J’ai dit : Ce qui confirme la justesse de cette interprétation est la parole du Très-Haut : « Parmi eux, il en est qui se déplacent sur leur ventre… ». – La marche sur le ventre concerne les serpents, les poissons, ainsi que les vers et assimilés. – La marche sur deux pattes s’applique à l’être humain et à l’oiseau lorsqu’il chemine. – Et la marche sur quatre pattes correspond au reste des animaux.
Dans le muṣḥaf d’Ubayy, on lit : « et il en est qui marchent sur plus… »; par cet ajout, l’ensemble du règne animal est ainsi englobé, tels le crabe et les diverses bestioles rampantes. Toutefois, il s’agit d’une variante coranique qu’aucun consensus n’a retenue.
An-Naqqāsh a dit : Le verset s’est contenté de citer ceux qui marchent sur quatre sans mentionner ceux qui marchent sur davantage, car tous les animaux, en réalité, s’appuient principalement sur quatre membres qui constituent l’ossature de leur déplacement ; la pluralité de pattes chez certains représente un surplus dans leur création, sans que l’animal n’ait besoin de toutes pour avancer.
Ibn ‘Aṭiyya dit : Il apparaît cependant que ces nombreuses pattes ne sont pas superflues ; l’animal en a besoin pour ses déplacements, et elles se meuvent toutes lors de ses mouvements.
D’autres ont déclaré : Rien, dans le Livre, n’interdit la marche avec plus de quatre pattes, car Il n’a pas affirmé qu’aucun n’en possède davantage.
On a également soutenu qu’il y a ici une ellipse : « et il en est qui marchent sur plus de quatre », comme cela figure dans le muṣḥaf d’Ubayy – et Allah sait mieux.
Le terme « dābbah » englobe les êtres doués de raison et ceux qui ne le sont pas ; toutefois, lorsque les deux catégories sont réunies, on emploie la forme grammaticale réservée aux doués de raison, puisqu’ils sont les destinataires de l’ordre divin et de l’adoration. C’est pourquoi Il a dit : « parmi eux ».
Il a également dit : « celui qui marche », signalant, par cette diversité, la réalité du Créateur : si tous n’avaient pas un Artisan volontaire, ils ne différeraient pas mais appartiendraient à une seule espèce. Cela rejoint Sa parole : « Nous l’abreuvons d’une même eau, et pourtant Nous favorisons les uns par rapport aux autres quant au goût des fruits ; voilà bien là des signes… » (ar-Raʿd, 4).
« Allah crée ce qu’Il veut ; Allah est, pour toute chose qu’Il veut créer, Omnipotent. »
« Certes, Nous avons fait descendre des versets explicites, et Allah guide qui Il veut vers un sentier droit. »
L’explication de ce passage a déjà été donnée ailleurs.
« Ils disent : “Nous avons foi en Allah et en le Messager, et nous obéissons.” Puis, après cela, un groupe d’entre eux se détourne ; et ceux-là ne sont point des croyants. » (an-Nūr 24 : 47)