʿUmar eut lieu après la conquête de Bayt al-Maqdis, l’an dix-sept de l’Hégire, comme l’a mentionné Khalîfa b. Khayyâṭ.

سَائِرِ الطَّيْرِ؟ قَالَ: احْتَاجَ إِلَى الْمَاءِ وَلَمْ يَعْرِفْ عُمْقَهُ- أَوْ قَالَ مَسَافَتَهُ- وَكَانَ الْهُدْهُدُ يَعْرِفُ ذَلِكَ دُونَ سَائِرِ الطَّيْرِ فَتَفَقَّدَهُ. وَقَالَ فِي كِتَابِ النَّقَّاشِ: كَانَ الْهُدْهُدُ مُهَنْدِسًا. وَرُوِيَ أَنَّ نَافِعَ بْنَ الْأَزْرَقِ سَمِعَ ابْنَ عَبَّاسٍ يَذْكُرُ شَأْنَ الْهُدْهُدِ فَقَالَ لَهُ: قِفْ يَا وَقَّافُ كَيْفَ يَرَى الْهُدْهُدُ بَاطِنَ الْأَرْضِ وَهُوَ لَا يَرَى الْفَخَّ حِينَ يَقَعُ فِيهِ؟ ! فَقَالَ لَهُ ابْنُ عَبَّاسٍ: إِذَا جَاءَ الْقَدَرُ عَمِيَ الْبَصَرُ. وَقَالَ مُجَاهِدٌ: قِيلَ لِابْنِ عَبَّاسٍ كَيْفَ تَفَقَّدَ الْهُدْهُدَ مِنَ الطَّيْرِ؟ فَقَالَ: نَزَلَ مَنْزِلًا وَلَمْ يَدْرِ مَا بُعْدُ الْمَاءِ، وَكَانَ الْهُدْهُدُ مُهْتَدِيًا إِلَيْهِ، فَأَرَادَ أَنْ يَسْأَلَهُ. قَالَ مُجَاهِدٌ: فَقُلْتُ كَيْفَ يَهْتَدِي وَالصَّبِيُّ يَضَعُ لَهُ الْحِبَالَةَ فَيَصِيدُهُ؟ قَالَ: إِذَا جَاءَ الْقَدَرُ عَمِيَ الْبَصَرُ. قَالَ ابْنُ الْعَرَبِيِّ: وَلَا يَقْدِرُ عَلَى هَذَا الْجَوَابِ إِلَّا عَالِمُ الْقُرْآنِ. قُلْتُ: هَذَا الْجَوَابُ قَدْ قَالَهُ الْهُدْهُدُ لِسُلَيْمَانَ كَمَا تَقَدَّمَ. وَأَنْشَدُوا: إِذَا أَرَادَ اللَّهُ أَمْرًا بِامْرِئٍ ... وَكَانَ ذَا عَقْلٍ وَرَأْيٍ وَنَظَرْ وَحِيلَةٍ يَعْمَلُهَا فِي دَفْعِ مَا ... يَأْتِي بِهِ مَكْرُوهُ أَسْبَابِ الْقَدَرْ غَطَّى عَلَيْهِ سَمْعَهُ وَعَقْلَهُ ... وَسَلَّهُ مِنْ ذِهْنِهِ سَلَّ الشَّعَرْ حَتَّى إِذَا أَنْفَذَ فِيهِ حُكْمَهُ ... رَدَّ عَلَيْهِ عَقْلَهُ لِيَعْتَبِرْ قَالَ الْكَلْبِيُّ: لَمْ يَكُنْ لَهُ فِي مَسِيرِهِ إِلَّا هُدْهُدٌ وَاحِدٌ. وَاللَّهُ أَعْلَمُ. الثَّانِيَةُ- فِي هَذِهِ الْآيَةِ دَلِيلٌ عَلَى تَفَقُّدِ الْإِمَامِ أَحْوَالَ رَعِيَّتِهِ، وَالْمُحَافَظَةِ عَلَيْهِمْ. فَانْظُرْ إِلَى الْهُدْهُدِ مَعَ صِغَرِهِ كَيْفَ لَمْ يَخْف عَلَى سُلَيْمَانَ حَالُهُ، فَكَيْفَ بِعِظَامِ الْمُلْكِ. وَيَرْحَمُ اللَّهُ عُمَرَ فَإِنَّهُ كَانَ عَلَى سِيرَتِهِ، قَالَ: لَوْ أَنَّ سَخْلَةً عَلَى شَاطِئِ الْفُرَاتِ أَخَذَهَا الذِّئْبُ لَيُسْأَلُ عَنْهَا عُمَرُ. فَمَا ظَنُّكَ بِوَالٍ تَذْهَبُ عَلَى يَدَيْهِ الْبُلْدَانُ، وَتَضِيعُ الرَّعِيَّةُ وَيَضِيعُ الرُّعْيَانُ. وَفِي الصَّحِيحِ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ خَرَجَ إِلَى الشَّامِ، حَتَّى إِذَا كَانَ بِسَرْغٍ «١» لَقِيَهُ أُمَرَاءُ الْأَجْنَادِ: أَبُو عُبَيْدَةَ وَأَصْحَابُهُ فَأَخْبَرُوهُ أَنَّ الْوَبَاءَ قَدْ وَقَعَ بِالشَّامِ. الْحَدِيثَ، قَالَ عُلَمَاؤُنَا: كَانَ هَذَا الْخُرُوجُ مِنْ عُمَرَ بَعْدَ مَا فُتِحَ بَيْتُ الْمَقْدِسِ سَنَةَ سَبْعَ عَشْرَةَ عَلَى مَا ذكره خليفة بن خياط.
(١). سرغ (بسكون الراء وفتحها): قرية بوادي تبوك من طريق الشام.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies