sur eux.
« … envers ceux qui leur récitent Nos versets. »
Ibn ʿAbbâs a dit : « yasṭûna » signifie : ils étendent leurs mains contre eux.
Muḥammad b. Kaʿb : c’est-à-dire qu’ils se jettent sur eux.
Aḍ-Ḍaḥḥâk : c’est-à-dire qu’ils les saisissent à pleines mains. Le sens est donc unique. Le verbe « saṭw » a pour origine l’idée de contrainte et de domination ; or Allah est le Maître des « saṭawât », des prises et des saisies redoutables.
« Dis : Voulez-vous que je vous informe d’un mal plus grand que cela ? Le Feu » ; autrement dit : ce qui vous répugne plus encore que ce Coran que vous entendez, c’est le Feu.
C’est comme s’ils avaient demandé : « Qu’est-ce qui est plus mauvais ? » Il leur fut répondu : « Le Feu. »
On a également dit : « Voulez-vous que je vous annonce quelque chose de pire que ce qui atteindra celui d’entre vous qui récite le Coran ? C’est le Feu. » Il s’agit alors d’une menace pour avoir voulu maltraiter ceux qui récitent le Coran.
Quant au mot « an-nâr » (le Feu), trois vocalisations sont admises :
– au nominatif : « huwa an-nâr » ou « hiyâ an-nâr » ;
– à l’accusatif, avec le sens implicite de « je veux dire le Feu », ou par l’élision d’un verbe semblable au précédent, ou encore par attraction de sens : « vous informer d’un mal plus grand : le Feu » ;
– au génitif, en apposition.
« Qu’Allah a promis aux mécréants » : lors de la Résurrection.
« Et quel détestable aboutissement ! » : c’est-à-dire le lieu où ils aboutiront, à savoir le Feu.
Ô hommes ! Une parabole a été proposée ; prêtez-lui donc l’oreille : « Ceux que vous invoquez en dehors d’Allah ne sauraient créer ne fût-ce qu’une mouche, quand bien même ils s’uniraient pour cela. Et si la mouche leur ravissait quelque chose, ils seraient incapables de le lui reprendre ; bien faible est le solliciteur et celui qu’il sollicite. »
Ce propos du Très-Haut est lié à Sa parole : « Ils adorent, en dehors d’Allah, ce pour quoi Il n’a fait descendre aucune preuve. »
Il a dit : « Une parabole a été proposée » parce que les arguments qu’Allah établit contre eux au moyen des paraboles sont plus proches de leur compréhension.
Si l’on demande : « Où donc se trouve la parabole proposée ? », deux explications ont été avancées :
- Al-Akhfash : Il n’y a pas ici de parabole ; le sens est : « Ils ont attribué à Allah un semblable ; écoutez donc leur propos », c’est-à-dire que les mécréants ont attribué à Allah un égal en vouant leur adoration à un autre que Lui. Comme s’Il avait dit : « Ils M’ont assigné un pareil dans Mon culte ; écoutez le récit de ce prétendu pareil. »
- Al-Qutaybî : Le sens est : « Ô hommes ! Voici l’exemple de celui qui adore des divinités incapables de créer même une mouche ; et si la mouche leur subtilise quelque chose, ils sont incapables de le lui reprendre. »
An-Naḥḥâs a dit : « Le sens est : Allah, exalté soit-Il, a proposé en parabole ce qui est adoré en dehors de Lui », et il ajouta : « C’est là l’explication la meilleure, car Allah vous a ainsi mis sous les yeux une comparaison claire… »