[Sourate al-Hajj (22), verset 14]
« Allah fera certes entrer ceux qui ont cru et accompli des œuvres vertueuses dans des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux. Allah réalise ce qu’Il veut. » (14)
Parole du Très-Haut :
« Allah fera certes entrer ceux qui ont cru et accompli des œuvres vertueuses dans des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux »
Après avoir exposé l’état des polythéistes, des hypocrites et des démons, le texte évoque également la situation des croyants dans l’au-delà.
« Allah réalise ce qu’Il veut » : c’est-à-dire qu’Il récompense qui Il veut et châtie qui Il veut. Les croyants recevront le Paradis, conformément à Sa promesse véridique et par Sa grâce ; les mécréants auront le Feu, selon Sa justice préétablie. Ce n’est donc pas l’acte du Seigneur qui serait conditionné par l’action des serviteurs.
[Sourate al-Hajj (22), verset 15]
« Quiconque pense qu’Allah ne lui prêtera pas secours dans ce monde et dans l’au-delà, qu’il tende donc une corde jusqu’au ciel, puis qu’il la coupe ; qu’il voie ensuite si sa ruse fait disparaître ce qui l’exaspère. » (15)
Parole du Très-Haut :
« Quiconque pense qu’Allah ne le secourra pas dans ce monde et dans l’au-delà, qu’il tende donc une corde jusqu’au ciel… »
Abû Ǧaʿfar an-Naḥḥâs dit : parmi les explications les plus pertinentes figure celle voulant que le sens soit : « Quiconque imagine qu’Allah ne secourra pas Muḥammad – paix et bénédiction d’Allah sur lui – et qu’il lui serait possible de couper le secours dont il bénéficie… »
« …qu’il tende donc une corde jusqu’au ciel » : qu’il cherche donc un moyen lui permettant d’atteindre le ciel ;
« puis qu’il la coupe » : qu’il coupe alors ce secours, s’il en a la capacité ;
« qu’il voie ensuite si sa ruse » et son stratagème « fait disparaître » l’irritation que lui cause le triomphe du Prophète – paix et bénédiction d’Allah sur lui.
Le bénéfice de cette formulation est le suivant : si l’intéressé est incapable de mettre en œuvre un tel stratagème, il ne pourra jamais annuler ce secours.
Ibn ʿAbbâs rapporte en effet que le pronom dans « le secourra » renvoie à Muḥammad – paix et bénédiction d’Allah sur lui. Même si son nom n’est pas explicitement mentionné, tout le contexte l’indique : la foi consiste à croire en Allah et en Muḥammad, et l’abandon de la religion équivaut à se détourner de la religion apportée par Muḥammad – paix et bénédiction d’Allah sur lui. Autrement dit : que celui qui, parmi les ennemis du Prophète ou parmi ceux qui adorent Allah du bout des lèvres, s’imagine que nous ne secourrons pas Muḥammad, qu’il fasse donc ceci ou cela.
Ibn ʿAbbâs rapporte encore que le pronom pourrait revenir à « quiconque » ; le sens serait alors : « Quiconque pense qu’Allah ne le pourvoira pas, qu’il s’étrangle ; qu’il se donne la mort, car il n’est point de bien dans une vie dépourvue de l’assistance d’Allah. » Selon cette interprétation, le terme « secours » désigne ici la subsistance.