Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Parole du Très-Haut :

« Mes versets vous étaient certes récités, puis vous tourniez le dos en reculant sur vos talons. »

Par « versets », il faut entendre le Coran. – « Vous étaient récités » : c’est-à-dire qu’ils vous étaient lus.

Al-Ḍaḥḥāk a dit : cela se passait avant que vous ne soyez châtiés par la mise à mort. – « Vous reculiez » : vous reveniez en arrière.

Mujāhid : vous vous retiriez, le mot ayant pour sens premier de revenir à reculons. Le poète a dit :
« Ils prétendent être sur les chemins du salut,
alors qu’en vérité ils ne sont que des fuyards retournant en arrière. »

Ici, l’expression est une métaphore pour l’abandon de la vérité.

ʿAlī ibn Abī Ṭālib – qu’Allāh l’agrée – a lu : « sur vos derrières » au lieu de « sur vos talons », et il a prononcé « tunkuṣūn » avec la kâf vocalisée au ḍamma.

« Tout en vous enflant d’orgueil » : état circonstanciel. Le pronom « bi-hi » – selon la majorité – renvoie au Ḥaram, à la Mosquée sacrée ou à la ville même de La Mecque ; bien que ces termes n’aient pas été explicitement mentionnés, leur célébrité suffit. Autrement dit, ils disaient : « Nous sommes les gens du Sanctuaire, donc nous ne craignons rien. »

On a dit encore : ils estiment, au fond d’eux-mêmes, qu’ils détiennent, du fait de la Mosquée et du Ḥaram, les droits et les rangs les plus élevés sur les autres, d’où leur arrogance ; or l’orgueil n’est pas fondé sur la vérité.

Un autre groupe a tenu que le pronom renvoie au Coran, du fait que les versets viennent d’être évoqués : l’audition de Mes versets ne fait que susciter chez vous orgueil et rébellion, si bien que vous n’y croyez pas. Ibn ʿAṭiyya juge cette opinion excellente. Al-Naḥḥās, toutefois, estime la première préférable : ils se glorifient du Ḥaram et disent : « Nous sommes les habitants du Sanctuaire d’Allāh ».

Parole du Très-Haut :

« Veillant la nuit, vous tenant des propos insensés. »

Quatre points : – Premier point.

« Sāmiran » est à l’accusatif, exprime la circonstance : « en veillée nocturne ». Le terme renvoie à un groupe qui bavarde la nuit, dérivé de « samr », l’ombre lunaire ; d’où également « samhra », la teinte brunâtre. Ils avaient coutume de converser autour de la Kaʿba sous la clarté de la lune ; l’acte même de discuter reçut alors ce nom.

Al-Thawrī a dit : on nomme « samr » l’ombre du clair de lune, d’où la couleur brune ; on l’appelle aussi « al-faḫt », d’où « fākhi­ta » (la tourterelle). Abū Rajāʾ a lu « summāran » (veilleurs nocturnes), pluriel de « sāmir », comme dans ce vers :
« Ne vois-tu pas les veilleurs nocturnes, alors que les gens sont occupés par d’autres soucis ? »

