Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

pour Sa lumière.

Al-Kisâʾî, d’après le rapport qu’en fait Abû ʿUmar ad-Dûrî, incline (imâla) l’alif du mot « mishkâةٍ » et met sous la kâf qui le précède une kasra.

Naṣr ibn ʿÂṣim a récité « zajâjaةٍ » – en ouvrant la lettre zâʾ – ainsi que « az-zujâjaةu » de la même manière ; il s’agit là d’un dialecte admis.

Ibn ʿÂmir ainsi que Ḥafṣ, d’après ʿÂṣim, ont récité « durrīyyun » en donnant une ḍamma à la dâl et en redoublant la yâʾ.

Cette lecture peut être expliquée de deux façons : ou bien l’astre est rapporté à la perle (ad-durr) en raison de sa blancheur et de sa limpidité ; ou bien le mot provient originellement de « darʾ » (avec hamza), forme fuʿّīl dérivée de « ad-darʾ » qui signifie « repousser », la hamza ayant été allégée.

On appelle « ad-darârī » – sans hamza – les grands astres dont les noms particuliers ne sont pas connus ; il se peut donc qu’ils aient allégé la hamza, l’étymologie renvoyant alors au verbe « darʾ » (repousser).

Ḥamza et Abû Bakr, d’après ʿÂṣim, ont récité « darīʾ » – avec hamza finale et allongement – forme fuʿّīl tirée de « darʾ », sous-entendant que chaque partie de sa lumière repousse l’autre.

Al-Kisâʾî et Abû ʿAmr ont récité « darīʾ » – en cassant la dâl et en gardant la hamza – sur le modèle de « sikkīr » et « fissīq », dérivé également de « darʾ » (repousser).

Sîbawayh dit : c’est-à-dire que les éclats de sa lumière se repoussent les uns les autres par l’intensité de son éclat.

An-Naḥḥâs rapporte qu’Abû ʿUbayd a vigoureusement contesté la lecture d’Abû ʿAmr et d’Al-Kisâʾî, car il l’interprétait à partir de « darʾtu » (j’ai repoussé), c’est-à-dire « un astre qui se déplace d’un horizon à l’autre ». Or, si l’on retient ce sens, l’expression n’apporterait aucune utilité dans le discours, et cet astre ne se distinguerait pas de la plupart des autres ; ne dit-on pas : « Il est venu à moi un homme issu des fils d’Adam » ? Il n’est donc pas convenable d’attribuer une interprétation aussi lointaine à des autorités telles qu’Abû ʿAmr et Al-Kisâʾî, compte tenu de leur science et de leur prestige.

L’explication qu’il convient de leur accorder est celle rapportée de Muḥammad ibn Yazîd : il s’agit d’un « astre débordant de lumière » (kawkab mundafiʿ bi-n-nûr), comme on dit : « indaraʾa l-ḥarîq » quand l’incendie se propage. Cette interprétation est correcte pour leur lecture.

Saʿîd ibn Masʿada rapporte qu’on dit : « daraʾa l-kawkab bi-ḍawʾihi » lorsque le rayonnement de l’astre s’étend et s’élève.

Al-Jawharî écrit dans le Ṣiḥâḥ : « Il nous a subitement apparu (daraʾa ʿalaynâ) untel », c’est-à-dire qu’il est sorti à l’improviste ; de là vient l’expression « kawkab darīʾ » sur le modèle de « sikkīr » et « khimmīr », pour signifier la vive incandescence et l’éclat étincelant de l’astre. On dit encore : « daraʾa l-kawkab » : l’astre est apparu brusquement.

Abû ʿAmr ibn al-ʿAlâʾ rapporte : « J’ai interrogé un homme des Banû Saʿd ibn Bakr, originaire de Dhât ʿIrq, et je lui ai demandé : “Comment nommez-vous cette énorme étoile ?” Il répondit : “ad-durrī”, et c’était l’un des plus éloquents des gens. »

An-Naḥḥâs observe : Quant à la lecture de Ḥamza, tous les spécialistes de la langue estiment qu’il s’agit d’une faute (laḥn) inadmissible, car la langue arabe ne connaît aucun nom sur le modèle fiʿʿīl.

Abû ʿUbayd est intervenu à ce propos pour défendre Ḥamza. Il a soutenu que le terme n’est pas sur le schème fuʿʿīl, mais bien sur le schème fuʿʿûl, à l’instar de « subbûḥ », où la waw a été remplacée par une yâʾ, comme on le voit dans « ʿutiyyّ ».

Abû Jaʿfar an-Naḥḥâs conclut : « Cette objection et cette argumentation comptent parmi les erreurs les plus manifestes. »

لِنُورِهِ. وَأَمَالَ الْكِسَائِيُّ فِيمَا رَوَى عَنْهُ أَبُو عُمَرَ الدُّورِيُّ الْأَلِفَ مِنْ " مِشْكِاةٍ" وَكَسَرَ الْكَافَ الَّتِي قَبْلَهَا. وَقَرَأَ نَصْرُ بْنُ عَاصِمٍ: " زَجَاجَةٍ" بفتح الزاي و " الزُّجاجَةُ" كَذَلِكَ، وَهِيَ لُغَةٌ. وَقَرَأَ ابْنُ عَامِرٍ وَحَفْصٌ عَنْ عَاصِمٍ: " دُرِّيٌّ" بِضَمِّ الدَّالِ وَشَدِّ الْيَاءِ، وَلِهَذِهِ الْقِرَاءَةِ وَجْهَانِ: إِمَّا أَنْ يُنْسَبَ الْكَوْكَبُ إِلَى الدُّرِّ لِبَيَاضِهِ وَصَفَائِهِ، وَإِمَّا أَنْ يَكُونَ أصله درئ مَهْمُوزٌ، فُعِّيلٌ مِنَ الدَّرْءِ وَهُوَ الدَّفْعُ، وَخُفِّفَتِ الْهَمْزَةُ. وَيُقَالُ لِلنُّجُومِ الْعِظَامِ الَّتِي لَا تُعْرَفُ أَسْمَاؤُهَا: الدَّرَارِيُّ، بِغَيْرِ هَمْزٍ فَلَعَلَّهُمْ خَفَّفُوا الْهَمْزَةَ، وَالْأَصْلُ مِنَ الدَّرْءِ الَّذِي هُوَ الدَّفْعُ. وَقَرَأَ حمزة وأبو بكر عن عاصم: " درئ" بِالْهَمْزِ وَالْمَدِّ، وَهُوَ فُعِّيلٌ مِنَ الدَّرْءِ، بِمَعْنَى أَنَّهَا يَدْفَعُ بَعْضُهَا بَعْضًا. وَقَرَأَ الْكِسَائِيُّ وَأَبُو عمرو: " درئ" بِكَسْرِ الدَّالِ وَالْهَمْزِ مِنَ الدَّرْءِ وَالدَّفْعِ، مِثْلُ السِّكِّيرِ وَالْفِسِّيقِ. قَالَ سِيبَوَيْهِ: أَيْ يَدْفَعُ بَعْضُ ضَوْئِهِ بَعْضًا مِنْ لَمَعَانِهِ. قَالَ النَّحَّاسُ: وَضَعَّفَ أَبُو عُبَيْدٍ قِرَاءَةَ أَبِي عَمْرٍو وَالْكِسَائِيِّ تَضْعِيفًا شَدِيدًا، لِأَنَّهُ تَأَوَّلَهَا مِنْ دَرَأْتُ أَيْ دَفَعْتُ، أَيْ كَوْكَبٌ يَجْرِي مِنَ الْأُفُقِ إِلَى الْأُفُقِ. وَإِذَا كَانَ التَّأْوِيلُ عَلَى مَا تَأَوَّلَهُ لَمْ يَكُنْ فِي الْكَلَامِ فَائِدَةٌ، وَلَا كَانَ لِهَذَا الْكَوْكَبِ مَزِيَّةٌ عَلَى أَكْثَرِ الْكَوَاكِبِ، أَلَا تَرَى أَنَّهُ لَا يُقَالُ جَاءَنِي إِنْسَانٌ مِنْ بَنِي آدَمَ. وَلَا يَنْبَغِي أَنْ يُتَأَوَّلَ لِمِثْلِ أَبِي عَمْرٍو وَالْكِسَائِيِّ مَعَ عِلْمِهِمَا وَجَلَالَتِهِمَا هَذَا التَّأْوِيلُ الْبَعِيدُ، وَلَكِنَّ التَّأْوِيلَ لَهُمَا عَلَى مَا رُوِيَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَزِيدَ أَنَّ مَعْنَاهُمَا فِي ذَلِكَ: كَوْكَبٌ مُنْدَفِعٌ بِالنُّورِ، كَمَا يُقَالُ: انْدَرَأَ الْحَرِيقُ إِنِ انْدَفَعَ. وَهَذَا تَأْوِيلٌ صَحِيحٌ لِهَذِهِ الْقِرَاءَةِ. وَحَكَى سَعِيدُ بْنُ مَسْعَدَةَ أَنَّهُ يُقَالُ: دَرَأَ الْكَوْكَبُ بِضَوْئِهِ إِذَا امْتَدَّ ضَوْءُهُ وَعَلَا. وَقَالَ الْجَوْهَرِيُّ فِي الصِّحَاحِ: وَدَرَأَ عَلَيْنَا فُلَانٌ يَدْرَأُ دُرُوءًا أَيْ طَلَعَ مُفَاجَأَةً. وَمِنْهُ كَوْكَبٌ درئ، عَلَى فِعِّيلٍ، مِثْلُ سِكِّيرٍ وَخِمِّيرٍ، لِشِدَّةِ تَوَقُّدِهِ وتلألئه. وقد درأ الكوكب دروءا. وقال أَبُو عَمْرِو بْنُ الْعَلَاءِ سَأَلْتُ رَجُلًا مِنْ سَعْدِ بْنِ بَكْرٍ مِنْ أَهْلِ ذَاتِ عِرْقٍ فَقُلْتُ: هَذَا الْكَوْكَبُ الضَّخْمُ مَا تُسَمُّونَهُ؟ قَالَ: الدري، وَكَانَ مِنْ أَفْصَحِ النَّاسِ. قَالَ النَّحَّاسُ: فَأَمَّا قِرَاءَةُ حَمْزَةَ فَأَهْلُ اللُّغَةِ جَمِيعًا قَالُوا: هِيَ لَحْنٌ لَا تَجُوزُ، لِأَنَّهُ لَيْسَ فِي كَلَامِ الْعَرَبِ اسْمٌ عَلَى فِعِّيلٍ. وَقَدِ اعْتَرَضَ أَبُو عُبَيْدٍ فِي هَذَا فَاحْتَجَّ لِحَمْزَةَ فَقَالَ: لَيْسَ هُوَ فُعِّيلٌ وَإِنَّمَا هُوَ فُعُّولٌ، مِثْلُ سُبُّوحٍ، أُبْدِلَ مِنَ الْوَاوِ يَاءٌ، كَمَا قَالُوا: عُتِيٌّ. قَالَ أَبُو جَعْفَرٍ النَّحَّاسُ: وَهَذَا الِاعْتِرَاضُ وَالِاحْتِجَاجُ مِنْ أَعْظَمِ الْغَلَطِ

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies