Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

[Sourate an-Naml (27), versets 7 à 14]
7. Lorsque Moïse dit aux siens : « J’aperçois un feu. Je reviendrai vers vous avec quelque information prise là–bas, ou bien je vous rapporterai un brandon ardent afin que vous vous réchauffiez. »
8. Lorsqu’il y parvint, on l’appela : « Béni soit Celui qui se trouve dans le feu et alentour ! Gloire à Allah, Seigneur des mondes ! »
9. « Ô Moïse ! C’est Moi, Allah, le Tout-Puissant, le Sage. »
10. « Jette ton bâton. » Quand il le vit se mouvoir comme si c’était un serpent rapide, il tourna le dos pour fuir sans même se retourner. « Ô Moïse, ne crains point ; auprès de Moi, les Messagers n’éprouvent aucune peur,
11. sauf celui qui a commis une injustice, puis l’a remplacée par une bonne œuvre ; Je suis alors Pardonneur, Très Miséricordieux. »
12. « Introduis ta main dans l’ouverture de ton vêtement ; elle en ressortira blanche, sans aucun mal. – (Tu vas avec) neuf signes (miraculeux) vers Pharaon et son peuple ; vraiment, ce sont des gens pervers. »
13. Lorsque Nos signes, éclatants, leur parvinrent, ils dirent : « C’est là une magie manifeste. »
14. Ils les nièrent, tandis que leurs propres âmes en étaient convaincues, par injustice et morgue. Vois donc quelle fut la fin des corrupteurs.

Commentaire
« Lorsque Moïse dit à sa famille… »
« Lorsque » (idh) est à l’accusatif, dépendant d’un verbe sous-entendu : « Rappelle-toi », comme si, après la parole divine : « Et certes tu reçois le Coran de la part d’un Sage, d’un Savant », Il avait dit : « Ô Muhammad, puise, parmi les manifestations de Sa sagesse et de Sa science, le récit de Moïse lorsqu’il dit à sa famille… »
« J’aperçois un feu » : c’est-à-dire, je l’ai vu de loin. Le poète al-Hârith b. Hilliza dit : « Elle perçut un faible bruit… »
« Je reviendrai vers vous avec quelque nouvelle, ou je vous apporterai un tison ardent afin que vous vous réchauffiez. »
‘Âṣim, Ḥamza et al-Ki­sâ’î lisent « bi-shihābin qabasin » en déclinant « shihābin ». Les autres lisent sans tanwîn, par annexion : « bi-shihābi qabasin », c’est-à-dire « une flamme de feu » ; cette lecture a été préférée par Abû ‘Ubayd et Abû Ḥâtim.
Al-Farrâ’ prétend que l’absence de tanwîn est semblable aux expressions « dârul-âkhira », « masjidul-jâmi‘ », « ṣalâtul-ûlâ », où l’on annexe la chose à elle-même lorsque ses dénominations diffèrent.
An-Naḥḥâs objecte que, selon les grammairiens de Baṣra, annexer une chose à elle-même est impossible, car, en langue arabe, l’annexion signifie joindre une chose à une autre.

