Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

« “Il subira, au Jour de la Résurrection, la peine légale de quatre-vingts coups ” – rapporté par ad-Dâraquṭnî.

Les savants ont expliqué : cela n’aura lieu dans l’au-delà qu’en raison de la disparition de toute forme de possession et de la parfaite égalité entre le noble et l’humble, l’homme libre et l’esclave ; nul n’aura alors de prééminence si ce n’est par la piété. Dès lors, les gens seront égaux quant aux peines légales et à l’inviolabilité, chacun étant châtié au profit de la personne qu’il aura lésée, à moins que l’opprimé ne pardonne à l’oppresseur. S’ils ne sont pas mis sur le même pied en ce bas monde, c’est afin qu’aucun trouble ne s’introduise chez les propriétaires du fait qu’on les mettrait à égalité avec leurs esclaves ; il ne leur resterait plus ni respect ni supériorité dans leur rang et la finalité même de la mise à leur service serait annulée. Il s’agit là d’une sagesse du Sage, l’Omniscient – nul n’est digne d’adoration en dehors de Lui.

Neuvièmement : Mâlik et ach-Châfi‘î disent : quiconque traite d’esclave quelqu’un qu’il pense être asservi alors qu’il s’avère libre encourt la peine légale ; tel est aussi l’avis de al-Ḥasan al-Baṣrî et l’opinion retenue par Ibn al-Munḏir. Mâlik ajoute : celui qui diffame une Umm al-walad (concubine ayant enfanté de son maître) est soumis au ḥadd, propos rapporté d’Ibn ‘Umar et conforme à l’analogie d’ach-Châfi‘î. Al-Ḥasan al-Baṣrî, cependant, estime qu’aucun ḥadd n’est encouru.

Dixièmement : Les savants ont divergé au sujet de celui qui dit à un homme : « Ô toi qui as pratiqué le coït intercrural ». Ibn al-Qâsim affirme qu’il encourt le ḥadd, car il s’agit d’une insinuation. Ashhab soutient qu’il n’y a pas de ḥadd, puisqu’on l’attribue à un acte qui, par consensus, n’est pas considéré comme un adultère.

Onzièmement : Selon Mâlik, le fait d’accuser d’adultère une fillette, encore impubère mais susceptible d’être pénétrée, constitue un acte de calomnie passible du ḥadd. Abû Ḥanîfa, ach-Châfi‘î et Abû Thawr estiment qu’il ne s’agit pas d’une accusation de fornication, car, dans son cas, aucun ḥadd ne serait encouru ; l’auteur est cependant châtié à titre de ta‘zîr. Ibn al-‘Arabî commente que la question reste complexe ; Mâlik a voulu protéger l’honneur de la diffamée, tandis que les autres ont voulu épargner le dos du calomniateur ; or la sauvegarde de l’honneur prime, car le calomniateur a levé le voile de sa propre pudeur par la pointe de sa langue, il doit donc subir le ḥadd.

Ibn al-Munḏir rapporte qu’Ahmad (Ibn Ḥanbal) a dit : « Celui qui accuse une fillette de neuf ans est flagellé ; de même, celui qui diffame un garçon de dix ans est fouetté ». Ishâq (Ibn Râhwayh) déclare : « Si l’on insulte un garçon d’un âge où l’on peut avoir un rapport, le ḥadd est encouru ; il en est de même pour une fillette dès qu’elle dépasse neuf ans ». Ibn al-Munḏir ajoute : « Celui qui diffame un impubère n’est pas soumis au ḥadd, car il s’agit d’un mensonge ; il est cependant corrigé par ta‘zîr pour le tort causé ».

Abû ‘Ubayd rapporte enfin le ḥadith d’Ali – qu’Allah l’agrée – : une femme vint lui dire que son époux avait des rapports avec sa servante. Il répondit : « Si tu dis vrai, nous le lapiderons ; si tu mens, nous te fouetterons ».

عَلَيْهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ الْحَدُّ ثَمَانُونَ) ذَكَرَهُ الدَّارَقُطْنِيُّ. قَالَ الْعُلَمَاءُ: وَإِنَّمَا كَانَ ذَلِكَ فِي الْآخِرَةِ لِارْتِفَاعِ الْمِلْكِ وَاسْتِوَاءِ الشَّرِيفِ وَالْوَضِيعِ وَالْحُرِّ وَالْعَبْدِ، وَلَمْ يَكُنْ لِأَحَدٍ فَضْلٌ إِلَّا بِالتَّقْوَى، وَلَمَّا كَانَ ذَلِكَ تَكَافَأَ النَّاسُ فِي الْحُدُودِ وَالْحُرْمَةِ، وَاقْتُصَّ مِنْ كُلِّ وَاحِدٍ لِصَاحِبِهِ إِلَّا أَنْ يَعْفُوَ الْمَظْلُومُ عَنِ الظَّالِمِ. وَإِنَّمَا لَمْ يَتَكَافَئُوا فِي الدُّنْيَا لِئَلَّا تَدْخُلَ الدَّاخِلَةُ عَلَى الْمَالِكِينَ مِنْ مُكَافَأَتِهِمْ لَهُمْ، فَلَا تَصِحُّ لَهُمْ حُرْمَةٌ وَلَا فَضْلٌ فِي مَنْزِلَةٍ، وَتَبْطُلُ فَائِدَةُ التَّسْخِيرِ، حِكْمَةٌ مِنَ الْحَكِيمِ الْعَلِيمِ، لَا إِلَهَ إِلَّا هُوَ. التَّاسِعَةُ- قَالَ مَالِكٌ وَالشَّافِعِيُّ: مَنْ قَذَفَ مَنْ يَحْسَبُهُ عَبْدًا فَإِذَا هُوَ حُرٌّ فَعَلَيْهِ الْحَدُّ، وَقَالَهُ الْحَسَنُ الْبَصْرِيُّ وَاخْتَارَهُ ابْنُ الْمُنْذِرِ. قَالَ مَالِكٌ: وَمَنْ قَذَفَ أُمَّ الْوَلَدِ حُدَّ گ وَرَوَى عَنِ ابْنِ عُمَرَ وَهُوَ قِيَاسُ قَوْلِ الشَّافِعِيِّ. وَقَالَ الْحَسَنُ الْبَصْرِيُّ: لَا حَدَّ عَلَيْهِ. الْعَاشِرَةُ- وَاخْتَلَفَ الْعُلَمَاءُ فِيمَنْ قَالَ لِرَجُلٍ: يَا مَنْ وَطِئَ بَيْنَ الْفَخِذَيْنِ، فَقَالَ ابْنُ الْقَاسِمِ: عَلَيْهِ الْحَدُّ، لِأَنَّهُ تَعْرِيضٌ. وَقَالَ أَشْهَبُ: لَا حَدَّ فِيهِ، لِأَنَّهُ نِسْبَةٌ إِلَى فِعْلٍ لَا يُعَدُّ زِنًى إِجْمَاعًا. الْحَادِيَةَ عَشْرَةَ- إِذَا رَمَى صبية يمكن وطؤها قبل البلوغ بالزنى كَانَ قَذْفًا عِنْدَ مَالِكٍ. وَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ وَالشَّافِعِيُّ وَأَبُو ثَوْرٍ: لَيْسَ بِقَذْفٍ، لِأَنَّهُ لَيْسَ بزنى إِذْ لَا حَدَّ عَلَيْهَا، وَيُعَزَّرُ. قَالَ ابْنُ الْعَرَبِيِّ: وَالْمَسْأَلَةُ مُحْتَمِلَةٌ مُشْكِلَةٌ، لَكِنْ مَالِكٌ طَلَبَ «١» حِمَايَةَ عِرْضِ الْمَقْذُوفِ، وَغَيْرُهُ رَاعَى حِمَايَةَ ظَهْرِ الْقَاذِفِ، وَحِمَايَةُ عِرْضِ الْمَقْذُوفِ أَوْلَى، لِأَنَّ الْقَاذِفَ كَشَفَ سِتْرَهُ بِطَرَفِ لِسَانِهِ فَلَزِمَهُ الْحَدُّ. قَالَ ابْنُ الْمُنْذِرِ: وَقَالَ أَحْمَدُ فِي الْجَارِيَةِ بِنْتِ تِسْعٍ: يُجْلَدُ قَاذِفُهَا، وَكَذَلِكَ الصَّبِيُّ إِذَا بَلَغَ عَشْرًا ضُرِبَ قَاذِفُهُ. قَالَ إِسْحَاقُ: إِذَا قَذَفَ غُلَامًا يَطَأُ مِثْلُهُ فَعَلَيْهِ الْحَدُّ، وَالْجَارِيَةُ إِذَا جَاوَزَتْ تِسْعًا مِثْلُ ذَلِكَ. قَالَ ابْنُ الْمُنْذِرِ: لَا يُحَدُّ مَنْ قَذَفَ مَنْ لَمْ يَبْلُغْ، لِأَنَّ ذَلِكَ كَذِبٌ، وَيُعَزَّرُ عَلَى الْأَذَى. قَالَ أَبُو عُبَيْدٍ: فِي حَدِيثِ عَلِيٍّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ أَنَّ امْرَأَةً جَاءَتْهُ فَذَكَرَتْ أَنَّ زَوْجَهَا يَأْتِي جَارِيَتَهَا فَقَالَ: إِنْ كُنْتِ صَادِقَةً رَجَمْنَاهُ وإن كنت كاذبة
(١). في ابن العربي:" غلب". [ ..... ]

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies