« Je suis le Messager de ton Seigneur. »
Il en est de même pour la parole : « et en-deçà d’elles, deux autres jardins. »
Le Très-Haut a également dit : « Puis Nous envoyâmes Moûsâ et son frère Hârûn avec Nos signes. »
Al-Qouchayrî commente : Sa parole, à un autre endroit : « Va vers Pharaon, il s’est vraiment rebellé » ne contredit pas la précédente, car lorsqu’ils sont tous deux mandatés, chacun l’est individuellement.
On peut aussi dire que Moûsâ reçut d’abord l’ordre seul ; puis, lorsqu’il dit : « Accorde-moi, parmi les miens, un ministre », Il lui fut révélé : « Allez tous deux vers Pharaon. »
« Vers le peuple qui ont traité Nos signes de mensonge » : c’est-à-dire Pharaon, Hâmân et les Coptes.
« Nous les anéantîmes » : il y a ici une ellipse, à savoir : ils les traitèrent de menteurs, « alors Nous les anéantîmes d’un anéantissement total », c’est-à-dire Nous les détruisîmes complètement.
[Sourate al-Fourqâne, 25 : 37]
« Et le peuple de Noé : lorsqu’ils démentirent les messagers, Nous les noyâmes, Nous en fîmes un signe pour les gens, et Nous avons préparé pour les injustes un châtiment douloureux. » (37)
Parole du Très-Haut :
« Et (le peuple de) Noé » : à propos de l’accusatif du mot « peuple », quatre avis :
- il est coordonné au pronom « -eux » dans « Nous les anéantîmes » ;
- il est au sens de « rappelle (-leur) » ;
- il dépend d’un verbe sous-entendu explicité par la suite : « Nous noyâmes le peuple de Noé, Nous les noyâmes » ;
- selon al-Farrâ’, il est régi par « Nous les noyâmes ». An-Nahhâs rejette cette dernière opinion, car « Nous noyâmes » n’accepte pas deux compléments d’objet pour régir à la fois le pronom implicite et « le peuple de Noé ».
« Lorsqu’ils démentirent les messagers » : l’expression est générique alors que seul Noé est visé, puisqu’à cette époque aucun autre messager n’avait été envoyé à son peuple. Noé fut envoyé avec la parole « Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allâh » et la foi en tout ce qu’Allâh révèle. En le démentant, ils ont en réalité démenti quiconque sera par la suite envoyé avec cette même parole.
Il a aussi été dit : quiconque dément un messager a, de fait, démenti tous les messagers, car on ne fait pas de distinction entre eux dans la foi ; et parce qu’il n’est pas un prophète qui ne confirme les autres prophètes d’Allâh. Ainsi, celui qui dément l’un d’entre eux a démenti tous ceux que ce prophète a confirmés.
« Nous les noyâmes » : par le déluge, comme cela a été mentionné dans la sourate Hûd.
« Nous en fîmes pour les gens un signe » : c’est-à-dire un symbole manifeste de Notre puissance.
« Et Nous avons préparé pour les injustes » – à savoir les polythéistes du peuple de Noé – « un châtiment douloureux », dans l’Au-delà.
Il a également été dit : tel est Mon procédé à l’égard de tout injuste.
[Sourate al-Fourqâne, 25 : 38]
« et les ‘Âd, et les Thamôud, et les gens d’ar-Rass, ainsi que de nombreuses générations entre ceux-là » (38).