Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Cinquièmement – Parole du Très-Haut :

« Et ceux d’entre vous qui n’ont pas atteint la puberté… »

c’est-à-dire : ceux qui, parmi vos hommes libres, n’ont pas encore connu le rêve érotique, selon la parole de Mujâhid. Ismâʿîl b. Isḥâq rapportait – ainsi disait-il – que la lecture correcte est : « … que vous demandent permission ceux qui n’ont pas atteint la puberté, parmi ce que possèdent vos mains droites », par inversion d’ordre (taqdîm wa-taʾkhîr), et il tenait le verset pour relatif aux servantes.

La majorité des lecteurs ont prononcé la lâm avec la ḍamma, tandis qu’al-Ḥasan b. Abî al-Ḥasan l’a muette en raison de la lourdeur du ḍamma ; Abû ʿAmr jugeait cette lecture louable.

L’expression « trois fois » est à l’accusatif de circonstance, car il ne leur a pas été ordonné de demander permission trois fois ; il leur a été prescrit de la demander dans trois circonstances. La valeur adverbiale de « trois » est claire :

  1. avant la prière de l’aube ;
  2. lorsque vous retirez vos vêtements à la méridienne ;
  3. après la prière du ʿichâʾ.
    Nous en avons déjà exposé le sens. Il n’est donc pas requis de solliciter l’autorisation trois fois à chacun de ces moments.

« Ce sont pour vous trois moments d’intimité (ʿawrat) »

La majorité des sept lecteurs ont lu : « thalâthu ʿawrâtin » avec « thalâthu » au nominatif. Ḥamza, al-Kisâʾî et Abû Bakr d’après ʿĀṣim ont lu « thalâtha » à l’accusatif, en apposition à l’adverbe « thalâtha marrâtin ».

Abû Ḥâtim dit : « La forme à l’accusatif est faible et rejetée. »
Al-Farâʾ dit : « La forme au nominatif m’est préférable », et il précisa : « Si j’ai choisi le nominatif, c’est que le sens est : ces caractéristiques constituent trois moments d’intimité. » Selon al-Kisâʾî, le nominatif est un mubtadaʾ, et le khabar se trouve dans ce qui suit ; il ne retient pas la nécessité d’un pronom de rappel et affirme explicitement qu’il s’agit d’un mubtadaʾ.

Il ajouta : « Les ʿawrât sont les plages horaires pendant lesquelles la ʿawra se découvre habituellement. » Néanmoins, il lut au cas accusatif, auquel cas deux explications se présentent :

  1. qu’il s’agit d’un retour à l’expression « thalâtha marrâtin » – hypothèse qu’al-Farâʾ a repoussée ;
  2. selon Abû ʿAlî al-Zajjâj, le sens est : « qu’ils vous demandent permission aux heures de trois moments d’intimité » ; le mot annexe (mudâf) a été omis et l’annexé (mudâf ilayh) a pris sa place.

« ʿAwrât » est le pluriel de ʿawra ; dans la forme correcte il vient sur le modèle faʿalât (avec ouverture de la ʿayn), comme jafna/jafnât, etc. On a toutefois mis la ʿayn au soukûn dans les formes défectueuses telles bayḍa/bayḍât, car l’ouverture entraînerait une contraction, d’où son maintien fermé.

Quant au vers du poète :
« Abû Bayḍât, voyageur rentrant d’excursion… — prompt à étendre le bras pour frictionner des épaules, plein de sanctification »,
il est considéré comme irrégulier (shâdh).

