Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Quatrième point –
Ibn Khuwayz Mandâd a dit : Celui qui est connu pour sa fornication – ou pour tout autre type de débauche – et qui l’affiche ouvertement, puis se marie dans une famille honorable en les trompant sur sa véritable condition, ceux-ci disposent alors du choix : soit rester avec lui, soit le quitter, car cela est assimilé à un défaut qui donne droit à la rupture.

Il s’appuie pour cela sur la parole du Prophète – paix et salut sur lui : « Le fornicateur qui a subi la flagellation n’épouse que son semblable. »

Ibn Khuwayz Mandâd précise : s’il est fait mention du « flagellé », c’est parce que sa perversité est notoire ; c’est donc de celui-là qu’il faut absolument le distinguer des autres. Quant à celui dont la débauche n’est pas de notoriété publique, il n’est pas concerné par cette distinction.

Cinquième point –
Des anciens ont soutenu que le verset est péremptoire, non abrogé. Selon eux, si l’époux commet la fornication, le lien matrimonial qui l’unit à son épouse devient caduc ; et si c’est l’épouse qui fornique, le mariage entre elle et son mari devient caduc de la même manière.

D’autres parmi ces mêmes savants estiment que le mariage ne se rompt pas de lui-même ; toutefois, l’homme est tenu de divorcer d’elle lorsqu’elle fornique ; s’il la garde, il commet un péché. De même, il n’est pas permis d’épouser la fornicatrice ni le fornicateur ; ce n’est qu’après l’apparition d’un repentir sincère que le mariage redevient licite.

Sixième point –
« Et cela fut interdit aux croyants » : c’est-à-dire l’union avec ces prostituées. Certains exégètes prétendent qu’Allah – Exalté soit-Il – a rendu le mariage de ces prostituées illicite à la communauté de Muhammad – paix sur lui – ; parmi les plus célèbres figurait ‘Anâq.

Septième point –
Allah, exalté soit-Il, a proscrit la fornication dans Son Livre ; partout où l’homme fornique, il encourt la peine légale. Tel est l’avis de Mâlik, d’Ash-Shâfi‘î et d’Abû Thawr.

Les juristes de l’école de l’opinion (ahl ar-ra’y) ont déclaré : si un musulman se trouve en territoire de guerre muni d’un sauf-conduit et qu’il y commet la fornication, puis revient en terre d’Islam, il ne subira pas la peine.

Ibn al-Mundhir a rétorqué : territoire de guerre et territoire d’Islam sont équivalents ; quiconque fornique encourt la peine, conformément à la parole explicite :
« La fornicatrice et le fornicateur, fouettez chacun d’eux de cent coups » (An-Nûr, 2),
ainsi qu’aux versets de la sourate An-Nûr (24 : 4-5) :
« Et ceux qui accusent les femmes chastes sans produire quatre témoins, fouettez-les de quatre-vingts coups et n’acceptez jamais plus leur témoignage : ceux-là sont les pervers (4). Sauf ceux qui, après cela, se repentent et se réforment ; car Allah est Pardonneur, Miséricordieux (5). »

