[[Sourate al-Mu’minûn (23), verset 101]
« Lorsqu’il sera soufflé dans la Trompe, il n’y aura plus alors de liens de parenté entre eux ce jour-là et ils ne se questionneront point. » (101)
Parole du Très-Haut :
(Alors, lorsqu’il sera soufflé dans la Trompe) – Il est ici question du second souffle.
(et il n’y aura plus de parentés entre eux ce jour-là et ils ne se questionneront point)
Ibn ‘Abbâs a dit : « Dans l’Au-delà, ils ne se vanteront plus de leurs ascendances comme ils le faisaient en ce monde, et ils ne se questionneront plus comme ici-bas : “De quelle tribu es-tu ? De quelle lignée ?” Ils ne se reconnaîtront pas tant l’effroi les aura saisis. »
Ibn ‘Abbâs rapporte encore que cela concerne le premier souffle, lorsque seront foudroyés tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre, à l’exception de qui Allâh voudra ; alors il n’y aura ni filiations ni interrogations. Puis on soufflera de nouveau : les voilà debout, regardant, et les uns se tourneront vers les autres pour s’interroger.
Un homme interrogea Ibn ‘Abbâs au sujet de ce verset et de la parole divine : « Puis les uns se tourneront vers les autres pour s’interroger » (as-Sâffât, 50). Il répondit : « Lors du premier souffle ils ne se questionneront pas, car il ne restera plus personne en vie sur terre ; il n’y aura donc ni parentés ni interrogations. Quant à la parole : “Puis les uns se tourneront vers les autres pour s’interroger”, elle se rapporte à leur entrée au Paradis : alors ils converseront. »
Ibn Mas‘ûd a dit : « Dans ce verset, il s’agit du second souffle. »
Abû ‘Umar Zâdhân raconte : « Je me rendis auprès d’Ibn Mas‘ûd et trouvai déjà auprès de lui les gens de piété et de bonheur. J’élevai la voix : “Ô ‘Abdallâh ibn Mas‘ûd ! Parce que je suis un non-arabe, tu as admis ceux-ci et m’as tenu à l’écart ?” Il dit : “Approche.” Je m’approchai jusqu’à ce qu’il n’y eût plus personne assis entre lui et moi, et je l’entendis dire :
« On prendra la main du serviteur ou de la servante, le Jour de la Résurrection, on le placera devant les premiers et les derniers, puis un héraut proclamera : ‘Voici Untel fils d’Untel ; que quiconque a un droit sur lui vienne réclamer son dû.’ La femme se réjouira alors de voir que son droit sera prélevé sur son père, son mari, son frère ou son fils. »
Puis Ibn Mas‘ûd récita : « Ce jour-là, ils n’auront plus de parentés entre eux et ne se questionneront point. »
Il poursuivit : « Le Seigneur – Pureté à Lui – dira : (Donnez à ceux-ci leurs droits). L’homme dira : ‘Seigneur ! Le bas-monde a disparu ; d’où pourrai-je leur rendre ?’ Alors le Seigneur dira aux anges : (Prélevez de ses bonnes actions et donnez à chacun selon sa demande). S’il est un allié d’Allâh et qu’il lui reste ne fût-ce que le poids d’un grain de moutarde de bonnes actions, Allâh – Très-Haut – la multipliera jusqu’à l’admettre, grâce à elle, au Paradis. »
Puis Ibn Mas‘ûd récita :