– Que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui – a certes informé que cela adviendra.
Ainsi, dans le Ṣaḥīḥ de Muslim, d’après Abū Hurayra (qu’Allah l’agrée), il rapporte que le Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui – a dit :
« Deux catégories des gens de l’Enfer que je n’ai pas encore vues : des gens détenant des fouets semblables aux queues des bovins avec lesquels ils frappent les hommes, et des femmes vêtues mais dénudées, pencheuses et entraînant à la déviation, leurs têtes ressemblent aux bosses des grands chameaux inclinés ; elles n’entreront pas au Paradis et n’en sentiront même pas le parfum, alors que son parfum se perçoit à une distance de tant et tant. »
Abū Dāwūd a également rapporté, d’après Ibn ʿUmar (qu’Allah les agrée tous deux), qu’il a entendu le Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui – dire :
« Lorsque vous pratiquerez la ʿînah¹, que vous vous attacherez aux queues des bovins, vous satisfaisant de l’agriculture, et que vous abandonnerez le jihâd, Allah placera sur vous une humiliation qu’Il ne retirera pas avant que vous ne retourniez à votre religion. »
« Jabbârîn » : c’est-à-dire des meurtriers. Le Jabbâr est celui qui tue sans droit.
Il en est de même dans Sa Parole – Exalté soit-Il :
« Tu ne veux que devenir un tyran (jabbâr) sur terre » (al-Qasas : 19).
Ainsi l’a expliqué al-Harawî.
On a également dit : le Jabbâr est le despote arrogant et dominateur. D’où Sa Parole – Exalté soit-Il :
« Tu n’es pas un dominateur (jabbâr) sur eux » (Qâf : 45), c’est-à-dire : tu n’es pas imposé à eux de force.
Et le poète a dit :
« Nous avons arraché, par l’épée, à l’orgueilleux despote (jabbâr) son royaume
Au soir, tandis que les pointes des lances sillonnaient l’espace. »
Sa Parole – Exalté soit-Il :
« Craignez Allah et obéissez-moi. » – cela a déjà été mentionné.
« Et craignez Celui qui vous a pourvus de ce que vous savez » : c’est-à-dire de biens multiples qu’Il détaille aussitôt :
« Il vous a pourvus de bestiaux et de fils, de jardins et de sources. » Il a assujetti tout cela à votre service et vous en a gratifiés ; c’est donc Lui qu’il convient d’adorer, de remercier et de ne point renier.
« Je crains pour vous le châtiment d’un jour terrible » si vous niez Ses bienfaits et persistez dans votre mécréance.
Ils dirent : « Que tu nous admonestes ou que tu ne sois point des exhortateurs, cela nous est parfaitement égal ; nous ne t’écouterons pas et ne nous soucierons nullement de tes paroles. »
Al-ʿAbbās a rapporté d’après Abū ʿAmr, et Bishr d’après al-Kisāʾī, la lecture : « awaʿaẓta » avec assimilation du ẓāʾ dans le tāʾ, ce qui est éloigné, car le ẓāʾ est une consonne emphatique qui ne s’assimile qu’à ce qui lui est très proche en point d’articulation et de nature.
« Ce n’est là que la manière d’agir des anciens » : c’est-à-dire leur religion, selon Ibn ʿAbbās et d’autres.
Al-Farrāʾ dit : leur habitude.
Ibn Kathīr, Abū ʿAmr et al-Kisāʾī lisent : « khalqu l-awwalīn », tandis que les autres lisent « khuluqu l-awwalīn ».
Al-Harawî commente : Sa Parole – Exalté soit-Il : « Ce n’est là que khuluqu l-awwalīn » signifie : leurs divergences et leurs mensonges. Quant à celui qui lit « khuluqu l-awwalīn », il l’entend comme « leur habitude ». Les Arabes disent : « Untel nous a raconté les récits de al-khuluq », c’est-à-dire des légendes et des histoires inventées.
Ibn al-Aʿrābî a dit :