[D’après Abû Mûsâ]. Muhammad ibn ʿAmr al-Laythî s’est démarqué d’eux et l’a rapporté, en effet, de Abû az-Zinâd, d’Abû Salama, de Nâfiʿ ibn ʿAbd al-Hârith, du Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – de la même manière. Toutefois, la première chaîne de transmission est plus authentique ; Allah sait mieux.
Neuvièmement : La manière de frapper (à la porte) consiste à le faire doucement, de façon à être entendu, sans brutalité. À ce sujet, Anas ibn Mâlik – qu’Allah l’agrée – rapporte : « Les portes du Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – étaient frappées avec le bout des ongles. » Ce récit est cité par Abû Bakr Aḥmad ibn ʿAlî ibn Thâbit al-Khaṭîb dans son Jâmiʿ.
Dixièmement : Les deux Ṣaḥîḥ et d’autres ont rapporté d’après Jâbir ibn ʿAbd Allâh – qu’Allah les agrée tous deux – qu’il dit : « Je demandai la permission d’entrer auprès du Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui. Il dit : “Qui est-ce ?” Je répondis : “C’est moi.” Le Prophète reprit alors : “Moi, moi ?” – comme s’il avait désapprouvé cela. »
Nos savants disent : Le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – n’a réprouvé cette réponse que parce que le terme « moi » ne permet aucune identification. La règle est donc que l’on mentionne son nom, comme l’ont fait ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb – qu’Allah l’agrée – et Abû Mûsâ, car se nommer dispense de la peine de la question et de la réponse.
Il est établi de ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb qu’il se rendit auprès du Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – alors que celui-ci se trouvait dans une pièce surélevée et dit : « Que la paix soit sur toi, ô Messager d’Allah, que la paix soit sur vous. ʿUmar peut-il entrer ? »
Dans le Ṣaḥîḥ de Muslim, il est rapporté qu’Abû Mûsâ vint auprès de ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb et dit : « Que la paix soit sur vous, c’est Abû Mûsâ. Que la paix soit sur vous, c’est l’Ashʿarî… » – jusqu’à la fin du hadith.
Onzièmement : Al-Khaṭîb rapporte dans son Jâmiʿ d’après ʿAlî ibn ʿÂṣim al-Wâsiṭî : « Je vins à Baṣra et me rendis à la demeure de Shuʿbah ; je frappai à sa porte. Il demanda : “Qui est-ce ?” Je répondis : “C’est moi.” Il dit : “Ô toi ! Je n’ai pas d’ami qui s’appelle ‘moi’.” Puis il sortit vers moi et dit : “Muḥammad ibn al-Munkadir m’a rapporté d’après Jâbir ibn ʿAbd Allâh : ‘Je me rendis auprès du Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – pour une affaire ; je frappai à sa porte et il dit : ‘Qui est-ce ?’ Je répondis : ‘C’est moi.’ Il dit alors : ‘Moi, moi ?’ Le Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui – n’aima pas ma réponse – ou n’aima pas sa propre réponse.’ »
On rapporte encore d’après ʿUmar ibn Shabbah : « Muḥammad ibn Sallâm nous a rapporté d’après son père : “Je frappai à la porte de ʿAmr ibn ʿUbayd. Il me demanda : ‘Qui est-ce ?’ Je répondis : ‘C’est moi.’ Il dit : ‘Nul ne connaît l’invisible hormis Allah.’ »
Al-Khaṭîb ajoute : « J’ai entendu ʿAlâʾ ibn al-Muḥsin, le juge, rapporter au sujet de l’un des maîtres que, lorsque l’on frappait à sa porte et qu’il demandait : ‘Qui est-ce ?’ et que la personne répondait : ‘C’est moi’, le shaykh disait : ‘ « Moi » est un souci qui vient de frapper. ’ »