Sur le pont du Sirât se trouvent des serpents qui mordent les gens de l’Enfer, lesquels s’écrient : « Hass, hass ! »
On a également rapporté : lorsque les hôtes du Paradis auront pénétré dans la Demeure du délice, ils n’entendront plus le moindre bruissement provenant des gens du Feu, alors qu’auparavant ils l’entendaient ; – Allah est plus Savant.
« Et ils séjourneront éternellement dans ce que leurs âmes désirent » : c’est-à-dire qu’ils demeureront pour toujours dans tout ce dont les âmes ont envie et ce qui réjouit les yeux. Le Très-Haut a dit : « Et pour vous, il y aura là tout ce que vos âmes désirent, et pour vous il y aura là tout ce que vous réclamerez. » (Foussilat, 31)
Parole du Très-Haut : « Ils ne seront point attristés par la Grande Frayeur. » Abû Ja‘far et Ibn Muḥayṣin l’ont lu avec ḍamma de la yâʼ et kasra du zâʼ (« lâ yuḥzinuhum »), les autres avec fatḥa de la yâʼ et ḍamma du zâʼ (« lâ yaḥzunuhum »). Al-Yazîdî dit : « ḥazanahu » est la langue de Qurayš, tandis que « aḥzanahu » est celle de Tamîm ; les deux lectures sont attestées. Quant à « la Grande Frayeur », Ibn ‘Abbâs l’a expliquée par les effrois du Jour de la Résurrection et de la sortie des tombes.
Al-Ḥasan a dit : c’est l’instant où l’on ordonnera que les serviteurs soient conduits au Feu.
Ibn Jurayj, Sa‘īd b. Jubayr et al-Ḍaḥḥâk ont dit : c’est lorsque le Feu se refermera sur ses habitants et que la Mort sera immolée entre le Paradis et l’Enfer.
Dhû n-Nûn al-Miṣrî a dit : c’est le moment de la rupture et de la séparation.
D’après le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – : « Trois personnes, au Jour de la Résurrection, seront sur une dune de musc le plus pur et la Grande Frayeur ne les attristera point : un homme qui a dirigé une communauté en prière, cherchant la récompense d’Allah, et ceux-ci sont satisfaits de lui ; un homme qui a appelé à la prière pour un groupe, recherchant la récompense d’Allah ; et un homme qui a été éprouvé par la servitude des biens de ce bas-monde sans que cela l’empêche d’obéir à son Seigneur. »
Abû Salama b. ‘Abd al-Raḥmân rapporte : « Je passai près d’un homme qui frappait son serviteur ; le serviteur me fit signe, et j’intercédai auprès de son maître jusqu’à ce qu’il le graciât. Puis je rencontrai Abû Sa‘îd al-Khudrî et l’en informai. Il me dit : “O mon neveu ! Quiconque secourt un affligé, Allah l’affranchira du Feu le Jour de la Grande Frayeur ; je l’ai entendu du Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue.” »
« Et les anges viendront à leur rencontre » : c’est-à-dire que les anges les accueilleront aux portes du Paradis, les féliciteront et leur diront : « Voici votre Jour, celui qui vous était promis. » Il a aussi été dit : les Anges de la Miséricorde les accueilleront quand ils sortiront de leurs tombes. D’après Ibn ‘Abbâs, l’expression : « Voici votre Jour » sous-entend : « Ils leur diront », ellipse qui a été omise, « celui qui vous était promis », c’est-à-dire le Jour de l’honneur.
[Coran, Sourate al-Anbiyâʼ (21), verset 104]
« Le jour où Nous plierons le ciel comme on plie le registre des écrits ; de même que Nous avons commencé la première création, Nous la répéterons ; c’est une promesse qui Nous incombe ; Nous l’accomplirons assurément. » (104)
Parole du Très-Haut : « Le jour où Nous plierons le ciel… » Abû Ja‘far b. al-Qa‘qâ‘, Šayba b. Niṣâḥ, al-A‘raj et az-Zuhrî ont lu : « tuṭwâ as-samâʼ » (le ciel sera plié) avec un tâʼ ḍammée et « as-samâʼu » au nominatif, le sujet n’étant pas mentionné. Mujâhid, lui, a lu : « yaṭwî… »