Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Qu’Allah soit satisfait d’elle, lorsqu’elle évoqua sa relation avec le Messager d’Allah – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui – : « Je n’ai jamais vu cela de lui, pas plus qu’il ne l’a vu de moi. » La première formulation est la plus authentique ; ceci est rapporté à titre de bienséance, a dit Ibn al-ʿArabî.

Al-Aṣbagh – l’un de nos savants – a déclaré : « Il lui est permis de le lécher avec sa langue. »

Ibn Ḫuwayz Mandâd a dit : « Quant au mari et au maître, il leur est permis de regarder l’ensemble du corps ainsi que la partie apparente du sexe, à l’exclusion de l’intérieur. De même, la femme peut regarder la ʿawra de son époux, et l’esclave-femme celle de son maître. »

J’ai dit : il est rapporté que le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – a dit : « Le regard porté sur le sexe engendre la ṭams, c’est-à-dire la cécité, pour celui qui regarde. » D’autres ont affirmé : « L’enfant issu de leur union naîtra aveugle. » Allah sait mieux.

Onzièmement – Après qu’Allah, Exalté soit-Il, a mentionné les époux en premier lieu, Il a ensuite cité les proches parents mahrams et les a mis sur un pied d’égalité quant à la permission de dévoiler l’ornement. Toutefois, leurs degrés varient selon ce que ressentent les êtres humains ; nul doute que le dévoilement devant le père ou le frère est plus sûr que devant le fils du mari. Les degrés de ce qu’il est loisible de montrer diffèrent : il est possible de dévoiler au père ce qu’il n’est pas permis de dévoiler au fils du mari.

Le qâḍî Ismâʿîl rapporte d’al-Ḥasan et al-Ḥusayn – qu’Allah les agrée – qu’ils ne regardaient pas les Mères des croyants. Ibn ʿAbbâs a dit, quant à lui : « Leur vision des Mères des croyants est licite. » Ismâʿîl commenta : « Je pense qu’al-Ḥasan et al-Ḥusayn se sont fondés sur le fait que les “fils des époux” ne sont pas mentionnés dans le verset concernant les épouses du Prophète – paix et bénédictions sur lui – : “Il n’y a pas de faute pour elles vis-à-vis de leurs pères…” (Al-Aḥzâb, 55). Alors que dans la sourate an-Nûr figure le verset : “Elles ne montrent leurs atours qu’à leurs époux…” etc. Ibn ʿAbbâs s’est appuyé sur ce dernier verset, tandis qu’al-Ḥasan et al-Ḥusayn se sont référés à l’autre. »

Douzièmement – Sa parole, Exalté soit-Il : « … ou les fils de leurs époux » désigne les garçons issus des maris ; y sont inclus les enfants des enfants, même lointains, qu’ils soient mâles ou femelles – comme les fils des fils et les fils des filles. Il en va de même des pères et ancêtres des maris, si hauts soient-ils, du côté des grands-pères paternels ou maternels, ainsi que de leurs descendants, même éloignés. Les fils des filles, même éloignés, sont également concernés ; les descendants issus des fils et ceux issus des filles sont donc assimilés. Il en va de même de leurs sœurs, qu’elles proviennent de leur père, de leur mère ou des deux. De même encore des fils des frères

رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا فِي ذِكْرِ حَالِهَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: (ما رَأَيْتُ ذَلِكَ مِنْهُ وَلَا رَأَى ذَلِكَ مِنِّي) وَالْأَوَّلُ أَصَحُّ، وَهَذَا مَحْمُولٌ عَلَى الْأَدَبِ، قَالَهُ ابْنُ الْعَرَبِيِّ. وَقَدْ قَالَ أَصْبَغُ مِنْ عُلَمَائِنَا: يَجُوزُ لَهُ أَنْ يَلْحَسَهُ بِلِسَانِهِ. وَقَالَ ابْنُ خُوَيْزِ مَنْدَادٍ: أَمَّا الزَّوْجُ وَالسَّيِّدُ فَيَجُوزُ لَهُ أَنْ يَنْظُرَ إِلَى سَائِرِ الْجَسَدِ وَظَاهِرِ الْفَرْجِ دُونَ بَاطِنِهِ. وَكَذَلِكَ الْمَرْأَةُ يَجُوزُ أَنْ تَنْظُرَ إِلَى عَوْرَةِ زَوْجِهَا، وَالْأَمَةُ إِلَى عَوْرَةِ سَيِّدِهَا. قُلْتُ: وَرُوِيَ أَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: (النَّظَرُ إِلَى الْفَرْجِ يُورِثُ الطَّمْسَ) أَيِ الْعَمَى، أَيْ فِي النَّاظِرِ. وَقِيلَ: إِنَّ الْوَلَدَ بَيْنَهُمَا يُولَدُ أَعْمَى. وَاللَّهُ أَعْلَمُ. الْحَادِيَةَ عشرة- لما ذَكَرَ اللَّهُ تَعَالَى الْأَزْوَاجَ وَبَدَأَ بِهِمْ ثَنَّى بِذَوِي الْمَحَارِمِ وَسَوَّى بَيْنَهُمْ فِي إِبْدَاءِ الزِّينَةِ، وَلَكِنْ تَخْتَلِفُ مَرَاتِبُهُمْ بِحَسَبِ مَا فِي نُفُوسِ الْبَشَرِ. فَلَا مِرْيَةَ أَنَّ كَشْفَ الْأَبِ وَالْأَخِ عَلَى الْمَرْأَةِ أَحْوَطُ مِنْ كَشْفِ وَلَدِ زَوْجِهَا. وَتَخْتَلِفُ مَرَاتِبُ مَا يُبْدَى لَهُمْ، فَيُبْدَى لِلْأَبِ مَا لَا يَجُوزُ إِبْدَاؤُهُ لِوَلَدِ الزَّوْجِ. وَقَدْ ذَكَرَ الْقَاضِي إِسْمَاعِيلُ عَنِ الْحَسَنِ وَالْحُسَيْنِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا أَنَّهُمَا كَانَا لَا يَرَيَانِ أُمَّهَاتِ الْمُؤْمِنِينَ. وَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ: إِنَّ رُؤْيَتَهُمَا لَهُنَّ تَحِلُّ. قَالَ إِسْمَاعِيلُ: أَحْسَبُ أَنَّ الْحَسَنَ وَالْحُسَيْنَ ذَهَبَا فِي ذَلِكَ إِلَى أَنَّ أَبْنَاءَ الْبُعُولَةِ لَمْ يُذْكَرُوا فِي الْآيَةِ الَّتِي فِي أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، وَهِيَ قَوْلُهُ تعالى: " لا جُناحَ عَلَيْهِنَّ فِي آبائِهِنَّ" «١» [الأحزاب: ٥٥] . وَقَالَ فِي سُورَةِ النُّورِ: " وَلا يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلَّا لِبُعُولَتِهِنَّ" الْآيَةَ. فَذَهَبَ ابْنُ عَبَّاسٍ إِلَى هَذِهِ الْآيَةِ، وَذَهَبَ الْحَسَنُ وَالْحُسَيْنُ إِلَى الْآيَةِ أخرى. الثَّانِيَةَ عَشْرَةَ- قَوْلُهُ تَعَالَى: (أَوْ أَبْناءِ بُعُولَتِهِنَّ) يُرِيدُ ذُكُورَ أَوْلَادِ الْأَزْوَاجِ، وَيَدْخُلُ فِيهِ أَوْلَادُ الْأَوْلَادِ وَإِنْ سَفَلُوا، مِنْ ذُكْرَانٍ كَانُوا أَوْ إِنَاثٍ، كَبَنِي الْبَنِينَ وَبَنِي الْبَنَاتِ. وَكَذَلِكَ آبَاءُ الْبُعُولَةِ وَالْأَجْدَادُ وَإِنْ عَلَوْا مِنْ جِهَةِ الذُّكْرَانِ لِآبَاءِ الْآبَاءِ وَآبَاءِ الْأُمَّهَاتِ، وَكَذَلِكَ أَبْنَاؤُهُنَّ وَإِنْ سَفَلُوا. وَكَذَلِكَ أَبْنَاءُ الْبَنَاتِ وَإِنْ سَفَلْنَ، فَيَسْتَوِي فِيهِ أَوْلَادُ الْبَنِينَ وَأَوْلَادُ الْبَنَاتِ. وَكَذَلِكَ أَخَوَاتُهُنَّ، وهم من ولده الْآبَاءِ وَالْأُمَّهَاتِ أَوْ أَحَدِ الصِّنْفَيْنِ. وَكَذَلِكَ بَنُو الاخوة
(١). راجع ج ١٤ ص ٢٣١.

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