Le Messager d’Allâh – qu’Allâh répande sur lui Sa bénédiction et Sa paix – a dit :
« Quiconque éclaire une mosquée en y allumant une lampe, les anges et les porteurs du Trône ne cessent d’implorer les bénédictions divines sur lui et de demander pour lui le pardon, tant que cette lumière y demeure. Et s’il balaie la poussière de la mosquée, il recevra pour salaire les houris aux grands yeux. »
Les savants ont déclaré : il est recommandé d’illuminer la maison où l’on récite le Coran en y suspendant des lanternes et en y plaçant des cierges, et l’on accorde encore plus de lumière aux mosquées durant le mois de Ramaḍân.
Treizièmement – Parole du Très-Haut :
« Il s’y trouve des hommes qui Le glorifient matin et soir. »
Les savants ont divergé quant à la description de ces glorificateurs. Certains ont dit : ce sont ceux qui surveillent les ordres d’Allâh, recherchent Son agrément et qu’aucune affaire mondaine ne distrait de la prière et du rappel d’Allâh.
Beaucoup de Compagnons ont affirmé que ce verset concerne les gens des marchés : dès qu’ils entendent l’appel à la prière, ils abandonnent toute occupation et s’empressent d’y répondre.
Sâlim ibn ʿAbd Allâh vit les gens du souk se diriger vers la prière et déclara : « Ce sont eux que vise la parole d’Allâh : “Ni commerce ni vente ne les distraient du rappel d’Allâh.” » Ce propos est également rapporté d’Ibn Masʿûd.
ʿAbd Allâh ibn ʿÂmir, ʿÂṣim – selon la transmission d’Abû Bakr – et al-Ḥasan lisent « yusabbaḥu » avec la voyelle ouverte sur le bâʾ (forme passive). Nâfiʿ, Ibn ʿUmar, Abû ʿAmr et Ḥamza lisent « yusabbiḥu » avec la voyelle fermée, et Abû ʿAmr rapporte de ʿÂṣim la même lecture.
Celui qui lit « yusabbaḥu » (au passif) le comprend de deux manières :
- Le mot « rijâl » (des hommes) est sujet d’un verbe sous-entendu : « Le glorifient des hommes », et l’on s’arrête alors sur le mot « al-âṣâl » (les soirs). Sibawayh a mentionné cet usage et a cité ce vers :
« Qu’un solliciteur humble pleure Yazîd en litige,
Et qu’un nécessiteux, atteint par les calamités, le pleure… »
– c’est-à-dire : « un solliciteur le pleure ».
De même on dit : « Ḍuriba Zaydun ʿAmrun », c’est-à-dire : « ʿAmr l’a frappé ». - « Rijâl » est au début de phrase et son prédicat est « fî buyûtin » : « dans des demeures qu’Allâh a ordonné d’élever : des hommes… ». Et l’expression « yusabbiḥu lahu fîhâ » est alors un ḥâl (circonstance) rattaché au pronom inclus dans « turfaʿa », comme si l’on disait : « qu’elles soient élevées tandis qu’ils Le glorifient… ».