le Feu, la plus odieuse des destinées ; leur retour se fera vers le châtiment, le plus funeste des retours.
La différence entre al-munqalab et al-marjiʿ est que le munqalab désigne le passage à l’opposé de l’état où l’on se trouve, tandis que le marjiʿ est le fait de revenir d’une situation présente à une situation antérieure. Ainsi, tout marjiʿ est un munqalab, alors que tout munqalab n’est pas forcément un marjiʿ. – Allah est plus savant – telle est l’explication donnée par al-Mâwardî.
Le mot « ayy-a » est mis à l’accusatif par le verbe « yanqalibûna » ; il est employé ici avec une valeur de nom verbal. Il ne peut être considéré comme régi par « sayʿlamu », car – comme l’ont précisé les grammairiens – « ayyu » et l’ensemble des noms interrogatifs ne sont pas gouvernés par le terme qui les précède.
An-Nahhâs déclare : « En vérité, l’interrogation constitue un sens autonome, et ce qui la précède en est un autre ; si ce qui la précède agissait sur elle, les significations se confondraient. »
[Sourate an-Naml]
Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. Elle est entièrement mecquoise de l’avis unanime et comporte quatre-vingt-treize versets – certains disent : quatre-vingt-quatorze.
[Sourate an-Naml (27), versets 1-6]
Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
- Ṭâ Sîn. Voici les versets du Coran et d’un Livre explicite ;
- un guide et une bonne annonce pour les croyants ;
- ceux qui accomplissent la prière, acquittent la zakât et croient avec certitude en l’au-delà ;
- quant à ceux qui ne croient pas en l’au-delà, Nous avons embelli à leurs yeux leurs œuvres, si bien qu’ils errent à l’aveuglette ;
- ceux-là subiront le pire châtiment, et dans l’au-delà ils seront les plus grands perdants ;
- et certes, c’est bien de la part d’un Sage, Omniscient, que tu reçois le Coran.
Sa parole – Exalté soit-Il – :
« Ṭâ Sîn. Voici les versets du Coran et d’un Livre explicite. »
L’explication des lettres disjointes a déjà été donnée au début de la sourate al-Baqarah et ailleurs. « Tilka » a le sens de « cette », c’est-à-dire : cette sourate est constituée des versets du Coran et de versets d’un Livre clair. Le Coran y est mentionné sous la forme définie, tandis que l’expression « un Livre explicite » est à l’état indéfini, bien que tous deux aient valeur définie, comme lorsque l’on dit : « Un tel est un homme intelligent » et « Tel homme est l’homme intelligent. » Le « Livre » est ici le Coran ; il lui attribue donc les deux qualités : qu’il est Coran et qu’il est Livre, car il se manifeste par l’écriture comme il se manifeste par la récitation. Il a déjà été exposé