Il était un homme de sagesse. Ne vois-tu pas que le Prophète – paix et salut sur lui – a dit : « Umayya ibn Abî Ṣalt était tout près d’embrasser l’islam. »
Dès lors, tout poème contenant la mention d’Allah, Sa louange et Son exaltation est recommandé, ainsi que l’a exprimé le poète :
« Louange à Allah, le Très-Haut, le Bienfaiteur ;
le tharîd est dressé au sommet des broches. »[1]
De même, lorsqu’un verset évoque le Messager d’Allah – qu’Allah le bénisse et le salue – ou célèbre ses mérites, à l’instar des vers d’al-‘Abbâs :
« Bien avant cela tu fus pur dans les ombres et dans un dépôt sûr,
là même où l’on couvrait la nudité de feuilles.
Puis tu descendis sur terre, sans être un simple humain,
ni morceau de chair ni caillot de sang ;
tu n’étais qu’une goutte portée par l’arche
alors que le déluge engloutissait Nasr et les siens.
Transmis d’un lombes à un sein,
aussitôt qu’une génération s’éteignait, une autre apparaissait. »[2]
Le Prophète – paix et salut sur lui – lui répondit alors : « Qu’Allah ne te fracasse pas la bouche. »
Il en va de même pour les vers composés afin de prendre sa défense, tels ceux de Ḥassân :
« Tu as satirisé Muḥammad ; j’ai répondu pour le défendre,
et auprès d’Allah se trouve la rétribution. »
Ces vers ont été rapportés par Muslim dans son Ṣaḥîḥ et sont encore plus complets dans les ouvrages de Sîra.
La même louange s’applique aux poèmes invoquant la prière sur lui. Zayd ibn Aslam rapporte qu’une nuit, ʿUmar sortit pour veiller ; il aperçut une lampe dans une maison et y trouva une vieille femme filant la laine tout en disant :
« Sur Muḥammad, la prière des hommes vertueux ;
que prient sur lui les bons et les nobles.
Tu veillais longuement en pleurant avant l’aube ;
plût à Allah — et la mort connaît des phases —
que la demeure me réunisse à mon Bien-Aimé, — c’est-à-dire le Prophète
qu’Allah lui accorde paix et bénédiction. »
ʿUmar s’assit alors et se mit à pleurer.
De même, la mention et l’éloge de ses Compagnons – qu’Allah les agrée – sont louables. Ainsi, Muḥammad ibn Sâbiq a magnifiquement chanté :
« J’ai agréé ʿAlî comme étendard de la guidée,
comme j’ai agréé ʿAtîq, le compagnon de la caverne.
J’ai agréé également Abû Ḥafṣ et ses partisans,
mais je n’ai pas agréé l’assassinat du Shaykh dans sa demeure.
Tous les Compagnons, à mes yeux, sont des modèles éclatants :
me reprocheras-tu donc pareille parole ?
Si tu sais que je ne les aime
que par désir de Ta Face, affranchis-moi du Feu. »