Ibn ʿAbbâs a dit : « Quiconque accomplit deux unités de prière, ou davantage, après la prière de ʿIchâʼ passe la nuit prosterné et debout pour Allah. »
Al-Kalbî a dit : « Celui qui célèbre deux rakaʿât après le Maghrib et quatre après l’ʿIchâʼ passe la nuit prosterné et debout. »
Le Très-Haut dit :
« Et ceux qui disent : “Seigneur, détourne de nous le châtiment de la Géhenne ; son châtiment est certes un tourment inéluctable. – Quel détestable lieu de séjour et d’établissement !” »
[Al-Furqân, 25 : 65-66]
C’est-à-dire : tout en se conformant à l’obéissance, ils demeurent craintifs et anxieux devant le châtiment d’Allah.
Ibn ʿAbbâs : « Ils prononcent cette invocation dans leurs prosternations et leurs stations. »
« Son châtiment est un “gharâm” » : c’est-à-dire un supplice constant, inévitable, qui ne se dissocie jamais de celui qui y est voué. De là vient l’appellation « gharîm » (débiteur) pour celui qui demeure attaché à sa dette. On dit également : « Un tel est “mughram” de telle chose », c’est-à-dire qu’il y est attaché, passionné. Tel est le sens qu’en donnent les Arabes, comme l’ont rapporté Ibn al-Aʿrâbî, Ibn ʿArafa et d’autres.
L’Ahchâ a dit :
« S’Il châtie, Son châtiment est gharâm ;
S’Il accorde largement, Il n’en tient pas compte. »
Al-Ḥasan a déclaré : « Ils savent que tout créancier peut se séparer de son débiteur, sauf le créancier de la Géhenne. »
Az-Zajjâj : « Al-gharâm désigne le supplice le plus intense. »
Ibn Zayd : « Al-gharâm signifie le malheur. »
Abû ʿUbayda : « Il signifie la perdition. » Le sens général demeure le même.
Muḥammad ibn Kaʿb : « Allah – exalté soit-Il – leur réclama le prix des délices dont ils jouirent ici-bas ; ne l’ayant pas acquitté, Il leur en imposa la contrepartie en les faisant entrer en Enfer. »
« Quel détestable lieu de séjour et d’établissement ! » – autrement dit, combien cet endroit est mauvais pour y demeurer ou s’y installer. Ils formulent cette supplication avec science ; et, parce qu’ils la prononcent en connaissance de cause, ils mesurent l’immensité de ce qu’ils demandent, ce qui les rend plus proches d’être exaucés.
Le Très-Haut dit encore :
« Ceux qui, lorsqu’ils dépensent, ne sont ni prodigues ni avares, mais tiennent un juste milieu. »
[Al-Furqân, 25 : 67]
Les exégètes ont divergé quant à l’interprétation de ce verset.
An-Naḥḥâs dit : « Parmi les explications les plus pertinentes, figure celle-ci : dépenser dans ce qui n’est pas l’obéissance à Allah est de l’excès (isrâf) ; se retenir de dépenser dans l’obéissance à Allah, c’est de l’avarice et de la restriction (iqtâr) ; quant à dépenser dans l’obéissance au Très-Haut, c’est la voie médiane (qawâm). »