[سورة النمل (٢٧) : الآيات ٧ الى ١٤] إِذْ قالَ مُوسى لِأَهْلِهِ إِنِّي آنَسْتُ نَارًا سَآتِيكُمْ مِنْها بِخَبَرٍ أَوْ آتِيكُمْ بِشِهابٍ قَبَسٍ لَعَلَّكُمْ تَصْطَلُونَ (٧) فَلَمَّا جاءَها نُودِيَ أَنْ بُورِكَ مَنْ فِي النَّارِ وَمَنْ حَوْلَها وَسُبْحانَ اللَّهِ رَبِّ الْعالَمِينَ (٨) يَا مُوسى إِنَّهُ أَنَا اللَّهُ الْعَزِيزُ الْحَكِيمُ (٩) وَأَلْقِ عَصاكَ فَلَمَّا رَآها تَهْتَزُّ كَأَنَّها جَانٌّ وَلَّى مُدْبِراً وَلَمْ يُعَقِّبْ يَا مُوسى لَا تَخَفْ إِنِّي لَا يَخافُ لَدَيَّ الْمُرْسَلُونَ (١٠) إِلاَّ مَنْ ظَلَمَ ثُمَّ بَدَّلَ حُسْناً بَعْدَ سُوءٍ فَإِنِّي غَفُورٌ رَحِيمٌ (١١) وَأَدْخِلْ يَدَكَ فِي جَيْبِكَ تَخْرُجْ بَيْضاءَ مِنْ غَيْرِ سُوءٍ فِي تِسْعِ آياتٍ إِلى فِرْعَوْنَ وَقَوْمِهِ إِنَّهُمْ كانُوا قَوْماً فاسِقِينَ (١٢) فَلَمَّا جاءَتْهُمْ آياتُنا مُبْصِرَةً قالُوا هَذَا سِحْرٌ مُبِينٌ (١٣) وَجَحَدُوا بِها وَاسْتَيْقَنَتْها أَنْفُسُهُمْ ظُلْماً وَعُلُوًّا فَانْظُرْ كَيْفَ كانَ عاقِبَةُ الْمُفْسِدِينَ (١٤) قَوْلُهُ تَعَالَى: (إِذْ قالَ مُوسى لِأَهْلِهِ) " إِذْ" مَنْصُوبٌ بِمُضْمَرٍ وَهُوَ اذْكُرْ، كَأَنَّهُ قَالَ عَلَى أَثَرِ قَوْلِهِ " وَإِنَّكَ لَتُلَقَّى الْقُرْآنَ مِنْ لَدُنْ حَكِيمٍ عَلِيمٍ" : خُذْ يَا مُحَمَّدُ مِنْ آثَارِ حِكْمَتِهِ وَعِلْمِهِ قِصَّةَ مُوسَى إِذْ قَالَ لِأَهْلِهِ. (إِنِّي آنَسْتُ نَارًا) أَيْ أَبْصَرْتُهَا مِنْ بُعْدٍ. قَالَ الْحَرِثُ بْنُ حِلِّزَةَ: آنَسَتْ نَبْأَةً وأفزعها القناص ... عَصْرًا وَقَدْ دَنَا الْإِمْسَاءُ «١» (سَآتِيكُمْ مِنْها بِخَبَرٍ أَوْ آتِيكُمْ بِشِهابٍ قَبَسٍ لَعَلَّكُمْ تَصْطَلُونَ) قَرَأَ عَاصِمٌ وَحَمْزَةُ وَالْكِسَائِيُّ " بِشِهابٍ قَبَسٍ" بِتَنْوِينِ " شِهَابٍ" . وَالْبَاقُونَ بِغَيْرِ تَنْوِينٍ عَلَى الْإِضَافَةِ، أَيْ بِشُعْلَةِ نَارٍ، وَاخْتَارَهُ أَبُو عُبَيْدٍ وَأَبُو حَاتِمٍ. وَزَعَمَ الْفَرَّاءُ فِي تَرْكِ التَّنْوِينِ أَنَّهُ بِمَنْزِلَةِ قَوْلِهِمْ: وَلَدَارُ الْآخِرَةِ، وَمَسْجِدُ الْجَامِعِ، وَصَلَاةُ الْأُولَى، يُضَافُ الشَّيْءُ إِلَى نَفْسِهِ إِذَا اخْتَلَفَتْ أَسْمَاؤُهُ. قَالَ النَّحَّاسُ: إِضَافَةُ الشَّيْءِ إِلَى نَفْسِهِ مُحَالٌ عِنْدَ الْبَصْرِيِّينَ، لِأَنَّ مَعْنَى الْإِضَافَةِ فِي اللُّغَةِ ضَمُّ شي إلى شي
(١). آنست: أحست. والنبأة: الصوت الخفي.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies