Comme si ses deux yeux étaient deux niches creusées dans la pierre… béances excavées par les pointes des pics.
On a dit : la « mishkâta » est la tige du candélabre où se tient la mèche.
Mujâhid a déclaré : c’est le candélabre lui-même. – « Dans un verre » – parce qu’il s’agit d’un corps transparent, et la lampe y est plus lumineuse que lorsqu’elle est hors du verre.
Le « miṣbâḥ » désigne la mèche enflammée, c’est-à-dire la source de clarté et de lumière.
Cela comporte deux sens possibles :
- On veut dire que, grâce à la lampe, il en est ainsi ;
- Ou l’on entend qu’il en est ainsi par sa propre nature, en raison de sa limpidité et de la noblesse de sa substance.
Cette seconde interprétation est plus éloquente pour signifier la coopération vers la lumière.
Aḍ-Ḍaḥḥâk a dit : l’« astre étincelant » est la planète Vénus. L’expression signifie « issu de l’huile d’un arbre », le mot « huile » ayant été sous-entendu. « Al-mubârah » signifie : fécond, abondant ; l’olivier est l’un des fruits qui croissent le plus, tout comme le grenadier, ce que l’observation confirme.
Abû Tâlib, pleurant Musâfir ibn Abî ʿAmr ibn Umayya ibn ʿAbd Shams, a dit :
« Puissé-je savoir, ô Musâfir fils d’Abî ʿAmr…
Hélas ! telle est la plainte de l’affligé.
Béni soit le mort exilé, tout comme est bénie
La source du grenadier et de l’olivier. »
On a dit : l’une de leurs bénédictions est que leurs branches verdissent du bas jusqu’au sommet.
Ibn ʿAbbâs a dit : l’olivier recèle des bienfaits ; on s’éclaire de son huile ; elle sert de condiment, de baume, de tannage ; son bois et son marc sont combustibles ; il n’est rien en lui qui ne soit utile, jusqu’à la cendre avec laquelle on lave la soie. C’est le premier arbre à avoir poussé sur terre et le premier à avoir repoussé après le Déluge ; il croît dans les demeures des prophètes et en la Terre sacrée. Soixante-dix prophètes ont invoqué la bénédiction pour lui, parmi lesquels Ibrâhîm et Muhammad – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – car il a dit : « Ô Allah ! bénis l’huile et l’olivier », et il l’a répété à deux reprises.
Les savants ont divergé au sujet de la parole du Très-Haut : « ni orientale ni occidentale ». Ibn ʿAbbâs, ʿIkrima, Qatâda et d’autres ont dit : est « orientale » l’arbre que le soleil atteint lorsqu’il se lève