Dans le Ṣaḥîḥ, d’après le ḥadîth d’Abû Mûsâ, le Prophète ﷺ a dit :
« L’exemple du compagnon vertueux et de celui qui est mauvais ressemble à celui du porteur de musc et du souffleur de forge ; le porteur de musc : soit il t’en offre, soit tu lui en achètes, soit encore tu profites simplement de son parfum agréable. Quant au souffleur de forge, il se peut qu’il brûle tes vêtements ou, à défaut, que tu ne respires qu’une odeur repoussante. » (Version de Muslim). Abû Dâwûd l’a également rapporté d’après Anas.
Abû Bakr al-Bazzâr rapporte d’après Ibn ʿAbbâs qu’on demanda :
« Ô Messager d’Allâh ! Quels sont les meilleurs de nos compagnons ? »
Il répondit :
« Celui dont la vue vous rappelle Allâh, dont la parole accroît votre savoir, et dont l’œuvre vous rappelle l’Au-delà. »
Mâlik b. Dînâr a dit :
« Il t’est préférable de transporter des pierres avec les pieux que de manger du khabîṣ avec les pervers. »
Et il récita :
« Fréquente les meilleurs des hommes : tu seras sauvé en paix ;
Côtoie un jour les pires des hommes : tu le regretteras. »
Sourate al-Furqân (25), versets 30-31 :
« Et le Messager dira : “Ô mon Seigneur, mon peuple a délaissé ce Coran.” (30)
Ainsi avons-Nous assigné à chaque Prophète un ennemi parmi les criminels ; ton Seigneur suffit comme Guide et Secoureur. (31) »
Le Très-Haut dit :
« Et le Messager dira : Ô mon Seigneur » — il s’agit de Muḥammad ﷺ qui se plaint d’eux auprès d’Allâh — « Mon peuple a délaissé ce Coran » : ils ont tenu à son sujet des propos mensongers, l’accusant de sorcellerie et de poésie (rapporté de Mujâhid et d’al-Naḫaʿî). D’autres ont dit que « mahjûran » signifie : abandonné.
Allâh — exalté soit-Il — le consola par ces paroles :
« Ainsi avons-Nous assigné à chaque Prophète un ennemi parmi les criminels. » Autrement dit : de même que Nous t’avons assigné, ô Muḥammad, un ennemi issu des polythéistes de ton peuple — Abû Jahl selon Ibn ʿAbbâs — de même avons-Nous assigné à chaque Prophète un ennemi issu des polythéistes de son peuple. Endure donc Mon ordre comme ils endurèrent ; Je te guiderai et te secourrai contre quiconque t’affrontera.
Il a aussi été dit que les mots du Messager « Ô mon Seigneur » seront prononcés le Jour de la Résurrection, c’est-à-dire : « Ils ont délaissé le Coran, m’ont délaissé et m’ont traité de menteur. »
Anas rapporte encore que le Prophète ﷺ a dit :
« Quiconque apprend le Coran puis suspend son muṣḥaf sans l’entretenir ni le consulter viendra… » (ḥadîth incomplet).