Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — a dit :
« Quiconque accomplit la prière du ʿishâʾ en congrégation, c’est comme s’il avait passé la moitié de la nuit en prière ; et quiconque accomplit la prière du fajr en congrégation, c’est comme s’il avait passé toute la nuit en prière. »

Al-Dâraquṭnî rapporte dans ses Sunan d’après Subayʿ – ou Tubayʿ –, d’après Kaʿb : « Celui qui fait ses ablutions et les perfectionne, puis accomplit la dernière prière du ʿishâʾ, ensuite prie après elle quatre rakʿa, en complétant leurs inclinaisons et leurs prosternations et en comprenant ce qu’il y récite, ces quatre unités de prière lui seront comptées comme la Nuit du Destin (Laylatu l-Qadr). »

[Coran, sourate an-Nûr (24), verset 59]
« Et lorsque les enfants d’entre vous atteignent la puberté, qu’ils demandent permission comme l’ont demandée ceux qui furent avant eux. Ainsi Allah vous expose clairement Ses versets ; et Allah est Savant, Sage. »

Al-Ḥasan a récité le mot « al-ḥulma » (la puberté) sans la ḍamma, par allègement de la voyelle.

Le sens est que les enfants sont tenus de demander l’autorisation d’entrer aux trois moments mentionnés, et qu’en dehors de ces moments, la liberté leur est accordée, comme nous l’avons expliqué. Puis Allah — exalté soit-Il — ordonne, dans ce verset, qu’une fois parvenus à la puberté ils soient soumis à la même règle que les hommes : ils doivent demander permission à tout moment. Il s’agit là d’un éclaircissement divin de Ses prescriptions et d’une mise en évidence de ce qui est licite et de ce qui est illicite.

Allah dit : « qu’ils demandent permission », et non « qu’ils vous demandent permission », tandis que, dans le verset précédent, Il a dit : « qu’ils vous demandent permission », car les enfants ne sont pas responsables légalement ni soumis à une obligation cultuelle.

Ibn Jurayj rapporte avoir dit à ʿAṭâʾ au sujet de ce verset : « Est-il obligatoire pour les gens de demander permission lorsqu’ils ont atteint la puberté, qu’ils soient libres ou esclaves ? » Il répondit : « Oui, c’est un devoir. »

Abû Isḥâq al-Fazârî dit : « J’ai interrogé al-Awzâʿî : Quelle est la limite d’âge de l’enfant qui doit demander permission ? » Il répondit : « Quatre ans ; il ne pénètre pas chez une femme sans avoir demandé permission. » Az-Zuhrî a tenu le même propos, signifiant : l’homme doit demander permission pour entrer chez sa propre mère ; c’est dans ce sens que ce verset a été révélé.

[Coran, sourate an-Nûr (24), verset 60]
« Quant aux femmes âgées qui n’espèrent plus se marier, il n’y a pas de mal pour elles à se délester de leurs vêtements extérieurs, sans toutefois exhiber une parure séduisante. Mais il leur est meilleur de faire preuve de retenue ; et Allah entend parfaitement, Il sait parfaitement. »

اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: (مَنْ صَلَّى الْعِشَاءَ فِي جَمَاعَةٍ فَكَأَنَّمَا قَامَ نِصْفَ اللَّيْلِ وَمَنْ صَلَّى الْفَجْرَ فِي جَمَاعَةٍ فَكَأَنَّمَا قَامَ اللَّيْلَ كُلَّهُ) . وَرَوَى الدَّارَقُطْنِيُّ فِي سُنَنِهِ عَنْ سُبَيْعٍ أَوْ تُبَيْعٍ عَنْ كَعْبٍ قَالَ: مَنْ تَوَضَّأَ فَأَحْسَنَ الْوُضُوءَ وَصَلَّى الْعِشَاءَ الْآخِرَةَ وَصَلَّى بَعْدَهَا أَرْبَعَ رَكَعَاتٍ فَأَتَمَّ رُكُوعَهُنَّ وَسُجُودَهُنَّ وَيَعْلَمُ مَا يَقْتَرِئُ «١» فيهن كن له بمنزلة ليلة القدر. [[سورة النور (٢٤) : آية ٥٩]] وَإِذا بَلَغَ الْأَطْفالُ مِنْكُمُ الْحُلُمَ فَلْيَسْتَأْذِنُوا كَمَا اسْتَأْذَنَ الَّذِينَ مِنْ قَبْلِهِمْ كَذلِكَ يُبَيِّنُ اللَّهُ لَكُمْ آياتِهِ وَاللَّهُ عَلِيمٌ حَكِيمٌ (٥٩) قَرَأَ الْحَسَنُ: " الْحُلْمَ" فَحَذَفَ الضَّمَّةَ لِثِقَلِهَا. وَالْمَعْنَى: أَنَّ الْأَطْفَالَ أُمِرُوا بِالِاسْتِئْذَانِ فِي الْأَوْقَاتِ الثَّلَاثَةِ الْمَذْكُورَةِ، وَأُبِيحَ لَهُمُ الْأَمْرُ فِي غَيْرِ ذَلِكَ كَمَا ذَكَرْنَا. ثم أمر الله تَعَالَى فِي هَذِهِ الْآيَةِ أَنْ يَكُونُوا إِذَا بَلَغُوا الْحُلُمَ عَلَى حُكْمِ الرِّجَالِ فِي الِاسْتِئْذَانِ فِي كُلِّ وَقْتٍ. وَهَذَا بَيَانٌ مِنَ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ لِأَحْكَامِهِ وَإِيضَاحِ حَلَالِهِ وَحَرَامِهِ، وَقَالَ: " فَلْيَسْتَأْذِنُوا" وَلَمْ يَقُلْ فَلْيَسْتَأْذِنُوكُمْ. وَقَالَ فِي الْأُولَى: " لِيَسْتَأْذِنْكُمُ" لِأَنَّ الْأَطْفَالَ غَيْرُ مُخَاطَبِينَ وَلَا مُتَعَبَّدِينَ. وَقَالَ ابْنُ جُرَيْجٍ: قُلْتُ لِعَطَاءٍ " وَإِذا بَلَغَ الْأَطْفالُ مِنْكُمُ الْحُلُمَ فَلْيَسْتَأْذِنُوا" قَالَ: وَاجِبٌ عَلَى النَّاسِ أَنْ يَسْتَأْذِنُوا إِذَا احْتَلَمُوا، أَحْرَارًا كَانُوا أَوْ عَبِيدًا. وَقَالَ أَبُو إِسْحَاقَ الْفَزَارِيُّ: قُلْتُ لِلْأَوْزَاعِيِّ مَا حَدُّ الطِّفْلِ الَّذِي يَسْتَأْذِنُ؟ قَالَ: أَرْبَعُ سِنِينَ، قَالَ لَا يَدْخُلُ عَلَى امْرَأَةٍ حتى يستأذن. وقاله «٢» الزُّهْرِيُّ: أَيْ يَسْتَأْذِنُ الرَّجُلُ عَلَى أُمِّهِ، وَفِي هذا المعنى نزلت هذه الآية. [[سورة النور (٢٤) : آية ٦٠]] وَالْقَواعِدُ مِنَ النِّساءِ اللاَّتِي لَا يَرْجُونَ نِكاحاً فَلَيْسَ عَلَيْهِنَّ جُناحٌ أَنْ يَضَعْنَ ثِيابَهُنَّ غَيْرَ مُتَبَرِّجاتٍ بِزِينَةٍ وَأَنْ يَسْتَعْفِفْنَ خَيْرٌ لَهُنَّ وَاللَّهُ سَمِيعٌ عَلِيمٌ (٦٠)
(١). يقترئ بمعنى يقرأ. (٢). كذا في ك.

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