Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

le verset, ou celui qui tient leur place. – On a divergé à propos du bracelet :
‘Â’isha (qu’Allah l’agrée) a dit : « Il appartient à la parure apparente, parce qu’il se porte sur les mains. »
Mujâhid a dit : « Il relève de la parure cachée, car il se trouve au-delà des paumes et se porte sur l’avant-bras. »
Ibn al-‘Arabî déclara : « Quant au henné, il fait partie de la parure cachée lorsqu’il se trouve sur les pieds. »

Sixième point – Parole du Très-Haut : « Qu’elles rabattent leurs voiles sur l’ouverture (de leur vêtement). »
La majorité des lecteurs prononcent le lâm de l’impératif muette. Abû ‘Amr, dans la tradition rapportée d’Ibn ‘Abbâs, la prononce avec kasra, suivant la voyelle originelle de la lâm de l’ordre ; la kasra en a simplement été retranchée à cause de sa pesanteur, et sa mise au repos n’est comparable qu’à l’immobilité du bras ou de la cuisse.
Le verbe « yadribna » est, syntaxiquement, au jussif par l’impératif ; toutefois on l’a bâti sur une forme unique, par conformité avec le passé, selon Sîbawayh.

La cause de ce verset est que, à cette époque, lorsque les femmes couvraient leur tête de khimârs – c’est-à-dire de voiles –, elles les laissaient retomber derrière le dos.
An-Naqqâsh dit : à l’instar de ce que font les Nabatéens ; demeuraient alors découverts la partie haute de la poitrine, le cou et les oreilles. Allah – Exalté soit-Il – ordonna donc d’enrouler le khimâr sur la fente du vêtement ; la façon de procéder est que la femme abatte son voile sur l’ouverture de son habit afin de dissimuler sa poitrine.

Al-Bukhârî rapporte d’après ‘Â’isha (qu’Allah l’agrée) qu’elle dit : « Qu’Allah fasse miséricorde aux premières femmes émigrées : lorsque fut révélé : “Qu’elles rabattent leurs voiles sur leurs fentes”, elles déchirèrent leurs manteaux et s’en voilèrent la tête. »
Hafsa, fille de son frère ‘Abd ar-Rahmân (qu’Allah les agrée), entra un jour chez ‘Â’isha la tête couverte d’une étoffe qui laissait transparaître son cou et ce qui l’entoure ; ‘Â’isha la lui déchira et dit : « On ne rabat (le voile) qu’avec une étoffe épaisse qui couvre. »

Septième point – Les « khumur » (خُمُر) sont le pluriel de khimâr : ce dont la femme couvre sa tête ; d’où l’on dit : la femme s’est voilée (ikhtamarat) et elle est « belle voilette » (hasanatu-l-khumra).
Les « juyûb » (جُيُوب) sont le pluriel de jayb : l’entaille pratiquée dans la tunique ou la chemise ; dérivé de « jawb », qui signifie inciser. La lecture la plus répandue prononce la jîm de « juyûbihinna » avec ḍamma.
Quelques lecteurs koufiens la rendent avec kasra, en raison de la yâ’, comme ils le font dans « buyût » et « shuyûkh ».
Les anciens grammairiens n’agréent pas cette lecture et disent : « bayt / buyût », de même que « fals / fulûs ».
Az-Zajjâj déclara : il est recevable de substituer au ḍamma une kasra ; quant à la lecture rapportée de Hamza combinant à la fois ḍamma et kasra, elle est impossible : nul ne peut la prononcer, sinon en allusion à ce qui n’est pas permis.
Muqâtil a dit : « Sur leurs juyûbihinna » – c’est-à-dire sur leurs poitrines : sur l’endroit de l’ouverture de leurs vêtements.

الْآيَةِ، أَوْ حَلَّ مَحَلَّهُمْ. وَاخْتُلِفَ فِي السِّوَارِ، فقالت عائشة: هي من الزينة الظاهرة لأنه في اليدين. وقال مجاهد: هو مِنَ الزِّينَةِ الْبَاطِنَةِ، لِأَنَّهَا خَارِجٌ عَنِ الْكَفَّيْنِ وإنما يكون فِي الذِّرَاعِ. قَالَ ابْنُ الْعَرَبِيِّ: وَأَمَّا الْخِضَابُ فَهُوَ مِنَ الزِّينَةِ الْبَاطِنَةِ إِذَا كَانَ فِي الْقَدَمَيْنِ. السَّادِسَةُ- قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَلْيَضْرِبْنَ بِخُمُرِهِنَّ عَلى جُيُوبِهِنَّ) قَرَأَ الْجُمْهُورُ: بِسُكُونِ اللَّامِ الَّتِي هِيَ لِلْأَمْرِ. وَقَرَأَ أَبُو عَمْرٍو: فِي رِوَايَةِ ابْنِ عَبَّاسٍ بكسرها على الأصل، لان الأصل [لَامِ «١» ] الْأَمْرِ الْكَسْرُ، وَحُذِفَتِ الْكَسْرَةُ لِثِقَلِهَا، وَإِنَّمَا تَسْكِينُهَا لِتَسْكِينِ عَضُدٍ وَفَخِذٍ. وَ " يَضْرِبْنَ" فِي مَوْضِعِ جَزْمٍ بِالْأَمْرِ، إِلَّا أَنَّهُ بُنِيَ عَلَى حَالَةٍ وَاحِدَةٍ إِتْبَاعًا لِلْمَاضِي عِنْدَ سِيبَوَيْهِ. وَسَبَبُ هَذِهِ الْآيَةِ أَنَّ النِّسَاءَ كُنَّ فِي ذَلِكَ الزَّمَانِ إِذَا غَطَّيْنَ رُءُوسَهُنَّ بِالْأَخْمِرَةِ وَهِيَ الْمَقَانِعُ سَدَلْنَهَا مِنْ وَرَاءِ الظَّهْرِ. قَالَ النَّقَّاشُ: كَمَا يَصْنَعُ النَّبَطُ، فَيَبْقَى النَّحْرُ وَالْعُنُقُ وَالْأُذُنَانِ لَا سَتْرَ عَلَى ذَلِكَ، فَأَمَرَ اللَّهُ تَعَالَى بِلَيِّ الْخِمَارِ عَلَى الْجُيُوبِ، وَهَيْئَةُ ذَلِكَ أَنْ تَضْرِبَ الْمَرْأَةُ بِخِمَارِهَا عَلَى جَيْبِهَا لِتَسْتُرَ صَدْرَهَا. رَوَى الْبُخَارِيُّ عَنْ عَائِشَةَ أَنَّهَا قَالَتْ: رَحِمَ اللَّهُ نِسَاءَ «٢» الْمُهَاجِرَاتِ الْأُوَلِ، لَمَّا نَزَلَ: " وَلْيَضْرِبْنَ بِخُمُرِهِنَّ عَلى جُيُوبِهِنَّ" شَقَقْنَ أُزُرَهُنَّ فَاخْتَمَرْنَ بِهَا. وَدَخَلَتْ عَلَى عَائِشَةَ حَفْصَةُ بِنْتُ أَخِيهَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمْ وَقَدِ اخْتَمَرَتْ بِشَيْءٍ يَشِفُّ عَنْ عُنُقِهَا وَمَا هُنَالِكَ، فَشَقَّتْهُ عَلَيْهَا وَقَالَتْ: إِنَّمَا يُضْرَبُ بِالْكَثِيفِ الَّذِي يَسْتُرُ. السَّابِعَةُ- الْخُمُرُ: جَمْعُ الْخِمَارِ، وَهُوَ مَا تُغَطِّي بِهِ رَأْسَهَا، وَمِنْهُ اخْتَمَرَتِ الْمَرْأَةُ وَتَخَمَّرَتْ، وَهِيَ حَسَنَةُ الْخُمْرَةِ. وَالْجُيُوبُ: جَمْعُ الْجَيْبِ، وَهُوَ مَوْضِعُ الْقَطْعِ مِنَ الدرع والفميص، وَهُوَ مِنَ الْجَوْبِ وَهُوَ الْقَطْعُ. وَمَشْهُورُ الْقِرَاءَةِ ضَمُّ الْجِيمِ مِنْ " جُيُوبِهِنَّ" . وَقَرَأَ بَعْضُ الْكُوفِيِّينَ: بِكَسْرِهَا بِسَبَبِ الْيَاءِ، كَقِرَاءَتِهِمْ ذَلِكَ فِي: بُيُوتٍ وَشُيُوخٍ. وَالنَّحْوِيُّونَ الْقُدَمَاءُ لَا يُجِيزُونَ هَذِهِ الْقِرَاءَةَ وَيَقُولُونَ: بَيْتٌ وَبُيُوتٌ كَفَلْسٍ وَفُلُوسٍ. وَقَالَ الزَّجَّاجُ: يَجُوزُ عَلَى أَنْ تُبْدَلَ مِنَ الضَّمَّةِ كَسْرَةٌ، فَأَمَّا مَا رُوِيَ عَنْ حَمْزَةَ مِنَ الْجَمْعِ بَيْنَ الضَّمِّ وَالْكَسْرِ فَمُحَالٌ، لَا يَقْدِرُ أَحَدٌ أَنْ يَنْطِقَ بِهِ إِلَّا عَلَى الْإِيمَاءِ إِلَى مَا لَا يَجُوزُ. وَقَالَ مُقَاتِلٌ: " عَلى جُيُوبِهِنَّ" أَيْ عَلَى صُدُورِهِنَّ، يَعْنِي عَلَى مَوَاضِعِ جُيُوبِهِنَّ.
(١). من ك وط. (٢). أي النساء المهاجرات. وهو نحو شجر الأراك، أي شجر هو الأراك.

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