الْخَامِسَةُ- قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَالَّذِينَ لَمْ يَبْلُغُوا الْحُلُمَ مِنْكُمْ) أَيِ الَّذِينَ لَمْ يَحْتَلِمُوا مِنْ أَحْرَارِكُمْ، قَالَهُ مُجَاهِدٌ. وَذَكَرَ إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِسْحَاقَ كَانَ «١» يَقُولُ: لِيَسْتَأْذِنْكُمُ الَّذِينَ لَمْ يَبْلُغُوا الْحُلُمَ مِمَّا مَلَكَتْ أَيْمَانُكُمْ، عَلَى التَّقْدِيمِ وَالتَّأْخِيرِ، وَأَنَّ الْآيَةَ فِي الْإِمَاءِ. وَقَرَأَ الْجُمْهُورُ بِضَمِّ اللَّامِ، وَسَكَّنَهَا الْحَسَنُ بْنُ أَبِي الْحَسَنِ لِثِقَلِ الضَّمَّةِ، وَكَانَ أَبُو عَمْرٍو يَسْتَحْسِنُهَا. وَ " ثَلاثَ مَرَّاتٍ" نُصِبَ عَلَى الظَّرْفِ، لِأَنَّهُمْ لَمْ يُؤْمَرُوا بِالِاسْتِئْذَانِ ثَلَاثًا، إِنَّمَا أُمِرُوا بِالِاسْتِئْذَانِ فِي ثَلَاثَةِ مَوَاطِنَ، وَالظَّرْفِيَّةُ فِي " ثَلاثَ" بَيِّنَةٌ: مِنْ قَبْلِ صَلَاةِ الْفَجْرِ، وحين تضعون ثيابكم من الظهيرة، ومن صَلَاةِ الْعِشَاءِ. وَقَدْ مَضَى مَعْنَاهُ. وَلَا يَجِبُ أَنْ يُسْتَأْذَنَ ثَلَاثَ مَرَّاتٍ فِي كُلِّ وَقْتٍ. (ثَلاثُ عَوْراتٍ لَكُمْ) قَرَأَ جُمْهُورُ السَّبْعَةِ " ثَلاثُ عَوْراتٍ" بِرَفْعِ " ثَلاثَ" . وَقَرَأَ حَمْزَةُ وَالْكِسَائِيُّ وَأَبُو بَكْرٍ عَنْ عَاصِمٍ " ثَلَاثَ" بِالنَّصْبِ عَلَى الْبَدَلِ مِنَ الظَّرْفِ فِي قَوْلِهِ " ثَلاثَ مَرَّاتٍ" . قَالَ أَبُو حَاتِمٍ: النَّصْبُ ضَعِيفٌ مَرْدُودٌ. وَقَالَ الْفَرَّاءُ: الرَّفْعُ أَحَبُّ إِلَيَّ. قَالَ: وَإِنَّمَا اخْتَرْتُ الرَّفْعَ لِأَنَّ الْمَعْنَى: هَذِهِ الْخِصَالُ ثَلَاثُ عَوْرَاتٍ. وَالرَّفْعُ عِنْدَ الْكِسَائِيِّ بِالِابْتِدَاءِ، وَالْخَبَرُ عِنْدَهُ مَا بَعْدَهُ، وَلَمْ يَقُلْ بِالْعَائِدِ، وَقَالَ نَصًّا بِالِابْتِدَاءِ. قَالَ: وَالْعَوْرَاتُ السَّاعَاتُ الَّتِي تَكُونُ فِيهَا الْعَوْرَةُ، إِلَّا أَنَّهُ قَرَأَ بِالنَّصْبِ، وَالنَّصْبُ فِيهِ قَوْلَانِ: أَحَدُهُمَا- أَنَّهُ مَرْدُودٌ عَلَى قَوْلِهِ " ثَلاثَ مَرَّاتٍ" ، وَلِهَذَا اسْتَبْعَدَهُ الْفَرَّاءُ. وَقَالَ الزَّجَّاجُ: الْمَعْنَى لِيَسْتَأْذِنْكُمْ أَوْقَاتَ ثَلَاثِ عَوْرَاتٍ، فَحُذِفَ الْمُضَافُ وَأُقِيمَ الْمُضَافُ إِلَيْهِ مَقَامَهُ. وَ " عَوْراتٍ" جَمْعُ عَوْرَةٍ، وَبَابُهُ فِي الصحيح أن يجئ عَلَى فَعَلَاتٍ (بِفَتْحِ الْعَيْنِ) كَجَفْنَةٍ وَجَفَنَاتٍ، وَنَحْوِ ذَلِكَ. وَسَكَّنُوا الْعَيْنَ فِي الْمُعْتَلِّ كَبَيْضَةٍ وَبَيْضَاتٍ؟ لِأَنَّ فَتْحَهُ دَاعٍ إِلَى اعْتِلَالِهِ فَلَمْ يُفْتَحْ لِذَلِكَ، فَأَمَّا قَوْلُ الشَّاعِرِ: أَبُو بَيَضَاتٍ رَائِحٌ متأوب ... رفيق بمسح المنكبين سبوح «٢» [فشاذ] .
(١). كذا في نسخ الأصل، وظاهر أن في العبارة سقطا. (٢). كذا في اللسان مادة" بيض". والذي في نسخ الأصل. أبو بيضات رائح أو مغتد ... عجلان ذا زاد وغير مزود وهذا البيت للنابغة الذبياني، وصواب إنشاده: أمن آل مية رائح أو مغتد ... ......... إلخ.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies