Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

C’est la femme dépourvue d’époux, qu’elle soit vierge ou déjà déflorée ; tel est l’avis rapporté par Abou ‘Amr, Al-Kisâ’î et d’autres encore.

Les Arabes disent : « Taʾayyamat l-marʾah » quand la femme demeure sans se remarier.

Dans le hadith du Prophète — que les prières et la paix d’Allâh soient sur lui — il est dit :
« Moi et une femme au teint sombre des joues, qui est restée célibataire pour se consacrer à ses jeunes enfants jusqu’à ce qu’ils deviennent adultes ou qu’Allâh les enrichisse de Sa grâce, serons comme ces deux-ci au Paradis. »

Le poète a chanté :
« Si tu te maries, je me marierai ; si tu demeures sans époux, je resterai sans épouse,
Quand bien même je serais plus jeune que vous, je demeurerai célibataire. »

On dit aussi : « Ayyim » entre les imâms. Elle, on dira : « Âmat » (elle est devenue ayyam), et pour moi : « Imtu ».

Le poète a dit :
« Je suis demeuré célibataire au point que tout ami me blâmait,
Espérant que Salmâ, à son tour, reste célibataire comme je l’ai fait. »

Abou ‘Ubayd affirme : on dit « rajoulun ayyim » (un homme célibataire) et « imra’atun ayyim » (une femme sans mari) ; toutefois, le terme s’emploie surtout pour les femmes et n’est appliqué aux hommes que par extension.

Umayya ibn Abî-ṣ-Ṣalt a dit :
« Qu’Allâh couvre de Sa faveur les fils de ‘Alî, qu’ils soient parmi eux célibataires ou mariés. »

Certains ont soutenu que ce verset abroge la règle énoncée dans Sa parole :
« Quant à la fornicarice, nul ne l’épouse si ce n’est un fornicateur ou un polythéiste ; cela a été interdit aux croyants. » (An-Nûr, 3). Nous avons exposé ce point au début de la sourate — louange à Allâh.

Quatrième point : par Sa parole : « Et mariez les célibataires d’entre vous », il vise les femmes libres et les hommes libres ; puis Il a précisé la règle concernant les esclaves en disant : « et les vertueux parmi vos serviteurs et vos servantes. » Al-Ḥasan a récité : « wa-ṣ-ṣâliḥîna min ‘abîdikum » — ‘abîd étant un pluriel.

Al-Farrâ’ dit qu’il est également permis de lire « wa-imâ’akum » à l’accusatif, en l’accordant avec « aṣ-ṣâliḥîn », c’est-à-dire les mâles et les femelles ; la piété ici signifie la foi.

D’autres ont dit : le sens est que l’on doit manifester le désir de marier les esclaves, hommes et femmes, lorsqu’ils sont vertueux ; leur mariage est donc permis mais il n’y a ni encouragement ni recommandation ferme, tout comme Il a dit : « Concluez un contrat d’affranchissement avec eux si vous savez quelque bien en eux » (An-Nûr, 33). Ainsi, le mukâtabah peut être autorisé même lorsqu’aucun bien n’est perçu chez l’esclave ; toutefois, l’adresse coranique vient sous forme d’exhortation et de recommandation, et il n’est recommandé de contracter la mukâtabah qu’avec celui en qui l’on trouve un bien.

Cinquième point : la majorité des savants estiment que le maître peut contraindre son esclave mâle ou femelle au mariage ; telle est l’opinion de Mâlik, d’Abou Ḥanîfa et d’autres. Mâlik ajoute que cela n’est pas licite s’il en résulte un préjudice. Il en est rapporté quelque chose de semblable de

