les gens davantage que ne les retiennent les limites fixées par le Coran ; voilà bien une ignorance d’Allâh et de Sa sagesse.
Il dit : « En vérité, Allâh n’a institué les peines légales (al-hudûd) que pour un intérêt général, global et permanent, permettant le bon ordre des créatures ; il n’y a à cela ni ajout possible ni diminution, et rien d’autre ne saurait être approprié. Mais les injustes les ont bafouées, s’en sont écartés, ont accompli ce qu’ils ont accompli sans intention sincère et n’ont pas recherché la Face d’Allâh en les appliquant ; dès lors, les créatures n’en ont pas été dissuadées. Si, au contraire, ils avaient jugé avec équité et purifié leur intention, les affaires se seraient redressées et la majorité des gens auraient été réformés.
[Sourate an-Naml (27), versets 18-19]
« Jusqu’à ce que, lorsqu’ils arrivèrent à la Vallée des Fourmis, une fourmi dit : Ô fourmis ! Entrez dans vos demeures, de peur que Sulaymân et ses troupes ne vous écrasent sans s’en rendre compte. » (18)
« Alors il sourit, riant de ses propos, et dit : Seigneur ! Inspire-moi afin que je Te rende grâce pour le bienfait dont Tu m’as comblé, ainsi que mes père et mère, et que j’accomplisse une œuvre pie que Tu agrées. Fais-moi, par Ta miséricorde, entrer parmi Tes serviteurs vertueux. » (19)
Ce passage comporte six questions.
Premièrement : Sa parole – exalté soit-Il – : « Jusqu’à ce que, lorsqu’ils arrivèrent à la Vallée des Fourmis… »
Qatâdah a dit : On nous a rapporté qu’il s’agit d’une vallée située au pays de Shâm. Kaʽb a dit : elle se trouve à Tâ’if.
« … une fourmi dit : Ô fourmis !… »
Ash-Shaʽbî a dit : La fourmi possédait deux ailes et appartenait donc à la catégorie des oiseaux ; c’est pourquoi elle comprit leur langage ; sans cela, elle ne l’aurait pas compris – comme cela a déjà été exposé et viendra encore.
Sulaymân at-Taymî récita, à La Mecque : « namulatan » et « an-namulu » en ouvrant la nûn et en fermant la mîm ; on rapporte aussi de lui qu’il les a toutes deux fermées. La fourmi se nomme « namlah » à cause de son « tanammul », c’est-à-dire l’abondance de ses mouvements et le peu de temps qu’elle reste en place.
Kaʽb dit : Sulaymân – sur lui la paix – passa par la vallée de as-Sadîr, l’une des vallées de Tâ’if ; il parvint à la Vallée des Fourmis. Alors une fourmi boiteuse, marchant comme le loup par sa grandeur, se dressa et appela : « Ô fourmis !… » – le verset.
Az-Zamakhsharî rapporte : Sulaymân entendit ses paroles à trois milles de distance ; elle marchait, boiteuse…
On a dit que son nom était Tâkhiyah. As-Suhaylî dit : On a mentionné le nom de la fourmi qui parla à Sulaymân – sur lui la paix – et l’on a dit qu’elle s’appelait Harmiyâ. Or je ne conçois pas qu’une fourmi puisse recevoir un nom propre, car les fourmis ne se nomment pas entre elles, et les êtres humains ne peuvent donner un nom particulier à l’une d’entre elles,