blanche «comme la fleur de la thaghâma»(1).
Elle répondit : «Je suis une vieille femme ; ce n’est qu’à présent que je vais mourir !»
‘Umar – qu’Allâh l’agrée – répliqua : «Ô Allâh, sois-en Témoin.»
Ce récit a été rapporté par ad-Dâraqutnî : ʽAbd-ul-Husayn Ibn Ismâʽîl nous a dit ; Ahmad Ibn Ibrâhîm al-Bûshanjî nous a relaté ; Sufyân l’a narré… puis il en a fait mention.
Il est également rapporté, d’après al-Husayn Ibn Ismâʽîl, que Khallâd Ibn Aslam a dit : Sufyân nous a transmis de Zayd Ibn Aslam, d’après son père, que ‘Umar Ibn al-Khattâb – qu’Allâh l’agrée – fit ses ablutions dans la maison d’une femme chrétienne qu’il avait visitée et lui dit : «Ô vieille dame, embrasse l’Islam…», puis il raconta le hadith sous la même forme que précédemment.
Sixièmement – En ce qui concerne le chien lorsqu’il lape de l’eau :
Mâlik a statué : «Le récipient doit être lavé sept fois, mais on ne fait pas les ablutions avec cette eau ; elle reste toutefois pure.»
Ath-Thawrî a dit : «On peut faire ses ablutions avec cette eau tout en complétant par le tayammum.» C’est aussi l’avis de ʽAbd-ul-Malik Ibn ʽAbd-ul-ʽAzîz et de Muḥammad Ibn Maslamah.
Abû Ḥanîfa a jugé : «Le chien est impur ; le récipient se lave parce qu’il est impur.» Cet avis est partagé par ach-Shâfiʽî, Aḥmad et Isḥâq.
Mâlik, pour sa part, distinguait entre les chiens qu’il est permis de posséder et ceux qu’il n’est pas permis de posséder, quant au lavage du récipient souillé par leur lapement. En résumé, selon lui, l’animal est pur ; son lapement ne rend rien impur, qu’il s’agisse d’eau ou de nourriture. Il recommande seulement de jeter l’eau lapée, car elle est aisément remplaçable. Le chien du désert et celui des villes sont égaux à cet égard. Le récipient doit être lavé dans tous les cas, sept fois, à titre d’adoration. C’est la position définitive retenue par les débatteurs parmi ses compagnons.
Ibn Wahb a rapporté : ʽAbd-ur-Raḥmân Ibn Zayd Ibn Aslam nous a narré, d’après son père, d’après ʽAtâ’, d’après Abû Hurayra :
On interrogea le Messager d’Allâh – paix et bénédiction d’Allâh sur lui – au sujet des bassins situés entre La Mecque et Médine, en disant : «Les chiens et les bêtes sauvages viennent y boire.»
Il répondit : «Non ; ce qu’ils ont pris dans leurs ventres n’importe pas, et ce qui reste est pour nous une boisson et un moyen de purification.»
Ad-Dâraqutnî l’a consigné. Ce texte est une preuve explicite de la pureté des chiens et de l’eau dans laquelle ils lappent.
De même, al-Bukhârî rapporte d’après Ibn ʽUmar que les chiens allaient et venaient dans la mosquée du Messager d’Allâh – paix et bénédiction d’Allâh sur lui – et que l’on n’aspergeait rien pour cela.
Par ailleurs, ‘Umar, en présence des Compagnons, dit au propriétaire d’un bassin qu’interrogeait ʽAmr Ibn al-ʽÂṣ : «Les bêtes féroces fréquentent-elles ton bassin ?» ‘Umar dit : «Ô propriétaire du bassin, ne nous en informe pas ; nous buvons là où les bêtes boivent et elles boivent là où nous buvons.» Rapporté par Mâlik et ad-Dâraqutnî. Aucune distinction n’a été faite entre les bêtes sauvages ; le chien en fait partie. L’argument de l’opposant n’a donc aucune valeur.
(1) La thaghâma : plante au fruit et à la fleur blancs, dont la blancheur rappelle celle des cheveux grisonnants.