هِيَ الْمَرْأَةُ الَّتِي لَا زَوْجَ لَهَا، بِكْرًا كَانَتْ أَوْ ثَيِّبًا، حَكَى ذَلِكَ أَبُو عَمْرٍو وَالْكِسَائِيُّ وَغَيْرُهُمَا. تَقُولُ الْعَرَبُ: تَأَيَّمَتِ الْمَرْأَةُ إِذَا أَقَامَتْ لَا تَتَزَوَّجُ. وَفِي حَدِيثِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: (أَنَا وَامْرَأَةٌ سَفْعَاءُ «١» الْخَدَّيْنِ تَأَيَّمَتْ عَلَى وَلَدِهَا الصِّغَارِ حَتَّى يَبْلُغُوا أَوْ يُغْنِيَهُمُ اللَّهُ مِنْ فَضْلِهِ كَهَاتَيْنِ فِي الْجَنَّةِ (. وَقَالَ الشَّاعِرُ: فَإِنْ تَنْكِحِي أَنْكِحُ وَإِنْ تَتَأَيَّمِي ... وَإِنْ كُنْتُ أَفْتَى مِنْكُمُ أَتَأَيَّمُ وَيُقَالُ: أَيِّمْ بين الأئمة. وَقَدْ آمَتْ هِيَ، وَإِمْتُ أَنَا. قَالَ الشَّاعِرُ: لَقَدْ إِمْتُ حَتَّى لَامَنِي كُلُّ صَاحِبٍ ... رَجَاءً بِسَلْمَى أَنْ تَئِيمَ كَمَا إِمْتُ قَالَ أَبُو عُبَيْدٍ: يُقَالُ رَجُلٌ أَيِّمٌ وَامْرَأَةٌ أَيِّمٌ، وَأَكْثَرُ مَا يَكُونُ ذَلِكَ فِي النِّسَاءِ، وَهُوَ كَالْمُسْتَعَارِ فِي الرِّجَالِ. وَقَالَ أُمَيَّةُ بْنُ أَبِي الصَّلْتِ: لله در بنى عل ... - ي أَيِّمٍ مِنْهُمْ وَنَاكِحِ وَقَالَ قَوْمٌ: هَذِهِ الْآيَةُ نَاسِخَةٌ لِحُكْمِ قَوْلِهِ تَعَالَى: " وَالزَّانِيَةُ لَا يَنْكِحُها إِلَّا زانٍ أَوْ مُشْرِكٌ وَحُرِّمَ ذلِكَ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ" [النور: ٣] . وَقَدْ بَيَّنَّاهُ فِي أَوَّلِ السُّورَةِ وَالْحَمْدُ لِلَّهِ. الرَّابِعَةُ- الْمَقْصُودُ مِنْ قَوْلِهِ تَعَالَى: " وَأَنْكِحُوا الْأَيامى مِنْكُمْ" «٢» الْحَرَائِرَ وَالْأَحْرَارَ، ثُمَّ بَيَّنَ حُكْمَ الْمَمَالِيكِ فَقَالَ: " وَالصَّالِحِينَ مِنْ عِبادِكُمْ وَإِمائِكُمْ" . وَقَرَأَ الْحَسَنُ " وَالصَّالِحِينَ مِنْ عَبِيدِكُمْ" ، وَعَبِيدٌ اسْمٌ لِلْجَمْعِ. قَالَ الْفَرَّاءُ: وَيَجُوزُ " وَإِمَاءَكُمْ" بِالنَّصْبِ، يَرُدُّهُ عَلَى " الصَّالِحِينَ" يَعْنِي الذُّكُورَ وَالْإِنَاثَ، وَالصَّلَاحُ الْإِيمَانُ. وَقِيلَ: الْمَعْنَى يَنْبَغِي أَنْ تَكُونَ الرَّغْبَةُ فِي تَزْوِيجِ الْإِمَاءِ وَالْعَبِيدِ إِذَا كَانُوا صَالِحِينَ فَيَجُوزُ تَزْوِيجُهُمْ، وَلَكِنْ لَا تَرْغِيبَ فِيهِ وَلَا اسْتِحْبَابَ، كَمَا قَالَ: " فَكاتِبُوهُمْ إِنْ عَلِمْتُمْ فِيهِمْ خَيْراً" [النور: ٣٣] . ثُمَّ قَدْ تَجُوزُ الْكِتَابَةُ وَإِنْ لَمْ يُعْلَمْ أَنَّ فِي الْعَبْدِ خَيْرًا، وَلَكِنَّ الْخِطَابَ وَرَدَ فِي التَّرْغِيبِ وَالْاسْتِحْبَابِ، وَإِنَّمَا يُسْتَحَبُّ كِتَابَةُ مَنْ فِيهِ خَيْرٌ. الْخَامِسَةُ- أَكْثَرُ الْعُلَمَاءِ عَلَى أَنَّ لِلسَّيِّدِ أَنْ يُكْرِهَ عَبْدَهُ وَأَمَتَهُ عَلَى النِّكَاحِ، وَهُوَ قَوْلُ مَالِكٍ وَأَبِي حَنِيفَةَ وَغَيْرِهِمَا. قَالَ مَالِكٌ: وَلَا يَجُوزُ ذَلِكَ إِذَا كَانَ ضَرَرًا. وروي نحوه عن
(١). السفع: السواد والشحوب. أراد أنها بذلت نفسها وتركت الزينة والترفه حتى شحب لونها واسود، إقامة على ولدها بعد وفاة زوجها. (٢). راجع ص ١٦٧ من هذا الجزء.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies