Allah – qu’Il soit exalté – dit : « Certes, Allah ne lèse personne, fût-ce du poids d’un atome ; et si c’est une bonne action, Il la multiplie et accorde de Sa part une énorme rétribution. » (an-Nisâ’ : 40)
Quant à celui qui est voué au malheur, les anges déclareront : « Seigneur ! Ses bonnes actions se sont consumées, alors qu’il reste encore des créanciers. » Allah – Très-Haut – dira alors : « Prenez (des bonnes œuvres) des uns, ajoutez-les à ses mauvaises actions et rédigez-lui un acte le conduisant en Enfer. »
(Al-Mu’minûn : 102-103) « Ceux dont la balance sera lourde, ceux-là seront les bienheureux. Quant à ceux dont la balance sera légère, ceux-là auront perdu leur propre personne ; ils séjourneront éternellement dans la Géhenne. » – L’explication détaillée de ces deux versets a déjà été exposée.
(Al-Mu’minûn : 104-105) « Le Feu brûlera leurs visages et, là-bas, ils seront grimaçants. “Mes signes ne vous étaient-ils pas récités ? Pourtant vous les traitiez de mensonge.” »
Parole du Très-Haut : « Le Feu brûlera (talfaḥu) leurs visages. » – On lit également tanfaḥu, au même sens, comme dans : « Même si une bouffée (nafḥa) du châtiment de ton Seigneur les touchait… » (Al-Anbiyâ’ : 46). Le terme talfaḥu est toutefois plus intense ; on dit : « La flamme ou le vent brûlant l’a frappé de sa chaleur, l’a consumé. » De même : « Je l’ai effleuré d’un coup d’épée » quand le coup est léger.
« Et ils y seront kâliḥûn » – Ibn ʿAbbâs dit : « Ils seront renfrognés. » Les linguistes précisent que le kulûḥ est la crispation du visage dans un rictus. Al-kâliḥ désigne celui dont les lèvres se sont rétractées et dont les dents sont à nu. Al-Aʿmash a dit :
« Il occupe le premier rang, incomparable,
Quand la commissure découvre la canine, grimaçante. »
On dit : « Un homme a grimaçé (kaliḥa) », « Quelle affreuse grimace ! » – le mot vise la bouche et ce qui l’entoure. On parle aussi d’un « temps kâliḥ » pour signifier une période rude. Ibn ʿAbbâs rapporte encore : « Ils y seront kâliḥûn » : tel celui dont les lèvres se contractent, laissant couler son pus.
Ibn Masʿûd dit : « N’as-tu pas vu une tête embrasée par le feu, dont les dents sont apparentes et les lèvres rétractées ? »
Dans le Sunan at-Tirmidhî, Abû Saʿîd al-Khudrî rapporte que le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – a dit au sujet de « Ils y seront kâliḥûn » :
« Le feu déforme (le visage), la lèvre supérieure se replie jusqu’au milieu de la tête et la lèvre inférieure s’affaisse jusqu’à frapper le nombril. » Ḥadith authentique, bon et rare.