قَوْلُهُ تَعَالَى: (قَدْ كانَتْ آياتِي تُتْلى عَلَيْكُمْ فَكُنْتُمْ عَلى أَعْقابِكُمْ تَنْكِصُونَ) الْآيَاتُ يُرِيدُ بِهَا الْقُرْآنَ. " تُتْلى عَلَيْكُمْ ١٠" أَيْ تُقْرَأُ. قَالَ الضَّحَّاكُ: قَبْلَ أَنْ تُعَذَّبُوا بِالْقَتْلِ وَ " تَنْكِصُونَ" تَرْجِعُونَ وَرَاءَكُمْ. مُجَاهِدٌ: تَسْتَأْخِرُونَ، وَأَصْلُهُ أَنْ تَرْجِعَ الْقَهْقَرَى. قَالَ الشَّاعِرُ: زَعَمُوا بِأَنَّهُمُ عَلَى سُبُلِ النَّجَا ... ةَ وَإِنَّمَا نُكُصٌ عَلَى الْأَعْقَابِ «١» وَهُوَ هُنَا استعارة للاعراض عن الحق. وَقَرَأَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ رَضِيَ اللَّهُ عنه " عَلى أَدْبارِكُمْ" بَدَلَ " عَلى أَعْقابِكُمْ" ، " تَنْكِصُونَ" بِضَمِّ الكاف. (مُسْتَكْبِرِينَ) حَالٌ، وَالضَّمِيرُ فِي " بِهِ" قَالَ الْجُمْهُورُ: هُوَ عَائِدٌ عَلَى الْحَرَمِ أَوِ الْمَسْجِدِ أَوِ الْبَلَدِ الَّذِي هُوَ مَكَّةُ، وَإِنْ لَمْ يَتَقَدَّمْ لَهُ ذِكْرٌ لِشُهْرَتِهِ فِي الْأَمْرِ، أَيْ يَقُولُونَ نَحْنُ أَهْلُ الْحَرَمِ فَلَا نَخَافُ. وَقِيلَ: الْمَعْنَى أَنَّهُمْ يَعْتَقِدُونَ فِي نُفُوسِهِمْ أَنَّ لَهُمْ بِالْمَسْجِدِ وَالْحَرَمِ أَعْظَمَ الْحُقُوقِ عَلَى النَّاسِ وَالْمَنَازِلِ، فَيَسْتَكْبِرُونَ لِذَلِكَ، وَلَيْسَ الِاسْتِكْبَارُ مِنَ الْحَقِّ. وَقَالَتْ فِرْقَةٌ: الضَّمِيرُ عائد عل الْقُرْآنِ مِنْ حَيْثُ ذُكِرَتِ الْآيَاتُ، وَالْمَعْنَى: يُحْدِثُ لَكُمْ سَمَاعُ آيَاتِي كِبْرًا وَطُغْيَانًا فَلَا تُؤْمِنُوا بِهِ. قَالَ ابْنُ عَطِيَّةَ: وَهَذَا قَوْلٌ جَيِّدٌ. النَّحَّاسُ: وَالْقَوْلُ الْأَوَّلُ أَوْلَى، وَالْمَعْنَى: أَنَّهُمْ يَفْتَخِرُونَ بِالْحَرَمِ وَيَقُولُونَ نَحْنُ أَهْلُ حَرَمِ اللَّهِ تَعَالَى. قَوْلُهُ تَعَالَى: (سامِراً تَهْجُرُونَ) فِيهِ أَرْبَعُ مَسَائِلَ: الْأُولَى- قَوْلُهُ تَعَالَى: (سامِراً تَهْجُرُونَ) " سامِراً" نُصِبَ على الحال، ومعناه سمارا، وهم الْجَمَاعَةُ يَتَحَدَّثُونَ بِاللَّيْلِ، مَأْخُوذٌ مِنَ السَّمَرِ وَهُوَ ظِلُّ الْقَمَرِ، وَمِنْهُ سُمْرَةُ اللَّوْنِ. وَكَانُوا يَتَحَدَّثُونَ حَوْلَ الْكَعْبَةِ فِي سَمَرِ الْقَمَرِ، فَسُمِّيَ التَّحَدُّثُ بِهِ. قَالَ الثَّوْرِيُّ: يُقَالُ لِظِلِّ الْقَمَرِ السَّمَرُ، وَمِنْهُ السُّمْرَةُ فِي اللَّوْنِ، وَيُقَالُ لَهُ: الْفَخْتُ، وَمِنْهُ قِيلَ: فَاخِتَةٌ. وَقَرَأَ أَبُو رَجَاءٍ " سُمَّارًا" وهو جمع سامر، كما قال: الست ترى السمار والناس أحوالي «٢»
(١). في الأصول:" إنهم" والبيت لا يتزن إلا بدخول الباء، وهى هنا زائدة، كقول النابغة: زعم الغداف بأن رحلتنا غدا والبيت في ط وك من الخفيف: زعمو أنهم على سبل ال ... ق وأنا نكص على الأعقاب (٢). هذا عجز بيت لامرئ القيس. وصدره: فقالت سباك الله إنك فاضحي [ ..... ]

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies