et qu’il le déstabilise. En vérité, tout ce que recèle ce bas-monde, des deux catégories de biens et d’épreuves, s’est rapetissé, comparé à l’au-delà, au point que l’ensemble des délices d’ici-bas n’apparaît à leurs yeux que comme les miettes tombées d’une fastueuse table, et que toutes les rigueurs de ce monde leur semblent pareilles au châtiment capital – mise à mort ou crucifixion – infligé à un criminel ou à un malfaiteur qui l’a mérité, parmi toutes les sanctions réservées aux gens de la vie d’ici-bas.
SEPTIÈMEMENT – parole du Très-Haut :
« Cela est plus pur pour eux » (v. 30),
c’est-à-dire que le fait de baisser le regard et de préserver la chasteté est plus pur pour la religion et plus éloigné de toute souillure humaine.
« Allah est Parfaitement Informé » – Il est Omniscient –
« de ce qu’ils accomplissent » (v. 30) ; il s’agit là d’une menace et d’un avertissement.
[Sourate an-Nûr (24), verset 31]
« Dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté et de ne dévoiler de leurs atours que ce qui en paraît. Qu’elles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines ; qu’elles ne dévoilent leurs parures qu’à leurs époux, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs époux, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs époux, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou à leurs femmes, ou à celles que possèdent leurs mains droites, ou aux serviteurs mâles dépourvus de désir, ou aux enfants qui n’ont pas encore pris conscience des parties intimes des femmes. Et qu’elles ne frappent pas de leurs pieds de façon à faire connaître ce qu’elles cachent de leurs parures. Revenez tous repentants à Allah, ô croyants, afin que vous réussissiez. » (v. 31)
Parole du Très-Haut :
« Dis aux croyantes de baisser leurs regards, de préserver leur chasteté et de ne pas exhiber leurs atours… » jusqu’à Sa parole : « … de leurs parures ». Ce passage renferme vingt-trois questions juridiques.
Premièrement – Sa parole, Glorifié soit-Il :
« Dis aux croyantes… » : Allah ‑ exalté soit-Il ‑ adresse ici un discours spécifique aux femmes, à titre d’insistance. Car Son ordre : « Dis aux croyants… » aurait suffi, étant général et englobant le mâle et la femelle parmi les croyants, comme tout discours de portée générale dans le Coran.
On remarque l’apparition du redoublement dans le verbe « يَغْضُضْنَ – qu’elles baissent » et son absence dans « يَغُضُّوا – qu’ils baissent », parce que la consonne finale de la racine, dans le second, est muette, tandis que dans le premier elle est voyelle, bien que tous deux se trouvent dans la même position grammaticale.