D’une blancheur fine, semblable à un brouillard ; il n’avait été accordé qu’aux Enfants d’Israël durant leur errance. Alors le ciel se fendra pour le laisser paraître.
C’est à propos de cela qu’Allah – Très-Haut – a dit : « Attendent-ils autre chose qu’Allah vienne à eux sous des nappes de nuées ? ».
« Et les anges seront descendus » : ils viendront des cieux, et le Seigneur – exalté soit-Il – arrivera accompagné des huit [anges] qui portent le Trône afin de trancher les jugements, de la manière qui convient à Sa Majesté, sans aucune assimilation aux attributs des créatures tels que le mouvement ou le déplacement.
Ibn ‘Abbâs a dit : le ciel du bas-monde se fendra, et ses habitants – plus nombreux que tous les djinns et les hommes réunis sur terre – descendront. Puis le deuxième ciel se fendra, et ses habitants descendront, plus nombreux que ceux du ciel inférieur ; ainsi jusqu’à ce que le septième ciel se fende. Alors descendront les Karrûbiyyûn et les porteurs du Trône. Tel est le sens de Sa parole : « et les anges auront été descendus d’une descente effective », c’est-à-dire du ciel vers la terre, pour le jugement des deux charges, les djinns et les hommes.
D’autres ont dit : le ciel se fendra à l’endroit de la nuée qui se trouve entre lui et les gens ; lorsque la nuée se fendra, le ciel se fendra à son tour. Une fois le ciel fendu, sa structure se désagrégera, il sera enroulé, et les anges descendront vers un lieu qui n’est pas le leur.
Ibn Kathîr a récité : « et Nous faisons descendre les anges » (à l’accusatif, forme active), tandis que les autres lecteurs disent : « et les anges seront descendus » (au nominatif, forme passive). L’indice en est l’expression « d’une descente » ; si l’on avait retenu la première lecture, on aurait dit « un envoi ». On a cependant affirmé que « Nous faisons descendre » et « Il fit descendre » ont le même sens, d’où l’expression « d’une descente » en appui de « furent descendus ».
‘Abd al-Wahhâb, d’après Abû ‘Amr, a récité : « et Il fit descendre les anges, d’une descente ». Ibn Mas‘ûd lit : « et les anges furent envoyés » ; Ubayy ibn Ka‘b : « et les anges furent descendues », et, dans une autre lecture rapportée de lui : « et les anges descendirent successivement ».
Parole du Très-Haut :
« Le royaume, en ce jour-là, – le Véritable – appartiendra au Tout Miséricordieux ».
« Le royaume » est le sujet ; « le Véritable » en est l’adjectif, et « au Tout Miséricordieux » le prédicat, car un royaume appelé à disparaître n’est pas un véritable royaume. En ce jour-là, les possessions des possesseurs seront abolies, leurs prétentions réduites à néant, tout roi et tout royaume s’effaceront et il ne subsistera que le Royaume véridique d’Allah, Lui seul.
« Et ce sera, pour les mécréants, un jour pénible » : en raison des effrois qui les atteindront, de l’opprobre et de l’avilissement qui les frapperont. Quant aux croyants, ce jour sera plus léger pour eux qu’une prière obligatoire, selon le ḥadith déjà cité. Ce verset le prouve : s’il est pénible pour les mécréants, il est aisé pour les croyants.
On dit : ʿasura yaʿsuru, et ʿusira yaʿsuru (il devint difficile).