Glorification – tel est le rapport transmis par an-Naqqâch.
On a également dit : le tasbîḥ, ici, désigne ce que l’on perçoit, chez chaque créature, comme trace manifeste de l’Artisan. L’expression « ṣâffât » signifie : celles qui déploient leurs ailes, alignées, dans l’air.
Tous les rapporteurs ont lu la leçon : « wa-ṭ-ṭayru » (et les oiseaux) au nominatif, par coordination à « man » (quiconque). Az-Zajjâj dit qu’il est aussi permis de lire « wa-ṭ-ṭayra » (et les oiseaux) à l’accusatif avec le sens : « avec les oiseaux ». An-Naḥḥâs rapporte : je l’ai entendu donner l’exemple : « qumtu wa Zaydan » (je me suis levé ainsi que Zayd), c’est-à-dire : avec Zayd. Il ajoute que cette tournure est meilleure que le nominatif. Il précise toutefois : si tu dis « qumtu anâ wa Zaydun », le nominatif est préférable, bien que l’accusatif y soit admis.
« Chacun connaît sa prière et sa glorification » : le sens peut être : « Allah, pour chacun, a connaissance de sa prière et de sa glorification », c’est-à-dire qu’Il connaît la ṣalât de celui qui prie et le tasbîḥ de celui qui Le glorifie. Dans cette perspective, les grammairiens de Baṣra et de Kûfa autorisent l’accusatif de « kullan » par l’ellipse d’un verbe que la proposition suivante explicite.
On a dit aussi : le sens est que chaque prieur et chaque glorificateur connaît lui-même la prière et la glorification qui lui incombent. Certains ont lu : « kullun qad ʿulima ṣalâtuhu wa tasbîḥuhu », la forme passive faisant disparaître le sujet de l’action. D’autres grammairiens rapportent une lecture disant : « kullun qad ʿallama ṣalâtahu wa tasbîḥahu ». Cela peut s’entendre ainsi : « Allah a enseigné à chacun sa prière et sa glorification ». On peut aussi comprendre : « chacun a enseigné à autrui sa propre prière et sa glorification », c’est-à-dire la prière qu’il accomplit lui-même ; l’enseignement – entendu ici comme le fait de faire comprendre – est alors pris dans un sens particulier, car certains hommes n’ont rien enseigné. Il se peut enfin que le sens soit : « chacun offre, à celui qui cherche un indice, de quoi se fonder », et l’on a exprimé la déduction par le terme « enseignement » ; c’est l’explication d’al-Mahdawî.
Ici, le mot ṣalât signifie tasbîḥ ; il est réitéré pour renforcer l’idée, tout comme dans Sa parole : « Il connaît le secret et la conversation confidentielle ». La ṣalât peut, en effet, recevoir la dénomination de tasbîḥ, remarque al-Qushayrî.
« À Allah appartient la royauté des cieux et de la terre, et c’est vers Allah que se fera le retour » : ce passage a déjà été traité ailleurs.
[Sourate an-Nûr (24), versets 43-44]
« Ne vois-tu pas qu’Allah pousse les nuages, puis les réunit, puis les amoncelle ; alors tu vois la pluie suinter d’entre eux. Il fait descendre du ciel, de masses (compactes) où se trouve de la grêle ; Il en frappe qui Il veut et l’écarte de qui Il veut. La lueur de son éclair est sur le point d’aveugler les regards.
Allah fait alterner la nuit et le jour ; il y a assurément, en cela, un sujet de méditation pour les doués de clairvoyance. »