Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Parmi les diverses silhouettes féminines, sa constitution est harmonieuse : ni massive ni frêle.

Elle s’endort, insouciante de son rang éminent ; puis, lorsqu’elle se lève avec douceur, elle semble près de se fendre tant elle est délicate.

Le Prophète – paix et salut d’Allah sur lui – lui dit alors :
« Vraiment, tu as plongé ton regard sur elle, ô ennemi d’Allah ! »
Il le bannit ensuite de Médine vers le Ḥimâ.

Lorsqu’Allah accorda la conquête de Ṭâʾif, ʿAbd ar-Raḥmân ibn ʿAwf l’épousa et, d’après al-Kalbî, elle lui enfanta Burayha.

Hît demeura dans ce lieu jusqu’au décès du Prophète – paix et salut sur lui. Quand Abû Bakr accéda au califat, on intercéda pour qu’il le rappelle, mais il refusa ; de même ʿUmar lorsqu’il fut calife, puis ʿUthmân après lui.

On dit qu’il avait vieilli, s’était affaibli et était devenu nécessiteux ; on l’autorisa alors à entrer chaque vendredi, à mendier, puis à retourner à son lieu d’exil.

Hît était affranchi de ʿAbd Allâh ibn Abî Umayya al-Makhzûmî, lequel possédait également Tuways ; c’est de là que l’effémination fit son apparition.

Abû ʿUmar rapporte : on prononce « Bâdiyah » avec un yâʾ et « Bâdinah » avec un nûn ; la forme correcte, à leurs yeux, est celle avec le yâʾ, et c’est l’avis de la majorité. Al-Zubayrî l’a également retenue avec le yâʾ.

Seizième point : il a qualifié « les suiveurs » par la locution « ghayri » (sans), parce que ces suiveurs ne sont pas visés nommément ; l’expression devient alors assimilée à l’indéfini. « Ghayr » n’étant pas totalement indéfini, il peut servir d’épithète à un nom défini ; si tu le veux, considère-le comme badal (substitut). L’analyse est identique à celle de « ghayril-maghḍûbi ʿalayhim » (al-Fâtiḥa, 7).

ʿĀṣim et Ibn ʿĀmir ont lu « ghayra » à l’accusatif ; il s’agirait alors d’une exception : « elles ne dévoilent leur parure aux suiveurs que celui d’entre eux qui est dénué de désir ». Il est aussi permis d’y voir un hâl : « ceux qui les suivent tout en étant incapables d’elles », selon Abû Ḥâtim. Le terme auquel se rapporte le hâl est le masculin contenu dans « at-tâbiʿîn ».

Dix-septième point : la parole d’Allah : « aw iṭ-ṭifl » (ou l’enfant) – il s’agit d’un nom générique ayant valeur de pluriel, preuve en est son qualificatif « alladhîna ». Dans le muṣḥaf de Ḥafṣa on lit « aw al-aṭfâl », au pluriel. On dit : est « ṭifl » celui qui n’a pas encore atteint la puberté. Quant à « yaẓharû », il signifie : avoir accès au rapport – c’est-à-dire qu’ils n’ont pas encore découvert les parties intimes des femmes pour l’acte conjugal, en raison de leur jeune âge. D’aucuns ont dit : ils n’ont pas encore la capacité d’approcher les femmes. On dit : « ẓahartu ʿalâ kadhâ » – je l’ai connu, je l’ai dominé ; et « ẓahartu ».

بَيْنَ شُكُولِ النِّسَاءِ خِلْقَتُهَا ... قَصْدٌ فَلَا جَبْلَةَ وَلَا قَضَفُ «١» تَنَامُ عَنْ كُبْرِ شَأْنِهَا فَإِذَا ... قَامَتْ رُوَيْدًا تَكَادُ تَنْقَصِفُ فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: (لَقَدْ غَلْغَلْتَ النَّظَرَ إِلَيْهَا يَا عَدُوَّ اللَّهِ) . ثُمَّ أَجْلَاهُ عَنِ الْمَدِينَةِ إِلَى الْحِمَى. قَالَ: فَلَمَّا افْتُتِحَتِ الطَّائِفُ تَزَوَّجَهَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ فَوَلَدَتْ لَهُ مِنْهُ بُرَيْهَةَ، فِي قَوْلِ الْكَلْبِيِّ. وَلَمْ يَزَلْ هِيتُ بِذَلِكَ الْمَكَانِ حَتَّى قُبِضَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَلَمَّا وَلِيَ أَبُو بَكْرٍ كُلِّمَ فِيهِ فَأَبَى أَنْ يَرُدَّهُ، فَلَمَّا وَلِيَ عُمَرُ كُلِّمَ فِيهِ فَأَبَى، ثُمَّ كُلِّمَ فِيهِ عُثْمَانُ بَعْدُ. وَقِيلَ: إِنَّهُ قَدْ كَبِرَ وَضَعُفَ وَاحْتَاجَ، فَأَذِنَ لَهُ أَنْ يَدْخُلَ كُلَّ جُمُعَةٍ فَيَسْأَلُ وَيَرْجِعُ إِلَى مَكَانِهِ. قَالَ: وَكَانَ هِيتُ مَوْلًى لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ [أَبِي] أُمَيَّةَ الْمَخْزُومِيِّ، وَكَانَ لَهُ طُوَيْسٌ «٢» أَيْضًا، فَمِنْ ثَمَّ قَبِلَ «٣» الْخَنَثَ. قَالَ أَبُو عُمَرَ: يُقَالُ " بَادِيَةُ" بِالْيَاءِ وَ " بَادِنَةُ" بِالنُّونِ، وَالصَّوَابُ فِيهِ عِنْدَهُمْ بِالْيَاءِ، وَهُوَ قَوْلُ أَكْثَرِهِمْ، وَكَذَلِكَ ذَكَرَهُ الزُّبَيْرِيُّ بِالْيَاءِ. السَّادِسَةَ عَشْرَةَ- وَصَفَ التَّابِعِينَ بِ "- غَيْرِ" لِأَنَّ التَّابِعِينَ غَيْرُ مَقْصُودِينَ بِأَعْيَانِهِمْ، فَصَارَ اللَّفْظُ كَالنَّكِرَةِ. وَ " غَيْرِ" لَا يَتَمَحَّضُ نَكِرَةً فَجَازَ أَنْ يَجْرِيَ وَصْفًا عَلَى الْمَعْرِفَةِ. وَإِنْ شِئْتَ قُلْتَ هُوَ بَدَلٌ. وَالْقَوْلُ فِيهَا كَالْقَوْلِ فِي " غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ «٤» " [الفاتحة: ٧] . وَقَرَأَ عَاصِمٌ وَابْنُ عَامِرٍ " غَيْرَ" بِالنَّصْبِ فَيَكُونُ اسْتِثْنَاءً، أَيْ يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ لِلتَّابِعِينَ إِلَّا ذَا الْإِرْبَةِ مِنْهُمْ. وَيَجُوزُ أَنْ يَكُونَ حَالًا، أَيْ وَالَّذِينَ يَتَّبِعُونَهُنَّ عَاجِزِينَ عَنْهُنَّ، قَالَهُ أَبُو حَاتِمٍ. وَذُو الْحَالِ مَا فِي " التَّابِعِينَ" مِنَ الذَّكَرِ. السَّابِعَةَ عَشْرَةَ- قَوْلُهُ تَعَالَى: (أَوِ الطِّفْلِ) اسْمُ جِنْسٍ بِمَعْنَى الْجَمْعِ، وَالدَّلِيلُ عَلَى ذَلِكَ نَعْتُهُ بِ "- الَّذِينَ" . وَفِي مُصْحَفِ حَفْصَةَ " أَوِ الْأَطْفَالِ" عَلَى الْجَمْعِ. وَيُقَالُ: طِفْلٌ مَا لَمْ يُرَاهِقِ الحلم. و (يَظْهَرُوا) معناه يطلعوا بالوطي، أَيْ لَمْ يَكْشِفُوا عَنْ عَوْرَاتِهِنَّ لِلْجِمَاعِ لِصِغَرِهِنَّ. وَقِيلَ: لَمْ يَبْلُغُوا أَنْ يُطِيقُوا النِّسَاءَ، يُقَالُ: ظهرت على كذا أي علمته، وظهرت
(١). الشكول: الضروب. وقصد: ليست بالجسيمة ولا النحيفة. والجبلة: الغليظة، من جبل (كفرج) فهو جبل وجبل. والقضف: الدقة وقلة اللحم. (٢). طويس لقب غلب عليه، واسمه عيسى بن عبد الله، مولى بنى مخزوم، وهو أول من غنى بالعربي بالمدينة، وأول من ألقى الخنث بها. (راجع ترجمته في الاغالى ج ٣ ص ٣٧ طبع دار الكتب). (٣). في الأصول:" قيل المخنت" والتصويب عن الأغاني. (٤). راجع ج ١ ص ١٤٩. [ ..... ]

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