en raison de la grandeur qu’il a mentionnée : il s’agit du lien de parenté par alliance (as-ṣihr), et non point que l’allaitement (ar-raḍāʿ) soit lui-même un lien d’alliance. L’allaitement est seulement l’équivalent de la parenté de sang : tout ce qui est interdit par le lien de sang l’est également par le lien d’allaitement, conformément au ḥadith rapporté à ce sujet.
Quant à celui qui a transmis la lecture : « et sont interdites, par le lien d’alliance, cinq catégories », il a retranché, des deux versets, l’interdiction de réunir deux sœurs en mariage ainsi que celle des femmes déjà mariées, c’est-à-dire celles qui ont des époux.
Je dis : Ibn ʿAṭiyya a donc rangé le lien d’allaitement, avec ce qui précède, parmi la parenté de sang ; c’est l’avis d’al-Zajjāj.
Abū Isḥāq a dit : la parenté de sang, qui n’est pas un lien d’alliance, est visée dans Sa Parole — exaltée soit-Elle — : « Vous sont interdites vos mères… » jusqu’à Sa Parole : « … et d’avoir en même temps deux sœurs. » Quant au lien d’alliance, il concerne celui auquel s’attache le droit au mariage.
Ibn ʿAṭiyya a dit : al-Zahrāwī a rapporté l’opinion selon laquelle la parenté de sang vient du côté des fils, et la parenté par alliance du côté des filles.
Je dis : al-Naḥḥās a également mentionné cette opinion et a précisé que l’alliance matrimoniale s’établit des deux côtés.
Ibn Sirīn a dit : ce verset fut révélé au sujet du Prophète — paix et bénédictions d’Allāh sur lui — et de ʿAlī — qu’Allāh l’agrée —, car ils étaient unis entre eux par un lien de sang et un lien d’alliance.
Ibn ʿAṭiyya a commenté : la réunion de ces deux liens constitue un motif de sacralité jusqu’au Jour de la Résurrection.
(« Ton Seigneur est Puissant ») à créer tout ce qu’Il veut.
[Coran, 25 : 55] « Et ils adorent, en dehors d’Allāh, ce qui ne peut ni leur profiter ni leur nuire, alors que le mécréant est, contre son Seigneur, un soutien. »
Parole du Très-Haut : « Ils adorent, en dehors d’Allāh, ce qui ne leur apporte ni profit ni nuisance. » Après avoir énuméré Ses bienfaits et manifesté la perfection de Sa puissance, Il s’étonne de l’attitude des polythéistes qui associent à Lui des êtres incapables de leur procurer le moindre bien ou mal. Autrement dit, c’est Allāh qui a créé les choses qu’Il vient d’énumérer, pourtant ces gens, par ignorance, adorent en dehors de Lui des morts, des objets inanimés qui ne profitent ni ne nuisent.
« Et le mécréant est, contre son Seigneur, un soutien (ẓahīr). » — On a rapporté d’Ibn ʿAbbās que le mot « mécréant » désigne ici Abū Jahl — qu’Allāh le maudisse — ; l’explication en est qu’il trouve appui, en l’adoration des idoles, contre les alliés d’Allāh. ʿIkrima a dit : le mécréant est Iblīs, qui s’est déclaré ouvertement ennemi de son Seigneur. Muṭarrif a dit : il s’agit du démon. Al-Ḥasan a dit : « Ẓahīran » signifie « un auxiliaire du démon dans les désobéissances ».
Il a également été dit : le sens est que le mécréant est, auprès de son Seigneur, méprisable et insignifiant, sans valeur ni poids, selon l’expression arabe « je l’ai mis derrière mon dos », c’est-à-dire que je ne me suis plus préoccupé de lui. C’est de là que provient la Parole du Très-Haut : « Vous l’avez relégué derrière vous, oublié », c’est-à-dire considéré comme négligeable.