Qu’il dise donc : « As-salâm ‘alaykum. »
Si le lieu est une mosquée, qu’il dise : « As-salâmu ‘alaynâ wa ‘alâ ‘ibâdillâh is-sâlihîn. » C’est sur ce propos qu’Ibn ‘Umar a fondé l’obligation de cette formule lorsque la maison est vide.
Ibn al-‘Arabî dit : Quant à moi, je choisis que, si la demeure est inoccupée, le salut ne s’impose pas, car – si l’on visait ainsi les anges – ces derniers ne quittent jamais le serviteur en aucune circonstance.
En revanche, lorsque tu entres chez toi, il est recommandé d’évoquer Allah en disant : « Mâ shâ’a-Llâh, lâ quwwata illâ bi-Llâh » ; cela a été mentionné plus haut dans la sourate « Al-Kahf ».
Al-Qushayrî, commentant la Parole : « Lorsque vous entrez dans des maisons… », déclare : L’avis le plus fondé est de considérer ce verset comme général pour toute entrée dans un logis : – s’il s’y trouve un musulman, on dit : « As-salâmu ‘alaykum wa rahmatullâhi wa barakâtuh. » – S’il n’y a personne, on dit : « As-salâmu ‘alaynâ wa ‘alâ ‘ibâdillâh is-sâlihîn. » – Et si la maison abrite quelqu’un qui n’est pas musulman, on dira : « As-salâmu ‘alâ man ittaba‘a al-hudâ » (Paix sur ceux qui suivent la bonne voie), ou bien : « As-salâmu ‘alaynâ wa ‘alâ ‘ibâdillâh is-sâlihîn. »
Ibn Khuwaiyz Mandâd rapporte : Abû l-‘Abbâs al-Aṣamm m’écrivit ; Muḥammad ibn ‘Abdillâh ibn ‘Abdil-Ḥakam nous transmit, d’après Ibn Wahb, d’après Ja‘far ibn Maysarah, d’après Zayd ibn Aslam, que le Messager d’Allah – paix et bénédiction d’Allah sur lui – a dit : « Lorsque vous entrez dans des maisons, saluez leurs habitants et mentionnez le Nom d’Allah ; car si l’un de vous salue en entrant chez lui et prononce le Nom d’Allah sur sa nourriture, Satan dit à ses acolytes : “Point d’hébergement ni de dîner pour vous ici.” Si, au contraire, il entre sans saluer et ne mentionne pas le Nom d’Allah sur sa nourriture, Satan dit : “Vous avez trouvé gîte et souper.” »
Je (l’auteur) dis : Le sens de ce ḥadîth est authentiquement établi, élevé au Prophète, dans le ḥadîth de Jâbir rapporté par Muslim.
Dans le recueil d’Abû Dâwûd, d’après Abû Mâlik al-Ashja‘î, le Messager d’Allah – paix et bénédiction d’Allah sur lui – a dit : « Quand un homme pénètre dans sa maison, qu’il dise : “Ô Allah, je Te demande le meilleur de l’entrée et le meilleur de la sortie. Au Nom d’Allah, nous entrons ; au Nom d’Allah, nous sortons ; et c’est en Allah, notre Seigneur, que nous plaçons notre confiance.” Puis qu’il salue les siens. »
Onzièmement – Sa Parole, exalté soit-Il : « … une salutation (taḥiyyatan)… » : il s’agit d’un nom verbal, car l’expression « Fasallimû » signifie : « Saluez. » Il la qualifie de « bénie » parce qu’elle contient une invocation et attire l’affection du musulman salué ; et il la qualifie aussi de « bonne » parce que celui qui l’entend la goûte avec plaisir.
La particule kâf dans « kadhâlika » est la kâf de comparaison, et « dhâlika » renvoie à ces pratiques prophétiques : de même qu’Il vous a exposé la Sunna de votre religion dans ces domaines, Il vous éclaire sur tout le reste dont vous avez besoin pour votre religion.