الرَّابِعَةُ- قَالَ ابْنُ خُوَيْزِ مَنْدَادٍ: مَنْ كَانَ معروفا بالزنى أَوْ بِغَيْرِهِ مِنَ الْفُسُوقِ مُعْلِنًا بِهِ فَتَزَوَّجَ إِلَى أَهْلِ بَيْتِ سِتْرٍ وَغَرَّهُمْ مِنْ نَفْسِهِ فَلَهُمُ الْخِيَارُ فِي الْبَقَاءِ مَعَهُ أَوْ فِرَاقِهِ، وَذَلِكَ كَعَيْبٍ مِنَ الْعُيُوبِ، وَاحْتَجَّ بِقَوْلِهِ عَلَيْهِ السَّلَامُ: (لَا يَنْكِحُ الزَّانِي الْمَجْلُودُ إِلَّا مِثْلَهُ) . قَالَ ابْنُ خُوَيْزِ مَنْدَادٍ. وَإِنَّمَا ذَكَرَ الْمَجْلُودَ لِاشْتِهَارِهِ بِالْفِسْقِ، وَهُوَ الَّذِي يَجِبُ أَنْ يُفَرَّقَ بَيْنَهُ وَبَيْنَ غَيْرِهِ، فَأَمَّا مَنْ لَمْ يَشْتَهِرْ بِالْفِسْقِ فَلَا. الْخَامِسَةُ- قَالَ قَوْمٌ مِنَ الْمُتَقَدِّمِينَ: الْآيَةُ مُحْكَمَةٌ غَيْرُ مَنْسُوخَةٍ، وَعِنْدَ هَؤُلَاءِ: مَنْ زَنَى فَسَدَ النِّكَاحُ بَيْنَهُ وَبَيْنَ زَوْجَتِهِ، وَإِذَا زَنَتِ الزَّوْجَةُ فَسَدَ النِّكَاحُ بَيْنَهَا وَبَيْنَ زَوْجِهَا. وَقَالَ قَوْمٌ مِنْ هَؤُلَاءِ: لَا يَنْفَسِخُ النِّكَاحُ بِذَلِكَ، وَلَكِنْ يُؤْمَرُ الرَّجُلُ بِطَلَاقِهَا إِذَا زَنَتْ، وَلَوْ أَمْسَكَهَا أَثِمَ، وَلَا يَجُوزُ التَّزَوُّجُ بِالزَّانِيَةِ وَلَا مِنَ الزَّانِي، بَلْ لَوْ ظَهَرَتِ التَّوْبَةُ فَحِينَئِذٍ يَجُوزُ النِّكَاحُ. السَّادِسَةُ- (وَحُرِّمَ ذلِكَ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ) أَيْ نِكَاحُ أُولَئِكَ الْبَغَايَا، فَيَزْعُمُ بَعْضُ أَهْلِ التَّأْوِيلِ أَنَّ نِكَاحَ أُولَئِكَ الْبَغَايَا حَرَّمَهُ اللَّهُ تَعَالَى عَلَى أُمَّةِ مُحَمَّدٍ عَلَيْهِ السَّلَامُ، وَمِنْ أَشْهَرِهِنَّ عَنَاقُ «١» . السَّابِعَةُ- حَرَّمَ اللَّهُ تَعَالَى الزنى فِي كِتَابِهِ، فَحَيْثُمَا زَنَى الرَّجُلُ فَعَلَيْهِ الْحَدُّ. وَهَذَا قَوْلُ مَالِكٍ وَالشَّافِعِيِّ وَأَبِي ثَوْرٍ. وَقَالَ أَصْحَابُ الرَّأْيِ فِي الرَّجُلِ الْمُسْلِمِ إِذَا كَانَ في دار الحارث بِأَمَانٍ وَزَنَى هُنَالِكَ ثُمَّ خَرَجَ لَمْ يُحَدَّ. قَالَ ابْنُ الْمُنْذِرِ: دَارُ الْحَرْبِ وَدَارُ الْإِسْلَامِ سَوَاءٌ، وَمَنْ زَنَى فَعَلَيْهِ الْحَدُّ عَلَى ظَاهِرِ قَوْلِهِ: " الزَّانِيَةُ وَالزَّانِي فَاجْلِدُوا كُلَّ واحِدٍ مِنْهُما مِائَةَ جَلْدَةٍ" [النور: ٢] . [سورة النور (٢٤) : الآيات ٤ الى ٥] وَالَّذِينَ يَرْمُونَ الْمُحْصَناتِ ثُمَّ لَمْ يَأْتُوا بِأَرْبَعَةِ شُهَداءَ فَاجْلِدُوهُمْ ثَمانِينَ جَلْدَةً وَلا تَقْبَلُوا لَهُمْ شَهادَةً أَبَداً وَأُولئِكَ هُمُ الْفاسِقُونَ (٤) إِلاَّ الَّذِينَ تابُوا مِنْ بَعْدِ ذلِكَ وَأَصْلَحُوا فَإِنَّ اللَّهَ غَفُورٌ رَحِيمٌ (٥)
(١). في ك: وهذا على أن الآية منسوخة. ولم يظهر له وجه محققه. [ ..... ]

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